lundi 1 février 2010

FÉFÉ - VPC (Vilain Petit Canard)

"Féfé représente tous les féfés
représente tous les féfés représente tous les vi-vi-vilains petits canards.

je n'ai pas de routes toutes tracées,
c'est mon dies dies dies,
jamais eu de cap'tain,
jamais suivi de troupeau non.

quand les autres attendent à bouffer,
je me sers sers sers,
pas de cantine, je n'ai pas d'école.

difficile pour moi de mentir,
difficile pour moi de rester,
dans les rangs, je ne veux pas ramper pour être en règles.

l'uniforme moi sa me bride,
rien à faire faire faire,
j'suis né sans, j'ai toujours eu mes propres idées.

On ne change,
ne change pas,
un vilain petit canard
On ne change,
ne change pas,
un vilain petit canard

j'en connais qui ont peur d'exister,
je me perds perds perds,
ou préfère se laisser guider,
je préfère me laisser perdre.

si jouer le jeu c'est juste une idée,
alors je cherche cherche cherche,
mais j'ai toujours pas trouvé les codes.

difficile pour moi de mentir
difficile pour moi de rester,
dans un camps, j'fais pas la guerre,
laissez moi en paix.

l'uniforme moi sa me bride,
rien à faire faire faire,
j'suis né sans, j'ai toujours eu mes propres idées.

On ne change,
ne change pas,
un vilain petit canard
On ne change,
ne change pas,
un vilain petit canard
On ne change,
ne change pas,
un vilain petit canard
On ne change,
ne change pas,
un vilain petit canard.

Féfé représente tous les féfés
représente tous les féfés représente tous les vi-vi-vilains petits canards.
féfé représente tous les féfés
représente tous les...

etre "il" n'est pas mon essentiel,
j'avance tête haute,
et j'en chie,
mon existence est trop courte,
pour en faire une pale copie,
conforme alors j'enchaine,

(action) parler dans les enceintes
(ma passion) pour les tordus et les gens simples
musique, mon amour oui, je la nourris,
normal je l'ai mise enceinte
(mon son) mon son une turie, la pour durer, à le gout du risque, et loin du reste,
(à 100%) je vais assurer, pas devant un jury, juste pour déchirer, à ma façon.

jsuis navré, cousin, si "f au carré" n'a pas le même fuseau horaire,
car on avance et j'compte pas m'en excuser j'en ai horreur.

On ne change,
ne change pas,
un vilain petit canard
On ne change,
ne change pas,
un vilain petit canard
On ne change,
ne change pas,
un vilain petit canard
On ne change,
ne change pas,
un vilain petit canard

féfé représente tous les féfés
représente tous les féfés représente tous les vi-vi-vilains petits canards.
féfé représente tous les féfés
représente tous les féfés représente tous les vi-vi-lains petits canards."

dimanche 31 janvier 2010

un dimanche face à ses responsabilités



A coup de "crayon de colère" ( jolie expression entendue ce matin sur france-inter) j'ai des questions à toutes vos réponses.

Le pouvoir qui  impose, gère sa légitimité présupposée comme s'il s'agissait de situations d'Urgence sanitaire.
Il répond ainsi à la demande générale et c'est d'ailleurs sur ce constat  "imparable"qu'il assoit son raisonnement public.
Tout fait divers d'ampleur nationale, par la volonté des médias, devient un problème collectif qui amène d'y trouver rapidement une réponse adaptée, non pas au problème qui n'est ici qu'accessoire, mais au questionnement du groupe majoritaire, et  pour être plus juste: -aux questions offertes à la réflexion par l'exécutif-
A moins d'être complètement inconscient et si peu professionnel,   je ne pense absolument pas que nos représentants des urnes le soient, ceux qui connaissent un tant soit peu le  -mis en scène- problème, savent que la réponse unique et urgente est un cas d'école de ce qu'il ne faut absolument pas faire , pour essayer de comprendre et  gérer le problème du mieux qu'il fallut pour l'ensemble. Mais encore une fois, ce n'est pas si j'ose dire, et tant tous les sens du terme, le problème de ceux qui vont apporter une solution. Le Leur existe mais il est tout autre, il s'agit  de trouver une solution à la question, pas à la réponse, et de surcroit, faire en sorte  de cette façon, qu'on ne se la pose plus longtemps la question, que l'on passe vite à une autre, mais  tout en ayant le sentiment qu'on y a répondu.
Fort heureusement n'est-ce pas,  il y a des écoles pour cela. L'éducation est ainsi faite dans notre espace démocratique, que pour chaque besoin prédéfini en  chaque strate de la société socio- multiculturelle, le service rendu est adapté au niveau requis. On apprend ce qu'on a besoin d'apprendre et ainsi l'on pose les questions qu'il est légitime dans sa situation de se poser, tout en acceptant la réponse apportée. Bien sur, il y a souvent des couacs dans la machine et tout le professionnalisme et plaisir subtil de nos examinateurs de conscience sera dans leur grande virtuosité à jouer de la trousse à outils.
On nous apprend ainsi à penser dans l'Urgence, ce qui naturellement à moins d'être pompier devant les flammes ( sauf que là aussi, en général , on réfléchit avant d'agir...) n'est absolument pas indiqué pour avoir un raisonnement intellectuel cohérent et susceptible d'entrainer une réponse adaptée. Mais, on ne le dira jamais assez dans la bouche et les actes du politique qui finit en Cien , le but n'est  absolument d'aider la collectivité à son mieux être , mais non, voyons,  il s'agit tout d'abord de durer, le pouvoir à ses charmes n'est ce pas et tous frais payés en plus ... et ensuite évidemment -et l'un ne va pas sans l'autre-de faire croire qu'on s'occupe de vous et de vos problèmes en faisant le plus de vent possible et  en utilisant un outil magnifique et performant appelé -communication-
On peut noter que nos gouvernants du moment excellent dans la discipline et que si demain matin vous avez le malheur de vous casser le col du fémur en glissant malencontreusement  sur une grenouille qui passait par hasard à ce moment là devant votre porte;  en supputant  que votre quotidien  régional en cause, vite repris en cela par les médias nationaux qui feront naturellement appel à des spécialistes, consultants en amphibiens, pour élever le débat...Rapidement le gouvernement par la voix de son ministre des faits divers  concerné fera  rapidement -car il y a Urgence n'oublions pas- une  proposition de loi pour imposer au mieux  un couvre feu aux grenouilles, le débat s'ouvrira ainsi  après autorisation dans la vox populi pendant environ une semaine -plus,  cela ferait trop- jusqu'au prochain problème qui bien sur ne tardera pas à pointer le bout de son nez...

samedi 30 janvier 2010

samedi, ça rime avec...

Sur un fil d'apparence,
 toutes  voiles dehors,
apprend au ciel immense
à jouer avec un corps.














Faire la grève,
pour une plage en or.
Laisser pousser ses rêves
tout au bord









 
Songer un peu  printemps
puisque le jour s'allonge.
Attirer son aimant
dans la prairie aux songes.


 
De l'étrange panoplie,
improbable rencontre.
Du bois de poésie
souffrant
et qui le montre.
 
                                                                 





Extérieur Nuit

envoyé par JPGenieys

Prélude de la 1ère Suite pour violoncelle solo de J.S. Bach

envoyé par Hervé Chiapparin

Pour voyager, il faut une bonne fenêtre à sa portée




Les fenêtres du voyageur


"Devant moi, je découvre cette photo représentant une fenêtre gigantesque et des mains fragiles agglutinées aux vitres cherchant désespérément l'ouverture vers l'autre monde.
L'image des nuages qui s'y reflète m'emporte au point de basculer dans mon enfance.

J'avais deux ans. Je venais juste d'apprendre à me tenir debout et comme tous les enfants de mon âge, je voulais découvrir de nouvelles sensations. Je me souviens de ce moment où j'avais traîné la petite chaise jaune en plastique jusqu'à la table pour me rapprocher le plus possible de la fenêtre. Ma curiosité, animée par le désir de découvrir ce qu'il se passait de l'autre côté allait être comblé. Souple, à l'époque, j'avais réussi à escalader sans difficulté.

Enfin !
J'admirai à mon tour ce que ma mère contemplait tous les matins en préparant le petit-déjeuner : un immense champ verdoyant garni de pissenlits. Suivant le rythme du vent, les brins d'herbes se balançaient de gauche à droite comme bercés par le temps.
Le ciel, ensoleillé, était teinté d'un bleu clair et des papillons colorés aussi beaux les uns que les autres faisaient la course.

La peur au ventre, j'étais redescendu aussi vite que j'étais monté lorsque j'entendis au loin les pas de ma mère dans le couloir qui se dirigeait dans la cuisine.
Depuis ce jour-là, à chaque fois que je ressens l'envie de m'évader je suis les conseils de mon grand père qui me disait : Ma petite fille, pour voyager, il faut une bonne fenêtre à sa portée.

Je suis curieuse de savoir pourquoi ce photographe a choisi de figer cet instant. Qui est cet enfant ? À quoi pense t'il ?
Le thème de l'exposition est l'exil. La galerie est entièrement habillée de photos aussi belles qu'énigmatiques. Chacune à son ombre, chacune a sa morale.

La plupart des visiteurs sont restés de longues minutes à s'imprégner de cette image. À mon tour, je m'assieds imaginant la vie de ses mains, de cet enfant perdu dans le vide.

Sans doute était-ce la fenêtre d'une personne terrorisée à l'idée de sortir, de s'évader ? Sans doute était-ce la fenêtre de mon ancien voisin, enfant, que j'ai connu il y a quelques années. Il n'est plus de notre monde.

Il passait ses journées à la fenêtre. Il est parti le jour où le docteur Limenstein est venu m'annoncer qu'il souffrait d'un complexe de survie.
Un complexe de survie ?!
Au début, je n'avais pas compris. J'étais la seule à m'être inquiété de le voir toujours seul, traînant avec le peu de force qui lui restait pour faire ses courses et monter les six étages.

Ses journées ?! Il les passait enfermé chez lui, à observer les allées venues des passants. Il sortait peu. Tout le monde m'avait dissuadé de le rencontrer :

- Attention ! Ce vieux croûton grabataire passe son temps à nous surveiller de son air absent. Il observe tous ceux qui passent devant l'immeuble comme s'il attendait quelque chose ou quelqu'un.

Dans l'après-midi, vers 18h00, il sortait son violon. Derrière sa porte close, il en jouait pendant une heure. C'était le seul moment de la journée où les voisins de palier prenaient le temps de s'arrêter, l'écouter jouer son état. Sa musique nous touchait tous, d'une douceur extrême nous arrêtions volontiers de travailler, de surveiller les œufs aux plats, de repasser les dernières chemises du linge fraîchement lavé…..pour se laisser aller à rêver, transporté par ses mélodies.

À la fin, la vie de l'immeuble reprenait son court.
Le jour où je décidai d'aller le voir, la concierge avait voulu m'en empêcher. Elle m'avait dit :

- Ema, tu es folle ! C'est un vieux con Eliaz Lévy. Ne va pas le voir. Tu te mettras tout le monde à dos.

Puis, elle m'avait claqué la porte au nez, voyant que je ne changerais pas d'avis.

Je n'ai pas été surprise de voir ce vieil homme me recevoir avec sympathie. J'étais venu avec une boîte pleine de chocolat que j'avais pris le soin d'acheter la vieille, et il fut ému de voir que quelqu'un pouvait lui apporter un peu de réconfort.

Avec le temps, on a appris à se connaître et lui à se livrer. Un soir, il m'ouvrit la porte de son histoire : rescapé de la Shoah, il avait perdu toute sa famille retrouvée cristallisée dans un four à Varsovie. Je comprenais mieux maintenant le fait qu'il aimait bien rester à la fenêtre. C'était sûrement pour profiter de sa liberté et voyager.
Un jour son esprit à quitté notre terre pour retrouver les siens.

Il est 19 heures 30. La galerie ne va pas tarder à fermer. J'aimerais laisser un mot à l'artiste qui a pris ces photos. Il n'a pas pu être présent au vernissage. Sa femme, m'a gentiment apporté le livre d'Or, mémoire des suggestions de chacun.
J'ai mis du temps à chercher mes mots pour finir par lui dire :

Monsieur Licoln
J'ai été très touché par votre exposition photo. Celle qui m'a bouleversé c'est la numéro 3 " fenêtre du plein dans le vide ". Elle ouvre sur un autre monde, réel ou imaginaire et séduit par son somptueux mélange de concret et d'abstrait : nuages en contraste aux mains par exemple...
J'ai pu grâce à vous m'évader sans limites
Bravo !"

Ema

Cette nouvelle: "Les fenêtres du voyageur" est de Amel Bakkar et a été publiée sur le site "1000 nouvelles"

Photo: Patrick Pike

vendredi 29 janvier 2010

Danse ou le vendredi qui se pointe

envoyé par citronnutella

formidâbleu!

Pour ceux qui en doutaient encore...on voit ainsi d'où proviennent les références économiques de Zébulone le preux (merci à Serge)

sa pelle et son seau.




J'ai pris une tasse pour regarder la mer et pas de bol, c'était son heure de relâche.
Il restait bien un peu d'eau salée au fond mais à peine de quoi y goûter ma plume et y trouver une maritime inspiration. 
La prochaine fois je prendrais mon seau, et ma pelle aussi. 
Du haut de ses culottes courtes un petit garçon sérieux comme un baigneur dans ses pensées d'avant-hier,  le répétait  à l'envie:  "c'est bien  pratique d'avoir une pelle et un seau sur la plage, c'est bien pratique..." 

 En effet!,
On peut faire des châteaux en Bretagne et y enfermer son crabe qu'en pince pourtant pour  l'en dehors.
On peut aussi s'associer avec l'océan  ou une de ses filiales et créer  une entreprise d'import-export en coquillages.
On pourrait également organiser le grand prix des puces de mer sur un circuit  homologué et sponsorisé par les ptits sablés de retz.
On peut sans doutes confier à anémone le soin de retrouver sa bonne étoile.
On prend aussi des dispositions pour faire une vague sieste et du bout des pieds battre la mesure des marées.
Et puis, surtout- ne rien faire- ou alors,
raconter  juste une blague de marin pour iriser son rainbow et ensuite  mettre les voiles quand le soleil fait son lit quide.
Une pelle et un seau, n'en déplaise aux garants de l'orthodoxie virile, c'est quand même plus pratique que sa bite et son couteau et particulièrement sur la plage où l'on se met du sable partout, où y'a pas besoin non plus de couper les cheveux des algues en quatre, ni de déboucher une  bouteille vu qu'elle sont déjà toutes parties chez leur mer, pas plus  que de hisser la grande vergue de misaine, ni faire son perroquet.

Dans le fond de la tasse, en soulevant mes bésicles  pour y voir  d'un peu plus près, j'ai découvert un petit garçon qui pleurait fort parce qu'il avait peur du bruit des vagues.
  Alors, 
forcément, il a bien fallu  d'urgence dissiper les quiproquos  et  surtout faire  les présentations- le petit garçon, sa pelle, son seau, mesdemoiselles les vagues anciennes et nouvelles aussi etc etc
Et depuis... je vous assure,  et particulièrement aux équinoxes , on comprend pas vraiment  ce qu'ils se disent  mais du  haut de la dune, on les entend  drôlement bien  se marée.