dimanche 8 novembre 2009

Après vous, Monsieur le juge


Par l'intermédiaire de Daniel que je remercie j'ai reçu ceci:


Bonjour,

Nous essayons de regrouper au sein d’une coordination nationale, toutes les assos, collectifs, ou personnes agissant contre les dysfonctionnements et erreurs judiciaires. (voir ci-dessous)

Cette coordination est entrain de se mettre en place

Si vous souhaitez nous rejoindre, soit comme simple adhérent, (pas de cotisation) soit pour aider la coordination, merci de me l’indiquer (nous n’avons pas encore mis d’e-mail en place pour le collectif) seul un bureau de 9 membres vient d’être élu.

Bien cordialement

Annie MARCINIAK –

déléguée antenne 66 ANVEDJ – Asso Nat des Victimes des Erreurs et Dysfonctionnements Judiciaires

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Présentation de la Cojudé

La Cojudé c’est la Coordination Justice & Démocratie qui est en cours de mise en place à l’initiative de membres l’AVEDJ et du RIC.( Association Victimes des Erreurs et des Disfonctionnements Judiciaires et Rassemblement pour l’Initiative Citoyenne.)

Son objectif est très précis obtenir deux réformes de nature constitutionnelle.

( Notons qu’elles font partie des propositions du RIC, qui lui en a d’autres..)

En matière de Justice.

Nous avons sélectionné la réforme qui aurait le plus de conséquences bénéfiques pour les justiciables et cela quasi instantanément.

Chacun sait que les magistrats ont des pouvoirs immenses sur la vie des gens.

Et pas seulement celui de les mettre en prison, ils prennent des décisions capitales en matière de droit des enfants, de la famille, des successions, de droit commercial etc

Même si chacun est loin de le savoir, les victimes de fautes lourdes de juges ne peuvent plus, aujourd’hui, mettre en cause leur responsabilité civile professionnelle, comme c’est le cas pour toutes les autres professions.

Notre proposition :

Rétablir la responsabilité civile professionnelle des juges pour fautes lourdes.

Et, comme « On ne peut être juge et partie » et que « La justice est rendue au nom du peuple français », les faire juger par des chambres de 5 ( ?) citoyens tirés au sort, comme les jurys d’assisses assistés d’un professeur de droit lui-même tiré au sort et sans droit de vote.

La mise en cause de la responsabilité civile professionnelle de tous les auxiliaires de justices sera soumise - en appel seulement - aux mêmes chambres de 5 ( ?)citoyens.

En matière de démocratie

Une réforme c’est tout naturellement imposée car elle possède la particularité unique de permettre qu’en on en dispose de pouvoir faire passer toutes les autres réformes, et dans tous les domaines.

Instaurer en France et en Europe le référendum d’initiative citoyenne qui permettrait aux citoyens – en toutes matières ouvertes aux élus - d’abroger tout ou partie d’une loi ou d’en proposer de nouvelles.


marciniak66@hotmail.com

Et pisque c'est ça.
Tiens, parlons en:


"Trop longtemps le contrat social s'est inspiré d'un dieu sans justice, il est temps qu'il s'inspire d'une justice sans dieu." -Sébastien Faure-

"Il existe dans notre société trois hommes, le Prêtre, le Médecin et l'Homme de justice, qui ne peuvent pas estimer le monde. Ils ont des robes noires, peut-être parce qu'ils portent le deuil de toutes les vertus, de toutes les illusions." le colonel Chabert- Honoré de Balzac

"En vérité notre société a la justice qu'elle mérite. Celle qui correspond au culte des assassins qui fleurit à la lettre à chaque coin de rue, sur les plaques bleues où sont proposés à l'admiration publique les noms des hommes de guerre les plus illustres, c'est-à-dire des tueurs professionnels les plus sanguinaires de notre histoire. "le roi des aulnes" -Michel Tournier-

"La classe opprimée ne commence pas à formuler ses revendications au nom de la Justice et d'une Morale supérieures, mais au nom de celles qui ont cours ; les droits qu'elle réclame sont ceux que lui accorde la Justice accommodée aux intérêts de la classe opprimante." -Paul Lafargue-

"An eye for an eye leaves everybody blind." -Martin Luther king

"Aujourd’hui nous vivons dans un monde où un homme a plus de chances d’être jugé s’il tue une seule personne que s’il en tue 100 000 ! " Kofi Annan

"Au fond de chaque homme civilisé se tapit un petit homme de l’âge de pierre, prêt au vol et au viol, et qui réclame à grands cris un œil pour un œil. Mais il vaudrait mieux que ce ne fût pas ce petit personnage habillé de peaux de bêtes qui inspirât la loi de notre pays. " Arthur Koestler et Albert Camus

"La justice, c’est comme la sainte Vierge : si on ne la voit pas de temps en temps, le doute s’installe. " -Michel Audiard

"J'ai choisi la justice, pour rester fidèle à la terre. Je continue à croire que ce monde n'a pas de sens supérieur. Mais je sais que quelque chose en lui a du sens, et c'est l'homme, parce qu'il est le seul être à exiger d'en avoir."- l'homme révolté -Albert Camus-

"La justice est humaine, tout humaine, rien qu'humaine. C'est lui faire tort que de la rapporter, de près ou de loin, directement ou indirectement, à un principe supérieur ou antérieur à l'humanité." -Pierre-Joseph Proudhon ...

animal on est mal

















Les photos proviennent de la collection d'un grand poète de l'objectif -Patrick L. -morbihanais sur les bords et tirant sur tout ce qui bouge et même ce qui ne bouge pas d'ailleurs, mais comme tout bon chasseur d'images (à ne pas confondre avec chasseur de naufrages) dans le plus grand respect de la nature qu'elle est belle et de nos émotions qui ne demandent qu'à s'éclore , c'est sur.

"Animal, on est mal. On a le dos couvert d'écailles. On sent la paille dans la faille et quand on ouvre la porte, un armée de cloportes vous repousse en criant: "Ici, pas de serpent!" Animal, on est mal. Animal, on est mal. Animal, on est mal. On a deux cornes placées sur le devant du nez. On s'abaisse. On s'affaisse. On la queue qui frise. On a la peau épaisse. On a la peau grise et quand on veut sortir avec une demoiselle, on l'invite à dîner. Quand elle vous voit, que dit-elle? "Il ne vous manque qu'une bosse. Vade retro, rhinocéros!" Animal, on est mal. Animal, on est mal. Animal, on est mal. On assiste à l'opération de la girafe. La voilà qui se retrouve le cou plein d'agrafes. Elle appelle au secours. On veut lui mettre un pantalon mais il est trop court. Animal, on est mal. On pond ses oeufs dans le sable et quand on passe à table, les chevaux-vapeurs, on pris peur de se retrouver loin de leur étable. Animal, on est mal. Animal, on est mal. Animal, on est mal. Et si on ne se conduit pas bien, on revivra peut-être dans une peau d'un humain. Animal, on est mal. Animal, on est mal et Dieu reconnaîtra les siens..." -gérard manset-

et toujours dans notre série "bestiaire toi même"

Serge nous envoie un lien pour une visite de tarzan et de ses potes au zoo de Montpellier

Commentaire clavistique (et réquisitionné) du dimanche: "Et vous trouvez ptêt ça drôle?

" Voui! mais naturellement, je me soigne..."


Philo du matin


Prend la route !! Qu'ils m'ont dit. Mais bien sur personne n'avait vérifié la notice des médicaments où il était spécifié de surtout ne pas prendre la route !!! Alors, voilà, la route je l'ai prise et je sais pas trop où la mettre. Une jeunesse à 100 à l'heure et après le péage c'est Derrick en aspirant une purée de courgettes..... Et oui, personne a dit que la route était bordée de roses.....Bon dimanche à vous.
Serge

vendredi 6 novembre 2009

la cordillère des jambes


"Nos deux héros sont arrêtés à un barrage d'agriculteurs protestant contre une rave.

Laissèrent la R5 en équilibre instable sur la glissière. Rampèrent, par-dessus le talus, jusqu'à un champ de maïs sous plastique. Dernière technique en vogue pour faire filer plus rapidement les pesticides vers la rivière. Coupèrent ensuite par une étendue de genêts. Enfin la protection hospitalière d'un chemin creux. La nuit tombait. La journée avait été rude. Décidèrent de souffler un peu. Se glissèrent à l'abri d'une vieille souche.
-Si je comprends bien, vous avez, vous aussi, vos Talibans !
-Au début on n'a pas vu le coup venir. Les gars du barrage, même les plus rupins, même le grand binoclard à la barre à mine, sont que des pauvres types. Manipulés jusqu'à la corde par tout un système qui quadrille les campagnes. Les coopératives, celles que nous avions mises en place avec notre idéal de Jeunesse Agricole Catholique, avec l'idée de partager les risques, nous ont peu à peu échappé. De coopérateurs, nous sommes progressivement devenus employés. Les directeurs de coopérative sont devenus les vrais patrons. La course au rendement nous a happés. Leurs techniciens, payés par les boîtes d’aliments et d’engrais, passaient deux fois par semaine. Fallait faire toujours mieux que le voisin. Acheter le tracteur le plus gros. Construire le poulailler le plus grand. Doper tes vaches au soja pour leur faire pisser le lait comme curé ses prières. C'était ça ou crever.
Venaient nous seriner à l'oreille qu'un paysan sur deux allait disparaître. Que c'était une loi de la nature. Incontournable. Alors, au lieu de jouer la solidarité, on a joué la concurrence. Épié le voisin par-dessus le talus. Diviser pour régner. À chaque fois que l'un de nous buvait la tasse, les autres serraient les fesses. Tout faire pour ne pas être de la prochaine fournée. La banque, elle, s'en sortait toujours. Plus il y avait d'éclopés, plus elle récupérait en hypothèques et ça repartait pour un tour du manège. Avec d'autres naïfs qu'ils dressaient à pédaler pour eux. Tu fermes ta gueule et ils te nomment administrateur de la banque, de la coopérative ou du syndicat. T'as le privilège de monter en cravate à la tribune lors de l'assemblée générale, avec kir cacahouètes et casse-croûte gratuit. C'est comme monter à la première marche du podium des jeux olympiques pour chercher ta médaille. Leurs élections se bricolent toujours à candidats choisis et liste bloquée. De toute façon personne n'est capable de foutre le nez dans leurs bilans. T'es assommé par des pages de chiffres auxquels tu comprends rien. Une fois administrateur, tu deviens une huile locale respectée. Un intouchable. Dans la foulée, t’es élu conseiller municipal. Tu vends tes vaches plus chères que la moyenne. Tu gagnes tous les concours de comice agricole. Pour annoncer ton enterrement, dans le journal c’est au moins vingt faire-part des conseils d’administration bidons auxquels t'appartiens.
-Personne ne résiste ?
-Sur le tard, les écolos nous ont un peu foutu la frousse. Notre merde devenait trop voyante. Le saccage trop généralisé. On se sentait presque un peu fautifs d’avoir rasé les talus. Bousillé toutes les zones humides à grands coups de drainage. Pour nous reprendre en main, nos patrons n'ont pas tardé à trouver la parade. Se sont regroupés avec les marchands de tracteurs et produits chimiques pour inventer un nouveau truc : l'agriculture "raisonnée". Un cache-sexe pour continuer comme avant. Surtout rien changer. Sous couvert de diminuer les doses de poison. -T'as jamais essayé de réagir avant ?
-Que veux-tu faire quand toute ton énergie est utilisée à pas crever ? Tu dors mal. Tu sors presque plus. Tu vois que des collègues, et encore ! Des années sans mettre le nez dans un bouquin, à part l’annuaire téléphonique. Tu deviens plus taciturne que tes bêtes. Plus con que tes pieds. Tu parles plus qu'à ta fourche. Et gare à celui qui se met en travers ! Devient la cause de tous tes malheurs. Arrivés à ce stade, on est tous prêts à cogner. D’ailleurs certains s’en privent pas. Ça commence sur les animaux. À coup de fourche. Si les vétérinaires dénonçaient les sévices dont ils sont témoins, la ligue de protection des animaux ne saurait plus où donner du procès.
-Et ta femme ?
-Encore plus conditionnée que moi. C'est elle qui tient la bourse. Me pousse au cul quand le compte vire au rouge. Parle toujours de se jeter sous un train. Heureusement y a plus de trains. Ont tout misé sur le TGV. Désormais faut aller à perpette pour trouver une micheline. Et comme ma femme n’a pas son permis…
-Vous avez quand même réussi à élever sept gamins.

-J'appelle pas ça élever. Ou alors comme on élève des poulets. En batterie. En gavant les canards pour qu'ils ferment leur gueule. Au lycée agricole, on t’apprend à connaître par cœur toutes les marques de tracteurs, mais, sorti de là, t’es incapable de leur aligner deux idées qui tiennent debout. Deviennent tous aussi cons que leurs pères..../..."

extrait de: "la cordillère des jambes" un roman de Jean Kergrist édition coop breizh





photos et extrait du livre proviennent de la page perso de Jean Kergrist himself "théatre national portatif

Don't nuke the climate! Vol. 3/3