dimanche 8 novembre 2009

animal on est mal

















Les photos proviennent de la collection d'un grand poète de l'objectif -Patrick L. -morbihanais sur les bords et tirant sur tout ce qui bouge et même ce qui ne bouge pas d'ailleurs, mais comme tout bon chasseur d'images (à ne pas confondre avec chasseur de naufrages) dans le plus grand respect de la nature qu'elle est belle et de nos émotions qui ne demandent qu'à s'éclore , c'est sur.

"Animal, on est mal. On a le dos couvert d'écailles. On sent la paille dans la faille et quand on ouvre la porte, un armée de cloportes vous repousse en criant: "Ici, pas de serpent!" Animal, on est mal. Animal, on est mal. Animal, on est mal. On a deux cornes placées sur le devant du nez. On s'abaisse. On s'affaisse. On la queue qui frise. On a la peau épaisse. On a la peau grise et quand on veut sortir avec une demoiselle, on l'invite à dîner. Quand elle vous voit, que dit-elle? "Il ne vous manque qu'une bosse. Vade retro, rhinocéros!" Animal, on est mal. Animal, on est mal. Animal, on est mal. On assiste à l'opération de la girafe. La voilà qui se retrouve le cou plein d'agrafes. Elle appelle au secours. On veut lui mettre un pantalon mais il est trop court. Animal, on est mal. On pond ses oeufs dans le sable et quand on passe à table, les chevaux-vapeurs, on pris peur de se retrouver loin de leur étable. Animal, on est mal. Animal, on est mal. Animal, on est mal. Et si on ne se conduit pas bien, on revivra peut-être dans une peau d'un humain. Animal, on est mal. Animal, on est mal et Dieu reconnaîtra les siens..." -gérard manset-

et toujours dans notre série "bestiaire toi même"

Serge nous envoie un lien pour une visite de tarzan et de ses potes au zoo de Montpellier

Commentaire clavistique (et réquisitionné) du dimanche: "Et vous trouvez ptêt ça drôle?

" Voui! mais naturellement, je me soigne..."


Philo du matin


Prend la route !! Qu'ils m'ont dit. Mais bien sur personne n'avait vérifié la notice des médicaments où il était spécifié de surtout ne pas prendre la route !!! Alors, voilà, la route je l'ai prise et je sais pas trop où la mettre. Une jeunesse à 100 à l'heure et après le péage c'est Derrick en aspirant une purée de courgettes..... Et oui, personne a dit que la route était bordée de roses.....Bon dimanche à vous.
Serge

vendredi 6 novembre 2009

la cordillère des jambes


"Nos deux héros sont arrêtés à un barrage d'agriculteurs protestant contre une rave.

Laissèrent la R5 en équilibre instable sur la glissière. Rampèrent, par-dessus le talus, jusqu'à un champ de maïs sous plastique. Dernière technique en vogue pour faire filer plus rapidement les pesticides vers la rivière. Coupèrent ensuite par une étendue de genêts. Enfin la protection hospitalière d'un chemin creux. La nuit tombait. La journée avait été rude. Décidèrent de souffler un peu. Se glissèrent à l'abri d'une vieille souche.
-Si je comprends bien, vous avez, vous aussi, vos Talibans !
-Au début on n'a pas vu le coup venir. Les gars du barrage, même les plus rupins, même le grand binoclard à la barre à mine, sont que des pauvres types. Manipulés jusqu'à la corde par tout un système qui quadrille les campagnes. Les coopératives, celles que nous avions mises en place avec notre idéal de Jeunesse Agricole Catholique, avec l'idée de partager les risques, nous ont peu à peu échappé. De coopérateurs, nous sommes progressivement devenus employés. Les directeurs de coopérative sont devenus les vrais patrons. La course au rendement nous a happés. Leurs techniciens, payés par les boîtes d’aliments et d’engrais, passaient deux fois par semaine. Fallait faire toujours mieux que le voisin. Acheter le tracteur le plus gros. Construire le poulailler le plus grand. Doper tes vaches au soja pour leur faire pisser le lait comme curé ses prières. C'était ça ou crever.
Venaient nous seriner à l'oreille qu'un paysan sur deux allait disparaître. Que c'était une loi de la nature. Incontournable. Alors, au lieu de jouer la solidarité, on a joué la concurrence. Épié le voisin par-dessus le talus. Diviser pour régner. À chaque fois que l'un de nous buvait la tasse, les autres serraient les fesses. Tout faire pour ne pas être de la prochaine fournée. La banque, elle, s'en sortait toujours. Plus il y avait d'éclopés, plus elle récupérait en hypothèques et ça repartait pour un tour du manège. Avec d'autres naïfs qu'ils dressaient à pédaler pour eux. Tu fermes ta gueule et ils te nomment administrateur de la banque, de la coopérative ou du syndicat. T'as le privilège de monter en cravate à la tribune lors de l'assemblée générale, avec kir cacahouètes et casse-croûte gratuit. C'est comme monter à la première marche du podium des jeux olympiques pour chercher ta médaille. Leurs élections se bricolent toujours à candidats choisis et liste bloquée. De toute façon personne n'est capable de foutre le nez dans leurs bilans. T'es assommé par des pages de chiffres auxquels tu comprends rien. Une fois administrateur, tu deviens une huile locale respectée. Un intouchable. Dans la foulée, t’es élu conseiller municipal. Tu vends tes vaches plus chères que la moyenne. Tu gagnes tous les concours de comice agricole. Pour annoncer ton enterrement, dans le journal c’est au moins vingt faire-part des conseils d’administration bidons auxquels t'appartiens.
-Personne ne résiste ?
-Sur le tard, les écolos nous ont un peu foutu la frousse. Notre merde devenait trop voyante. Le saccage trop généralisé. On se sentait presque un peu fautifs d’avoir rasé les talus. Bousillé toutes les zones humides à grands coups de drainage. Pour nous reprendre en main, nos patrons n'ont pas tardé à trouver la parade. Se sont regroupés avec les marchands de tracteurs et produits chimiques pour inventer un nouveau truc : l'agriculture "raisonnée". Un cache-sexe pour continuer comme avant. Surtout rien changer. Sous couvert de diminuer les doses de poison. -T'as jamais essayé de réagir avant ?
-Que veux-tu faire quand toute ton énergie est utilisée à pas crever ? Tu dors mal. Tu sors presque plus. Tu vois que des collègues, et encore ! Des années sans mettre le nez dans un bouquin, à part l’annuaire téléphonique. Tu deviens plus taciturne que tes bêtes. Plus con que tes pieds. Tu parles plus qu'à ta fourche. Et gare à celui qui se met en travers ! Devient la cause de tous tes malheurs. Arrivés à ce stade, on est tous prêts à cogner. D’ailleurs certains s’en privent pas. Ça commence sur les animaux. À coup de fourche. Si les vétérinaires dénonçaient les sévices dont ils sont témoins, la ligue de protection des animaux ne saurait plus où donner du procès.
-Et ta femme ?
-Encore plus conditionnée que moi. C'est elle qui tient la bourse. Me pousse au cul quand le compte vire au rouge. Parle toujours de se jeter sous un train. Heureusement y a plus de trains. Ont tout misé sur le TGV. Désormais faut aller à perpette pour trouver une micheline. Et comme ma femme n’a pas son permis…
-Vous avez quand même réussi à élever sept gamins.

-J'appelle pas ça élever. Ou alors comme on élève des poulets. En batterie. En gavant les canards pour qu'ils ferment leur gueule. Au lycée agricole, on t’apprend à connaître par cœur toutes les marques de tracteurs, mais, sorti de là, t’es incapable de leur aligner deux idées qui tiennent debout. Deviennent tous aussi cons que leurs pères..../..."

extrait de: "la cordillère des jambes" un roman de Jean Kergrist édition coop breizh





photos et extrait du livre proviennent de la page perso de Jean Kergrist himself "théatre national portatif

Don't nuke the climate! Vol. 3/3

don't nuke the climate


Vous avez vu mon anglais! classe non! et encore je vous ai fait l'économie de la prononciation ... Bon tout ça pour dire que le goéland facteur m'a déposé ceci dans la boite et que forcément en bon soldat de la cause, je transmets (et le copier coller si ça vous tente faut pas hésiter! nom de dious!)

Xavier Rabilloud"Merci de rediffuser très largement cette information.

Samedi 12 décembre 2009
Participez à la j
ournée internationale d'action "Don't nuke the climate !"

La campagne internationale "Don't nuke the climate !" (Ni nucléaire, ni effet de serre) rassemble à ce jour plus de 300 organisations partenaires dans 42 pays. C'est dans ce cadre qu'aura lieu, le samedi 12 décembre, la journée internationale "Don't nuke the climate !". Ce même jour, une grande manifestation unitaire se déroulera à Copenhague pour interpeller les décideurs réunis au sommet international sur le climat.

Le samedi 12 décembre, près de chez vous, organisez ou participez à une action forte et médiatique !

L'enjeu est crucial. Nous refusons que le nucléaire soit considéré comme un moyen de lutte contre le changement climatique, et puisse à ce titre bénéficier une fois de plus de financements publics considérables... au détriment des vraies solutions : efficacité énergétique, économies d'énergie, énergies renouvelables, lutte contre la déforestation, agriculture durable, relocalisation des activités économiques, etc.

A
vous d'agir !

Organisez près de chez vous l'action phare "Barrons la route au nucléaire" ! Facile à réaliser, même si vous êtes peu nombreux.
Il s'agit de "barrer la route au nucléaire" symboliquement, en fermant à l’aide d’un ruban "Ni nucléaire, ni effet de serre" ou "Don’t nuke the climate !" l’accès à l’entrée d’une installation EDF de votre choix (agence commerciale, siège administratif, centrale nucléaire…). Avec, bien sûr, documents de campagne, banderole, autocollants... Vous pouvez commander gratuitement le matériel nécessaire pour l'action. Toute autre forme d'action est également bienvenue.

Pour en savoir plus, ou pour inscrire votre action
: http://www.dont-nuke-the-climate.org/spip.php?rubrique19
(idées d'actions, commande de matériel militant, communiqué de presse type pour annoncer votre action aux médias locaux, etc.)

Le Réseau "Sortir du nucléaire" assurera une large communication nationale auprès des médias en vue de cette journée d'action.

La liste des actions sera alimentée progressivement, à mesure que vous inscrirez vos actions sur le site web.

Ensemble, barrons la route au nucléaire ! "