"-Les souvenirs d'enfance, ce n'est pas un sport de jeunesse.
L'élocution de Françoise Verny s'empâte au scotch, mais le propos est clair, de plus en plus clair..." il faut que tu attendes pour les écrire. T'es encore trop vert, jeune homme, trop chaud, trop révolté. Crois-moi, si tu veux tuer, tue! Ecris des histoires horribles. Des polars, avec des meurtres, des viols, des rats, des chiens, ça te calmera. Je suis sûre que tu es doué pour la violence, ça se voit. Tu parais trop gentil. Quand tu auras bien tué, tu pourras te souvenir. C'est là que tout commence. Je te préviens, c'est coton. La violence c'est à la portée de n'importe quel connard. On est tous des connards! Mais la tendresse, ça fuit sous la plume. Si tu es trop pressé pour attendre, il y a une autre solution... ( Elle boit une gorgée de scotch)...Le chagrin d'amour! ...(Son verre est vide)... Avec un bon chagrin d'amour, t'es paré pour un premier roman. Là, je peux t'aider. Le chagrin, je connais. Mais un conseil: pour le chagrin d'amour change de copine, elle, c'est le chagrin, sans l'amour. Elle agite son verre à l'attention du serveur...Tiens, voilà mon Jean-Claude!...Arrive un Solex minuscule monté par un chat altier et impavide habillé d'un loden. Il range son Solex à la diable le long de la terrasse. -Alors, Jean-Claude, c'est quoi ton histoire avec de Gaulle?
A la Boisserie, le général de Gaulle passe à table. .../..."
-extrait du chapitre 12- dix-huit heures- du roman de Daniel Picouly - "68 mon amour" -éditions Grasset-
Un dernier dimanche d'octobre pour la route, à tes souhaits mon gros rhube!
Ah dame, faudra choisir l'éther nue ment ou l'inspire action et comme le premier a pris semble t'il le dessus, la tour de contrôle nous signale qu'en raison d'un mouvement de rêve d'une grande partie du personnel naviguant, nous ne serons pas en mesure d'assurer nos rubriques habituelles.
Veuillez-donc s'il vous plait, en suivant les flèches, emprunter les passages souterrains.
Merci de votre compréhension et à très bientôt pour plus de divagations.
-nota bene: Brigitte qui fait partie du femme club de Léonard nous envoie cette jolie chose endimanchée et suivante:
Carhaix, tout le monde ou presque connait ses vieilles charrues mais il y a aussi (en autre) un festival du livre en Bretagne et le 20em du nom va ouvrir ses portes ce week-end!
"Agir contre la fraude, c'est agir pour plus de justice"
et celui qui le dit qui l'est devrait rajouter à l'heure de la récré dans la cour du ministère un Eric Woerth en culotte courte et son sac de billes à la main. Nous parlons bien ici de la nouvelle campagne de communication du ministre de nos sous dirigé vers les pauvres qui c'est bien connu ne perdent pas une occasion pour gratter jusqu'au sang leur épiderme fiscal. Quand on connait le sens profond de la justice et de la probité de nos gouvernants qui s'étale de toute sa majestueuse splendeur chaque jour un peu plus et moins que demain, on ne peut que pouffer que dis-je être pris d'un rire tonitruant salutaire et vengeur à l'écoute de cette nouvelle campagne gouvernementale.
Mais de qui se moque t-on ? (ben de nous bien sur) On ne les arrête plus les énarques dégarni du dessus, on sait depuis longtemps déjà qu'ils ne sont pas du genre gênés sous les bras, mais là ils atteignent véritablement les sommets de leur art à vouloir nous faire avaler du n'importe quoi pourvu que ça les mousse. Il faut dire qu'ils ont un grand penseur-aspirateur que dis-je un gourou de l'esprit au sommet qui les inspire depuis son grand palais des marionnettes.
Tiens, pour la peine, j'en parlerais à mes comptes suisses , à ma lotion clearstream, à mon bouclier fiscal, à mes dessous de tables institutionnalisés, à mes banques, à mes bourses,à mon pétrolier préféré, au grand professeur médaillé qui m'opère en liquide, à mes stocks d'options,à mes légions d'horreur, à mon off-shore, à ma niche fiscale,à ma pelle d'offre, au fric que je prends dans la profonde caisse à ploucs pour m'augmenter et me payer mes caprices vulgaires, à mes apparts que j'occupe sans loyers ou si peu, au piston pour le ptit...et à toutes mes carpettes collabos- plus y'en a plus c'est beau...
Allez chatouille-moi encore un peu, ô oui là, j'adore!
"Marie-Monique Robin, connue pour son film sur Monsanto, mérite un grand coup de chapeau pour son courage et sa persévérance, et un grand coup de pouce pour son talent."
Chers amis,
" Mon film "Torture made in USA" dormait dans un tiroir depuis février dernier, pour des raisons financières, dues à la fragilité de mon producteur et au coût exorbitant des archives.
Finalement il va être diffusé sur le site Mediapart gratuitement pendant deux mois, à partir du 19 octobre. Voir le dossier d'annonce:
L'idée c'est de créer un buzz pour que mon producteur négocie, enfin, sérieusement avec les chaînes qui l'attendent (dont ARTE Merci de faire circuler l'information à tous vos réseaux pour que les gens aillent voir le film sur Mediapart et que son succès participe à la campagne contre l'impunité de l'administration Bush. Le film est soutenu par Amnesty International, Human Rights Watch et l'ACAT.
c'est mon quart d'heure suédois et folkleux par la même occasion. Si vous aimez, le monsieur en question a un site que voilà: http://www.oldlostjohn.com/
Au diable! révolutionnaire. De celle qui après avoir couru le bitume fumant s'est posée au coin du feu. Elle couve toujours mais en veilleuse, ne sachant plus dans quel sens va le vent de l'Histoire, "Mais voyons! toujours dans la même direction" répondit l'écho-musée! "c'est toi qui a changé et comme tous les myopes en cours de mandat, tu retrouves sur le tard, un peu la vue. Et le Doute que tu avais remisé sous une couche de certitudes bon marché a tracé tranquillement son chemin dans l'esprit plus libre en fonction: post digestion."
Alors évidemment à force de titiller le moteur, on perd ses pièces en route. Au début l'on se dit qu'elles ne servaient finalement pas à grand chose, des accessoires inutiles en somme, et puis à force de goûter à l'allégé, on s'élève dans les airs seulement on perd la chanson.
Pouvoir, mon beau pouvoir suis-je le plus beau?
Au pays du tout s'achète et tout se vend, il y a du choix dans les vitrines, enfin en apparence, puisque à y regarder d'un peu plus près, si à priori les produits sont opposables et si différents, au fond ils finissent par tous se ressembler non par leur forme mais dans la manière de les vendre. Et le fond et la forme ne font plus qu'un. La générosité affichée de certains se prenant les pieds dans le tapis du donneur d'ordre. Le chef est multi-casquettes mais toujours éminent et le reste n'est qu'emballage, même pas recyclable. il n'y a qu'à voir avec quelle énergie (et j'en sais quelque chose sans doutes) les beaux parleurs se tournent vers la lumière pour y déposer leur altruisme pour comprendre que ce que l'on voudrait nous présenter comme simplissime "choisis ton camp camarade" n'est au final qu'une belle esbrouffe, de l'ordre du religieux cuisiné à toutes les sauces, les plus anti-dogme soient-elles!
Le bien, le mal. maitre, esclave. l'amour, la haine. la gauche, la droite. le calme et la tempête. dominant, dominé! et dominus vobiscum pour les intimes qui a tort qui a raison, qui me tord qui m'arraisonne?
Chacun à sa ptite idée de l'affaire en question, et sans doutes qu'elle est bonne puisque c'est la sienne, d'ailleurs c'est bien simple, vous dites n'importe quoi, vous n'avez rien compris et je me marre (à mi-noyé)
Camarade, compagnon, citoyen, actionnaire- même combat- Celui des boss qui se bousculent au portillone -et le jeu est facile et emportable partout où l'on fait des pieds et des mains, et même des pieds de nez,