jeudi 22 octobre 2009

torture made in usa


un message de Lydie

"Marie-Monique Robin, connue pour son film sur Monsanto, mérite un
grand coup de chapeau pour son courage et sa persévérance, et un grand coup de pouce pour son talent."

Chers amis,

" Mon film "Torture made in USA" dormait dans un tiroir depuis février
dernier, pour des raisons financières, dues à la fragilité de mon
producteur et au coût exorbitant des archives.

Finalement il va être diffusé sur le site Mediapart gratuitement
pendant deux mois, à partir du 19 octobre. Voir le dossier d'annonce:

http://www.mediapart.fr/
http://www.01net.com/editorial/507239/prive-de-tele-torture-made-in-usa-sera-gratuit-sur-le-web/

L'idée c'est de créer un buzz pour que mon producteur négocie,
enfin, sérieusement avec les chaînes qui l'attendent (dont ARTE
Merci de faire circuler l'information à tous vos réseaux pour que
les gens aillent voir le film sur Mediapart et que son succès
participe à la campagne contre l'impunité de l'administration Bush.
Le film est soutenu par Amnesty International, Human Rights Watch et
l'ACAT.

Cordialement,"

Marie-Monique

mercredi 21 octobre 2009

OLD LOST JOHN If I Was A Man

c'est mon quart d'heure suédois et folkleux par la même occasion.
Si vous aimez, le monsieur en question a un site que voilà:
http://www.oldlostjohn.com/

Sofia Jannok "Árvas"

découvert sur: "Swedesplease the swedish music blog"

http://www.swedesplease.net/

bahut-collant





Un meuble à souvenirs.

Au diable! révolutionnaire.
De celle qui après avoir couru le bitume fumant s'est posée au coin du feu.
Elle couve toujours mais en veilleuse, ne sachant plus dans quel sens va le vent de l'Histoire,
"Mais voyons! toujours dans la même direction" répondit l'écho-musée!
"c'est toi qui a changé et comme tous les myopes en cours de mandat, tu retrouves sur le tard, un peu la vue.
Et le Doute que tu avais remisé sous une couche de certitudes bon marché a tracé tranquillement son chemin dans l'esprit plus libre en fonction: post digestion."


Alors évidemment à force de titiller le moteur, on perd ses pièces en route. Au début l'on se dit qu'elles ne servaient finalement pas à grand chose, des accessoires inutiles en somme, et puis à force de goûter à l'allégé, on s'élève dans les airs seulement on perd la chanson.


Pouvoir, mon beau pouvoir suis-je le plus beau?

Au pays du tout s'achète et tout se vend, il y a du choix dans les vitrines, enfin en apparence, puisque à y regarder d'un peu plus près, si à priori les produits sont opposables et si différents, au fond ils finissent par tous se ressembler non par leur forme mais dans la manière de les vendre.
Et le fond et la forme ne font plus qu'un.
La générosité affichée de certains se prenant les pieds dans le tapis du donneur d'ordre.
Le chef est multi-casquettes mais toujours éminent et le reste n'est qu'emballage, même pas recyclable.
il n'y a qu'à voir avec quelle énergie (et j'en sais quelque chose sans doutes) les beaux parleurs se tournent vers la lumière pour y déposer leur altruisme pour comprendre que ce que l'on voudrait nous présenter comme simplissime "choisis ton camp camarade" n'est au final qu'une belle esbrouffe, de l'ordre du religieux cuisiné à toutes les sauces, les plus anti-dogme soient-elles!

Le bien, le mal.
maitre, esclave.
l'amour, la haine.
la gauche, la droite.
le calme et la tempête.
dominant, dominé! et dominus vobiscum pour les intimes
qui a tort qui a raison,
qui me tord qui m'arraisonne?

Chacun à sa ptite idée de l'affaire en question, et sans doutes qu'elle est bonne puisque c'est la sienne, d'ailleurs c'est bien simple, vous dites n'importe quoi, vous n'avez rien compris et je me marre (à mi-noyé)

Camarade, compagnon, citoyen, actionnaire- même combat-
Celui des boss qui se bousculent au portillone -et le jeu est facile et emportable partout où l'on fait des pieds et des mains, et même des pieds de nez,

Maison, prairie, champ, rue, ville, talus, plage, tente, usine, bureau, caserne, montagne, hameau, église, désert, cellule, parti, monument, hopital, drapeau, médaille, liquide, solide, gazeux...

à deux c'est forcément mieux

mais tout seul avec sa schizophrénie en pièces d'origine, et qui tient chaud l'hiver, c'est pas mal non plus.

Mince, j'ai plus de place pour coller mes stickers, faut que je change de meuble!

plus belle la vie !


mardi 20 octobre 2009

le mot du jour: management


"Management" de la langue (masculine ) des Bourses anglo-klaxon : "managment".

Cette expression est apparue de par chez nous dans les années 80, quand une escouade d'étudiants à mèche (mouche ton nez je te dis!) a intégré toute une pléthore de nouvelles écoles de commerce pleines de sigles compliqués et forcément comme la mousse de foie - supérieure, créées par des profs de fac voulant arrondir leur fin de mois sans trop se fouler.

En général on associe le terme de quelques autres du genre: coaching, gestion du personnel, ressources humaines, marketing, stratégie d'entreprise etc dont le seul but est de faire moderne mais où l'on retrouve également l'idée première qui est d'embobiner son public avec le sourire et des dents bien blanches, et de lui signifier avec délicatesse et psychologie qu'il peut prendre la porte, et désolé si on ne le raccompagne pas il connait déjà le chemin.

Traduisons donc management par: faire le ménage.

L'expression est devenue particulièrement adéquate ces derniers temps, les politiques l'adorent, les journalistes en pleine "expansion" aussi, un dirigeant de grosse entreprise lui allume des cierges et son personnel l'a dans le cul.

Par extension on pourra également parler de manager qui s'apparente à ménagère mais sans les gants mapa beaucoup trop voyants sauf avec le petit tablier blanc et rien dessous réservé cela va sans dire, à quelques soirées cottage entre amis de bon goût.

Brigitte Fontaine - La Metro (2006) - HQ

la dame de morlaix.

Brigitte Fontaine - Genre humain

-vu chez: Helenablue -http://helenablue.hautetfort.com/archive/2009/10/11/genre-humain.html

"Je me suis trouvée là
Dans ce corps inconnu
Pour Dieu sait quel gala
Je ne l’ai jamais su
Soudain parachutée
Dans ce monde étranger
Ange au supermarché
Il m’a fallu danser
La java des terriens
Sans en connaître rien

J’fais un genre
J’fais un genre humain

Je viens d’un au-delà
Au souvenir brumeux
D’une étoile angora
D’un chaos ténébreux
J’étais l’œil vert du feu
Ou la reine invisible
Je m’éveille dans ce
Lupanar impossible
Moi l’eau du paradis
L’ogre des galaxies

J’fais un genre
J’fais un genre humain

Et je fais de mon mieux
Pour n’avoir l’air de rien
Pour oublier les cieux
Les antres souterrains
M’adapter au logis
Très abracadabrant
Qui me fut imparti
De chair d’os et de sang
Moi l’eau du paradis
L’ogre des galaxies

J’fais un genre
J’fais un genre humain

Le vertige me prend
Au détour de la rue
Au rivage aveuglant
Ou je dors demi nue
Mais je ne voudrais pas
Changer encore de gîte
Ne désespérons
J’apprendrai bien les rites
On s’habitue à tout
Terriens je suis à vous

J’fais un genre
J’fais un genre humain "

1,2,3, SOLEIL

"Ils sont passés, timides, discrets (mais on apprend vite la discrétion quand ell est synonyme de survie), amenés par un bénévole qui les a trouvé errant dans la ville, peut-être errant dans leur propre ville...
Leurs yeux sont clairs, délavés, tristes. Ils s'expriment dans un mauvais anglais, ne veulent pas d'aide, juste aller à Paris, puis à Calais: objectif England, le nouvel eldorado de ces réfugiés de l'Orient moyen.
D'où viennent-ils? De la jungle "de Calais"...
Pourquoi sont-ils passés par notre sous-préfecture?
Parce qu'au grand jeu du Monopoly Sarkozyste, ils sont tombés sur la case Besson: aller directement vous faire expulser à...Toulouse! Ne passez pas par la case droits de l'Homme, d'ailleurs elle est fermée. Ne percevez aucune aide!
Las, à Toulouse, un juge ne comprend rien à l'affaire et, au lieu de taper, de cogner, de rouer, saisit son code des procédures et n'y trouvant que des vices décide de relâcher les coupables de vivre!
Alors, 1,2,3, ils remontent vers le nord. il ne faut pas se faire prendre; il ne faut pas se faire voir
1,2,3, passe un bénévole, ouvre une association, donne un billet de train,
1,2,3, tout est illégal, juste humain, juste pour percevoir un sourire dans ces grands yeux." -anonyme-

Ce texte: "1,2,3, Soleil" a été publié dans la page "rebonds" de l'hebdomadaire: Lien Social- n°945 -( le passage en caractères gras vient de ma propre initiative)

les enfants invisibles











A L'occasion du 20em anniversaire de la convention internationale des droits de l'enfant et à l'initiative de l'association "enfance et famille",
Le vendredi 20 novembre au fanal de Saint-Nazaire à 20h30 vous pourrez assister à une soirée débat autour du film: "les enfants invisibles" qui raconte l'histoire du destin de 7 enfants à travers les yeux et la caméra de huit cinéastes.

Mehdi Charef- Emir Kusturika-Spike Lee- Kaztia Lund- Jordan et Ridley Scott- Stefano Veneruso- John Woo- nous offrent sept court-métrages sensibles et intenses sur le quotidien d'enfants du monde.