dimanche 13 septembre 2009

l'art est partout


Nous en étions au dimanche matin, après la première tasse de thé et avant d'entamer la suivante, à moins que: "soyons fou" j'envisage un café pour la bonne continuation.

Le décors est installé sur la table ronde mais pour les chevaliers il faudra repasser, ils font la grasse et l'armure mure.

Mais qui a dit que: l'avenir appartenait à ceux qui se lèvent tôt?
Un mec qui se couchait pas tard sans doutes! et comme c'était le premier à se lever il en a profité pour affirmer un truc sans que cela fasse du tort à qui que ce soit vu qu'il n'y avait personne pour le contrarier et lui dire:
Robert faut que tu te calmes, l'avenir il est à tout le monde, les couche tôt, les mal couché, les découchés, les nuiteux à la blanche, les Robin de minuit et des bois sous la lune finale, les traversinés tout autant que les oreillistes du premier jour , les insomniaques pas tentés, les before, after... et visionnaires de l'aube et toutes les couches confondues du début à la fin pampers et confiance réunies.
Là dessus Robert, il a un peu maugréé dans sa barbe neuve du matin tôt, comme il sait si bien le faire quand y'a un truc qui le chafouine, sauf que d'habitude... personne est là pour le voir!
et forcément ça change tout.
Et puis, il a fait un truc pas vraiment habituel dans son cas, il a dit tout doucement, "bon ben puisque c'est ça, moi, je retourne me coucher" tout en se pantouflant le couloir direction le paddock , et là tout le monde a pensé, enfin les gens qui étaient là, faut pas exagérer, c'était pas la foule non plus! "Mince Robert, il nous couve quelque chose, c'est quand même pas normal, à 9 heures 42 - mais vous savez ce que c'est, une fois la surprise digérée, chacun est reparti dans ses occupations, préoccupations, dévotions, émotions, contractions, afflictions, soumissions, rémissions, émissions, commissions...
la vie quoi!
et vlà- ti' pas que cinq minutes plus tard, le Robert, il rapplique dare-dare plus échevelé que jamais, oui c'est une image bien sur, pour ceux qui le connaissent, Robert il lui reste à peu près huit cheveux sur le caillou... et bien vous me croirez si vous le voulez, ils étaient en pétard, en bataille, hérissés quoi! et dessous c'était franchement pas mieux, les yeux écarquillés derrière ses triples foyer (c'est son côté polygame) le doigt dressé et vengeur comme un tribun en chaire, et en os aussi , d'une voix rauque et profonde qu'on ne lui connaissait pas, il déclare avec force et fracas-deux poings ouvrez les guillemettes:
"l'art est partout".
Et là, on s'est un peu en douce tous regardés, et comme il fallait bien que quelqu'un se dévoue pour continuer l'histoire- enfin- la finir,
parce que on n'a pas que ça à faire non plus, c'est Nono qui s'est dévoué, faut dire qu'il a fait une formation accélérée et par correspondance de philosophe de deuxième catégorie et il a été très bien , je trouve, il s'est pas comme certaines fois, emballé, mélangé les pensées, non! non! il a juste dit:
"quand tu ne sais plus où tu vas, retourne-toi et regarde d'où tu viens" ( voix off: dicton sénégalais)
Robert est resté un moment le doigt toujours en l'air mais comme figé dans l'espace, vous savez comme lorsque l'image elle reste bloquée dans le poste , sauf que là, personne a râlé pour traiter d'enfoirée la tnt, la free- box de mes deux ou je ne sais quel agent orange de sa mère-

Non, c'était beau comme un tableau.
Mais un tableau qu'on aurait posé en plein milieu de la cuisine, et là, il s'est passé quelque chose , j'saurais pas vous dire vraiment quoi, un frisson, une émotion particulière? en tout cas, un truc différent de d'habitude!
Vous nous connaissez , même dans la cuisine on n'est pas du genre mi-dinette et bien honnêtement et entre nous c'était limite la larme à l'oeil.

De toutes manières quand Nono il coupe un oignon, c'est l'oignon qui pleure, alors...

Et Robert?
Ben il a fini par baisser le bras-bonjour la crampe- et sans rien dire il est retourné dans sa chambre, tranquillement, avec ses pantoufles trouées au bout qui faisaient pfuit pfuit et on l'a pas revu avant l'apéro du soir!

Y'a des dimanche comme ça!

samedi 12 septembre 2009

Arno comme les hommes

envoyé par LEDIX 1
(extrait d'un documentaire)

SKA-P - A La Mierda

envoyé par PeTITPIErRe1

Saint Nolff festival


Saint Nolff commune du monde à ne pas confondre avec Saint Molf bretonne également et festivalière tout autant (mais pas à la même saison) organise son festival de fin d'été qui va bien et c'est aujourd'hui même- d'habitude je cause des choses comme dirait Marcel un peu plus en amont, mais là désolé j'étions en formation chez la duchesse Anne et comme elle, je n'ai rien vu venir... donc si jamais vous naviguez dans les parages et que vous n'avez rien prévu pour votre vic end et bien-sans vous commander naturellement-allez faire un tour chez Saint Nolff avé les deux F et vous pourrez ZI voir( et carhais? ah non c'est pas le même festival, c'est fini l'ambrouille ou quoi!)
-peter doherty -Keziah jones -Patrice -Ska P que vous avez pu apprécier -enfin j'espère- en accompagnement de l'article ah dame, ça vous réveille le samedi... -Arno -Ghinzu -et également quelques autres groupes dont vous aurez la surprise sur place ou en allant d'un clic vigoureux sur le site très bien fait du festival -ici git-

Pour ceux qui n'ont pas de boussole et autre accessoire plus branchouille une carte vous est également proposée:

vendredi 11 septembre 2009

le train train quotidien







Allo la terre?
Va ptêt falloir finir par jouer collectif!
Allez zou,
tout le monde sur les rails,
et même Robert et son gros camion qui se sent plus
mais nous oui!
Et aussi Francis tout seul dans son vieux break-down.
Et un vélo bipède casé en régionale pour Prudence l'éclair.

Sur le quai au train où vont les choses tous les âges se respirent et s'apprivoisent.
Il y a du consensus en catener
et du rythme dans la loco-mania.
j'aime la gare qui arrive et celle qui repart
dans un ballet savamment orchestré
et une partition partagée.

"veuillez emprunter le passage souterrain s'il vous plait"

Les dessins sont de Justine, Priscilla et Maxime dans le cadre d'un concours d'arts graphiques, sur la prévention des risques ferroviaires, à Saint-nazaire

Jofroi et Michel Bühler - monument aux oiseaux

"Voilà le Soleil
On ne l'attendait plus, sui-là !
Qui fait fumer le vieux goudron mouillé
A moins que ce soit les phares d'une balayeuse
Qui racle dans la nuit toutes les saloperies
Ça y est, je l'ai enfin trouvée
Mais je ne sais pas où elle est
Je marche dans la forêt des rues
Je sonne aux portes, on croit qu' j'ai bu
Si jamais vous l'apercevez
Dites-lui que je l'attends où elle sait
Elle ne pourra pas se tromper
Ça fait mille ans qu'on est à se chercher

Sous le monument aux oiseaux
Suspendu entre deux eaux
Dans le ciel

Voilà le bonheur
On ne l'attendait plus, sui-là !
Qui me transforme en gros ballon de joie
A moins qu' ce soit un air que m' joue mon pote
Le pote qui prend mes nerfs pour des cordes à violon
Ça y est, j' l'ai enfin trouvée
Mais je ne sais pas où elle est
J'ai arpenté tous les quartiers
Sauf l'échangeur et l' Grand Marché
Où es-tu, amour ? Que fais-tu ?
Par quel inconnu es-tu retenue ?
Ta mémoire s'est-elle envolée
Que tu ne te souviennes vraiment plus

Du monument aux oiseaux
Suspendu entre deux eaux
Dans le ciel ?

Voilà le printemps
On ne l'attendait plus, sui-là !
Qui fait vibrer la ville qui dormait
A moins que ce soit
Tous les gaz délétères
Qui se propagent en pourrissant la Terre
Ça y est, je l'ai enfin trouvée
Mais je ne sais pas où elle est
Le mieux c'est de ne plus marcher
Par crainte de m'en éloigner
Je m'assieds dans le terrain vague
Là où la lune fait pousser des forêts
Peut-être en y croyant encore
Vais-je m'envoler très loin de mon corps

Jusqu'au monument aux oiseaux
Suspendu entre deux eaux
Dans le ciel."
-François Béranger-

envoyé par 7 emeelement

ho! ho! ho! mon bateau


A Nantes
et sans oublier la pétition

Merci pour elle

11 et 11 font 22



Penser à l'autre!
C'est penser à soi-même
Et reposant de nous-autre,
c'est croire,
avec naïveté, poésie et rêve en bandoulière
que ce qui fait la véritable importance d'exister
avec,
quelque Humanité
c'est l'idée que l'on peut se créer du monde qui nous entoure,
de nos croyances en la magie
de la place que l'on se fait pour l'autre,
Et
De la vitesse du vent.

De son utilité,
de la gestions des sinistres aussi.
Du temps accordé
à son code de la route,
et des regrets
sans doutes.

Penser à l'autre,
c'est l'intégrer à notre décors,
et d'une façon ou d'une autre
vivre avec.
Quand
nos émotions nous rapprochent,
nous connivencent,

Et même si l'on reste
en pléonasme

Dans la
conjugaison
du Je

C'est toujours ça de pris
sur la barbarie

Non?


merci Remy pour les photos

jeudi 10 septembre 2009

on relève les filets dans cinq minutes





C'est bien connu les gros poissons mangent les petits et pas que le vendredi.

D'ailleurs ce jour là ils préfèrent manger des pécheurs, ça change un peu et puis quel plaisir d'entendre un pêcheur dans la gueule du loup... de mer (toi même) crier:
arrête...
franchement dire: "Arrête" à un poisson , ça laisse songeur!
Enfin passons...

Jusqu'à peu, le vendredi prenait un air inspiré le 13 du mois et c'était la ruée, en rangs compacts et serrés chez le buraliste le plus proche pour y laisser la mesure de sa crédulité en espèces sonnantes et très buchantes. Naturellement cette affaire est toujours à la mode pour le plus grand plaisir des collecteurs d'impôts mais dorénavant il faut aussi compter - certes cela arrive moins souvent
- sur le vendredi 11 septembre-

Ah bien sur on ne parle pas ici de porte- bonheur, c'est même carrément le contraire- sinon croyez-moi, depuis longtemps déjà la française des bleus, des voeux, des pneus et des...aurait inventé le jeu des tours à gratter histoire de faire sauter la banque.

On nous demandera donc et "juste" de communier dans une même l'arme à l'oeil au souvenir de jumelles qui sont tombées.
Alors bien sur, s'il s'agissait de rendre hommage à tous ceux qui sont morts lors de catastrophes qu'elles soient naturelles ou de cause humaine, il faudrait inventer de nouveaux jours au calendrier et de quoi y perdre son latin.
Mais non," rassurons-nous", notre affliction est sélective, les hommages sont réservés à celle qui s'imagine maitresse du monde et donneuse de leçon (
heu! là on est pas mal non plus) de démocratie à l'universel.
Et notons bien que c'est la même qui a l'habitude -et l'Histoire en est témoin - de régler ses vapeurs en transformant le terrain de jeu de ses agresseurs potentiels en passoire et ces derniers en confettis avant de "proposer" ses services pour reconstruire ...(
pendant les travaux la fête continue) .

Mais ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit (ben si tu l'as pas dit comment veux tu que...), évidemment -à moins d'être de la famille des cubozoas la détresse, souffrance et autre joyeuseté humaine ne peuvent que nous attrister , que dis-je: révolter et toutes ces sortes de chose. Ce qui est par contre tout aussi navrant c'est que notre colère soit sélective ou encore hiérarchisée.
Un humain qui meurt suite à la connerie heu! "humaine" c'est égale répugnance que ce soit à Gaza, Hébron, New-York , Paris, Tombouctou, Téhéran ou Villedieu les Poëles.

Aussi, mes bien chair fraîche,ce vendredi 11 septembre où l'on va forcément et délicatement à la truelle (comme seuls les journalistes savent le faire) nous la jouer en deux tours et trois mouvements "souvenir, souvenir" , permettez que je transforme alors et en ce qui me concerne, cet hommage éjaculatoire et en rafale , en journée souvenir de toutes les boucheries et veuleries humaines passées et à venir, que l'on appellera: guerres, terrorisme, d'Etat ou non, fondamentalismes, révolutions sanglantes, intégrismes, sexismes, racismes, marchands de canons au propre par-dessus et se faisant dessous, actionnaires délocaliseurs, pollueurs, dictateurs, nérons petit patapon , exploiteurs et imbus de pouvoir , terreurs des bac à sable et plus si affinités, et tous ceux qui utilisent leur fonction pour vous en mettre plein la tronche.

Bref en y regardant d'un peu plus près comme cela s'adresse à chacun d'entre nous, qui un jour ou l'autre s'est forcément comporté comme un sagouin et qui peut donc en ce jour béni des dollars toujours en profiter pour réfléchir sur sa condition car comme disait la nourrice de Joseph (Iossif) Vissarionovitch Djougachvili: on est toujours la crapule de son voisin.

Je vous souhaite là-dessus et à montmartre également une journée pleine de douceur.

Mes z'Hommages du vendredi

Les dessins d'illustration proviennent de murs rencontrés ces jours-ci dans le foyer (pin-pon) d'une école d'éducateurs.
Ah! cette jeunesse qui écrit sur les murs...

mardi 8 septembre 2009

FATALS

hé oui, la poésie ça existe, elle vient de PICARDIE.

Picardia Independenza

by Les Fatals Picards

Album: Picardia Independenza

Si t'aimes bien l'odeur du bois, visite la Syrie
Si on t'accuse de meurtre, visite la Libye
Si tu veux faire un régime, évite plutot la Grèce
Et si tu veux voir des vrais punks, envole-toi pour la Crète

Si t'aimes pas les gens méchants, visite le Gabon
Si t'es sur l'point d'exploser, évite plutôt Grenade

Si t'as partout le vertige, va sur les Pays-Bas
Et si on t'raconte trop d'salades, ne va pas en Macédoine

{Refrain:}
Mais de tous les... de tous les pays du monde,
C'est la Picardie que j'préfère
C'est la Picardie que j'préfère.
Si on s'y met, on s'y met, ouais, tous ensemble,
L'indépendance c'est pour l'hiver (l'indépendance c'est pour l'hiver).
Pi-pi-picardia Indepedenza.
Pi-pi-picardia Indepedenza.

Si t'aimes bien les films X, il y a les cochons d'Inde
Si t'aimes bien dormir dehors, visite le Liban

Si tu aimes l'informatique, il y a la Micronésie
Et si tu veux d'l'argent facile, y a bien sûr la Tunisie

Si t'aimes bien les petits pois, il y a toujours l'Ecosse
Si tu aimes toucher du bois, il y a toujours les Corses

Oh, si tu trouves que tout est grave, envole-toi au Bénin
Et pour visiter l'Afrique, pars avec un Namibien

{au Refrain}

Pour les ivrognes y a Agen, pour les camés y a l'Hérault
Pour les fétards il y a l'Aube, pour mettre le feu y a l'Anjou

Pour les riches y a la Charente, pour pas dire oui y a Dinan
Pour les méssants les z'Antilles, pour les gars d'la Réunion

{au Refrain}

Spéciale dédicace à tous les exilés de Picardie, qui ont quitté leur pays, ah !
Qui ont dû fuir avec des betteraves plein les poches

Aux Etats-Unis y a du pétrole (mais nous on a les betteraves)
Aux Emirats y a du pétrole (mais nous on a les betteraves)

En Afrique du Sud y a des diamants (mais nous on a les betteraves)
Un peu partout des talibans (mais nous on a les betteraves)

La Picardie c'est super, si t'aimes pas l'sucré y a la mer.
Pour les drogués y a Lethere, pour les forçats y a la Baie d'Somme