envoyé par stevieryan
dimanche 23 août 2009
qu'un son pur abreuve notre Sillon

du jeudi 27 au dimanche 30 août c'est la (ouah! tant que ça) 53em édition du festival du Sillon de Bretagne à Malville -Loire-Atlantique-
Z'au programme:
le jeudi: une marche de 6 kilomètres pour découvrir le patrimoine local à travers le site du château de Goust - prévoir les chaussures à des couettes et une lampe torche- attention au dahu!
le vendredi: cabaret balkans avec inspecteur gadjo et duo halàsz-pesovàr
le samedi: spectacle: "la dame blanche" avec les chanteurs pierre Guillard et Sylvain Girault accompagnés par la flure traversière d'Erwan Hamon et l'oud et la contrebasse de Fabien Gillé.
le dimanche:danses et musiques traditionnelles, artisanat d'art, et jeux traditionnels.
une manifestation organisée par le C.O.F.S.B. et cercle celtique de Malville
renseignement et réservations office de tourisme de Loire et Sillon: 02/28/01/60/16
tiens! vla un marin
Myriam et Thierry se se sont fait mener en bateau ,enfin surtout Myriam, mais passons...dans le marais qu'il est poitevin mais aussi les pieds dans l'eau de la Rochelle, pour une pêche mi-raculeuse mais presque sur un bord de l'atlantique-
iIs en ont ramené des souvenirs bien sur (ah les arêtes sous l'oreiller) mais aussi quelques photos, qu'il aurait été trop bête d'attendre la soirée diapos del'automne pour les publier, surtout que personnellement je les trouve plutôt seyantes-
Comme quoi cela valait le coup d'aller faire les boutiques de la presqu'ile afin d'y trouver, à force, cette marinière si Bretonne aux entournures et qui prend si bien la lumière. :-)
mein kampf, et ta soeur











Ce que j'aime bien avec serge, c'est outre le fait qu'il est un ami très cher et bon marché aussi (sinon j'aurais pas eu les moyens) c'est qu'il me surprend toujours avec des sujets qu'à par lui , je ne suis pas sur qu'on aurait pu y penser, un dimanche 23 août 2009-
en préambule:
salut
"c'est une meuf qui a pris Mein Kampf et a demandé
à des tas de gens de choisir une page et la refaire.
c'est super beau
elle s'appelle "Linda Ellia"
serge
le passage

Transmettre...
Une idée qui a du apparaitre dès que l'Homme s'est multiplié et que le temps imparti Adam, il a bien fallu songer à un moment ou un autre à céder la place.
Chacun traduit l'intention comme il veut, avec plus au moins de certitudes, de manière et de réussite...
il s'agit cependant et en toute occasion de rester circonspect et indulgent quand au résultat de la démarche.
Personne ne peut raisonnablement affirmer que le savoir distillé va atteindre et transformer son destinataire. -tout au moins dans le sens espéré- Mais comme personne ne peut raisonnablement prouver le contraire non-plus...
Que l'idée semble plutôt avantageuse et convenir à notre âme légère, raffinée ou carrément jurassique- il ne s'agit plus ici de se priver. De toute façon, même si on avait voulu le faire, c'est plus fort que nous.... Faut toujours qu'on la ramène. pour prouver aux autres qu'on existe et qu'ils en pincent pour nous -aie! sur le gras du bras-
Et après? me direz-vous-
( "Si ça se trouve, là tout de suite, vous me dites rien, vous n'avez pas de question particulière ou alors une autre qui n'a rien à voir d'ailleurs avec le pro-pot-c'est juste en sorte une formulation pour passer à la suite et donner vie à l'Anna-Lyse."-le psy est dans la cour et que personne ne sorte-)
Et bien, après, tout dépend de soi et des autres (encore!, m'enfin!) , des moyens intellectuels, matériels, culturels, et plein d'autres qui n'ont pas forcément encore trouvé chaussure à leur dictionnaire.
L'imagination est redoutable, riche, affligeante, caustique, collante, délicate, destructrice, bienveillante, un doigt dans le nez et l'autre au vent ("hum!" momo le modérateur) , agenouillée aux heures de pointe ou solitaire sur sa plate, elle balbutie ou s'époumone, tousse et crache, fait des ptits bruits au fond de la gorge et peut également racler tous les tiroirs, les faux-semblant, les poubelles la vie et les draps de la nuit.
Entre l'érection -pas forcément matinale- d'un musée, d'une bibliothèque, d'un monument à la gloire de son buste... la confection d'une poupée en chiffon, les oeuvres complètes de peggy sue (et on la comprend), un roman inachevé dans la poussière, la formule pour trouver de l'or au tabac-pmu- , un banc d'église à son nom, une cuillère en argent toujours avec le nom dessus, tant qu'à faire, une bague qu'on ne souhaiterait pas enlever d'un doigt refroidi, -même avec du très bon savon- une photo noir et blanc et dentelée, un dentier qui parle en ancien franc, une armoire qui a un fond bizarre -et si y'avait un trésor caché?- ,une ile qui prend l'eau, à peine un regard qui s'échappe, une voix qui s'asphyxie, un sourire gravé dans les coins, et tout ce qui reste à dire...
il y a donc de la place pour la transmission-
Bonjour et bienvenue à l'antenne, en ce beau dimanche sous vos applaudissements- je voulais cher blogounnet-spectateur , vous présenter pour ce mitant Dominique Ale, ensoleillé et accompagné par Caterina Valente et son orchestre- que l'on remercie pour sa participation et ses prouesses de diction matinale-
je voulais donc et virgule, vous présenter l'objet du MOI ("et tout ça pour en v'nir là" -un concierge de passage) qui n'est autre qu'un cahier, un peu amélioré tout de même,cartonné, relativement bien ficelé et dans lequel l'auteur a glissé quelques recettes de cuisine, écrites avec ses ptits doigts mal à Bill mais nerveux quand même.
A la question "qu'est ce qu'on a envie de refiler à la jeune génération, qui pourrait lui être éventuellement utile, même si on ne sera pas toujours là pour remplir le frigo... votre serviteur (on se calme, c'est encore une image) s'est dit comme beaucoup d'autres avant, après lui et pan dents aussi, qu'un recueil de ses prétentions culinaires, qu'il a pu tester sur ses cobayes progénitures -les pôvres- serait une idée pas plus idiote qu'une autre dans l'arbre de transmission de ses vertus pastorales. (pourquoi pastorale?-ben parce que c'est dimanche-tiens!) .
Et comme, ce qui pourrait sembler à première vue d'une accablante banalité possède plus d'un tour dans son sac..de jute (pourquoi jute?-là vous verrez avec le psy quand il sera revenu de la messe de 11 heures) l'intérêt de l'objet cher auditeur, c'est de permettre un échange entre toutes les composantes d'une même entreprise parallèle,
et ainsi,
de vieille tante, à mère-grand, de sa maman chérie, adorée à ses rencontres improbables, sans oublier que: "lorsque vous avez éliminé l'impossible, ce qui reste si improbable soit-il est nécessairement la vérité"-arthur conan doyle-
C'est une drôle d'Histoire, magique, chimique, calorique aussi parfois, que l'on peut découvrir au fil des pages, avec tous les sens giratoires et non autorisés, que l'on peut interpréter, compléter, et tâcher de quelques cuisines inexorablement incrustées. C'est une aventure pacifique, collective et avantageuse, un clin d'oeil délicat au passé décomposé et un verre de blanc sec et frais posé juste à côté pour ne pas oublier
que les plus beaux livres sont toujours à écrire et...
à la bonne vôtre bien sur!
et je propose que l'on se quitte là-dessus avec un classique de notre patrimoine hexagonal repris par Connie Francis pas forcément à sa plus avantageuse période, mais cela nous ramène forcément quelquepart et chacun d'entre nous aussi à l'humilité! Je vous souhaite un "Bon appétit" chèr(e)s soeurs et frères
- note de l'éditeur:le cahier de recettes présenté en devanture et très choli au demeurant, n'a aucun rapport avec ceux cités dans l'article précédent, il s'agit juste d'une illustration- les vrais documents étant trop timides pour avoir osé se montrer-aucune réclamation ne sera prise en compte concernant cet incident indépendant de notre volonté, merci de votre compréhension.
samedi 22 août 2009
récit de mer




"Originaire de Séné, je m'étais embarqué, au tournant du siècle comme novice sur le trois mats "Maréchal Suchet", commandé par le Capitaine au long-cours Joseph-Ange Créquer de l'Ile aux Moines.
Nous avions pris à Dunkerque chargement de briquettes pour Nouméa. Ce fut une traversée sans histoire, jusqu'à la mort de l'un de nos compagnons.
le capitaine, en homme de coeur, au lieu de laisser le marin décédé dans le poste d'équipage, le fit exposer au salon, à la place d'honneur pendant vingt quatre heures, c'est à dire jusqu'au moment de son immersion.
Chacun des membres de l'équipage à tour de rôle, put veiller ainsi en un lieu décent, la dépouille de leur camarade.
Sur les indications du Capitaine, le Maître d'Equipage avait confectionné un linceul de toile à voile qui fut lesté d'une lourde gueuse de fonte. Quand le moment fatidique fut venu, le Capitaine fit mettre en panne. Alors, quatre marins portèrent leur Camarade juqu'au sabord d'où il devait être immergé.
Le Capitaine qui était un fervent chrétien récite une courte prière, puis fit signe de laisser glisser à la mer la dépouille de notre malheureux compagnon. Ce fut pour l'Equipage un instant d'intense et douloureuse émotion. nous restâmes encore un moment sur les lieux, puis l'Officier de quart fit mettre en route.
La vie continuait...
quelques jours après, nous fûmes assaillis par une tempête effroyable au cours de laquelle, la misaine se déchira en deux. Elle fut déverguée et remplacée par une misaine neuve. Tout l'Equipage, Officiers compris, dut mettre la main à la pâte. Le Capitaine lui-même prit la barre afin de libérer le timonier.
Cent dix jours après notre départ de Dunkerque, nous jetâmes l'ancre à Nouméa, où les forçats de l'ile procédèrent au débarquement du navire. Quelques semaines après nous partîmes pour Londres chargés de nickel. Cette nouvelle traversée, sans incident notable devait durer cent cinquante cinq jours.
Je ne saurais terminer ce récit, sans rendre un hommage mérité à l'homme de coeur et vaillant marin qu'était le capitaine au Long cours Joseph Ange Créquer. il fut toujours très bon pour le jeune novice que j'étais, ses qualités professionnelles et sa bonté, lui valaient le respect,l'estime et l'affection de son Equipage qu'il traiait en toutes circonstances avec égards et humanité. Son sourire bienveillant avait, dès le début de la campagne, conquis notre coeur à tous.../..." L.N.
MARECHAL SUCHET
Trois-mâts carré lancé en 1902 aux chantiers de Penhoët à Saint Nazaire pour la Compagnie Française de Navigation. Repris par la Société des Voiliers Nantais, d'Eugène Pergeline, dont il fut le 13e navire.
Caractéristiques
Bâtiment à coffre dont le mât d'artimon ne gréait qu'une perruche simple surmontée d'un cacatois de perruche.
3000 tpl 2390 tx JB
Longueur 84,70 m Largeur 12,41 m Creux 6,93 m
Histoire
Pris au neuvage par le capitaine Béridon.
En Février 1909, au retour d'un voyage du Chili, allant de Falmouth à Londres en remorque du Guadiana, MARECHAL SUCHET se mit au sec sur Shingle Bank par suite d'une fausse manoeuvre du remorqueur. Le voilier talonnait violemment et menaçait de s'ouvrir. Le grand mât s'affaissa et se plia sous la hune. L'équipage dut abandonner le navire et se réfugier à Margate. Le 22 Mars, au cours d'une accalmie, l'équipage revint à bord et parvint à passer une remorque aux remorqueurs de secours. Le bâtiment fut tiré de sa fâcheuse position et put reprendre la navigation après réparations.
MARECHAL SUCHET traversa toute la période de la Grande Guerre sans faire de mauvaises rencontres.
Après la guerre, il fut vendu à un armement allemand qui le rebaptisa FAITH, et il continua ses voyages sur le Chili. En 1925, il revint même en escale à Nantes, chargé de salpêtre.
En 1926, c'est le grand armateur allemand de voiliers, Laiez, qui en fait l'acquisition et le rebaptise PELLWORN.
Au début des années trente, il est désarmé et prend le nom de HEIN GODENWIND (nom semble-t-il d'un personnage de comédie allemande). Il est alors transformé en restaurant et amarré dans la rivière de Hambourg. Le restaurant peut recevoir cinq cents personnes et des hublots supplémentaires ont été percés dans la coque. Le navire a conservé ses mâts, mais pas ses vergues hautes.
Il est détruit au cours de la seconde guerre mondiale, lors des bombardements alliés sur Hambourg.
photos et textes souces: forum spécialisé -peinture: patrimoine région Bretagne- et archives personnelles-
Inscription à :
Articles (Atom)