envoyé par neferzix
merci à myriam pour cette belle idée d'accompagnement musical
samedi 8 août 2009
Kothbiro - Ayub Ogada - The Constant Gardener - El Jardinero
chronique d'escale du premier jour
Cela faisait déjà quelques jours que nous consultions- avec circonspection certes mais quand même...les oracles météorologiques, pour essayer d'envisager ce qu'allaient nous réserver le ciel et toute sa bande pour les deux jours de liesse nazairienne des escales 2009. Un copain nous appelle la veille en nous annonçant que selon ses sources humides, ben c'était pas gagné- flotte à tous les étages, orage et ...désespoir!
Pfff!! que du pipeau- il a fait beau, pour cette première mouture et franchement il n'y a aucune raison valable que cela s'arrête en si bon chemin- et tagada tsoin-tsoin!
Des Ami(e)s du Morbihan et du Vaucluse ont fait le déplacement, la maison bruisse de toute cette généreuse et festive convivialité et en fin d'après-midi, sacs à dos et sourires aux lèvres nous voilà partis pédibus-direction le port qui accueille la 18em édition (et oui déjà) d'un festival toujours plein de surprises et d'émotions partagées.
Et oui, je sais bien, certains vont me dire (et j'ai les noms...) que je me laisse emporter par mon coeur d'artichaud saupoudré de guimauve baba cooliste pour ne voir que les bons côtés de la fiesta- que par exemple, au fil des ans on constate une certaine dérive de type " libre marché" ce qui fait que les associations qui jusqu'à maintenant avaient la part belle dans l'évênement ben pour certaines en tout cas, doivent déclarer forfait ne pouvant aligner les sommes rondelettes qu'on leur demande pour installer leur stands- et il n'y a plus que les grosses (assos.) qui résistent encore et le privé qui peu à peu s'étale...
Bon ça y est je l'ai dit, mais comme chacun sait rien n'est parfait dans le meilleur des mondes, et puis -humour bien sur - le patron des escales a usé ses culottes de militance dans les officines anars et entre libertaires et libéraux il n'y a parfois qu'un léger gué à passer - n'est-il pas? (je vais encore me faire des copains moi tiens) - d'ailleurs je sais de quoi je cause puique moi aussi j'en ai mangé avec appétit du ni dieu, ni maître- mais refermons présentement l'encyclopédie du père peinard en décrétant que c'est bien facile de tremper sa plume dans le fiel et nettement plus délicat et laborieux d'organiser ce magnifique évènement qui répétons question rapport qualité prix a peu de concurrence dans l'hexagone.
10 concerts étaient programmés pour la soirée et il a bien fallu choisir ce qui n'est pas toujours facile.. mais finalement nous avons donc question mise en bouche découvert la tchadienne Mounira Mitchala (prix découverte RFI) -une très belle voix, bien mise en valeur par la musique et des textes profonds parfois tristes parfois plus pêchus, pour parler de son pays le darfour-
A peine le temps de grignoter le casse croute jambon beurre-moutarde, tomate salade fromage préparé à l'avance par l'intendance- (ça c'est de l'organisation) et zou nous filons vers la grande scène, poser nos marques pour le concert de Césaria Evora -la cap-verdienne toujours aussi langoureuse. Elle ne bouge pas beaucoup la dame, elle a pas 20 ans non plus, mais quand elle chante une de ces ballades-ouah quelle magie- le public est sous le charme- les gens sont bien ensemble- et "saudade" repris en choeur par des milliers de gorges déployéres-quel panard! tiens regarde j'en ai encore des frissons.
uU ptit tour par le stand de saarlouis-ville jumelée avec saint-naz, histoire de rafraîchir nos émotions et notre dernier concert de la soirée sera celui de Sergent Garcia - véritable bête de scène qui avec son groupe de cubains z'et autres afficonados a mis le feu au parc des expos- allez bougez! bougez! et puis on a pu apprécier aussi son allusion répétée à saint nazaire ville bretonne- mince alors pourvu que msieur le maire n'en fasse pas un caca nerveux...
La suite à la prochaine!
jeudi 6 août 2009
chronique saint -narquoise
Fidèle à lui même et son programme: MÔA- JE et la caravane passe- "notre" timonier en chef qui aurait eu ses vapeurs après une émission de Thalassa de février dernier où l'on aurait causé du- je cite "charmant petit village de saint-marc sur mer" a décidé démocratiquement comme il sait faire de virer les panneaux "saint-marc sur mer- commune de saint-nazaire" pour les remplacer par "saint-nazaire" et pisque c'est ça! Na! tiens! plus de plage de msieur Hulot non plus- Le panneau qu'était là depuis une vingtaine d'années - on le vire et puis pendant qu'on y est sur les documents de l'office de tourisme local -ben! y'a plus de saint-marc non plus....
Ah le pouvoir! c'est bien connu à la longue ça vous arrange son Homme. et il faudrait sans doutes relire quelques pages choisies de la psychanalyse pour essayer de comprendre.
En tout cas, ce style très...heu!... on va dire "perso" pour rester dans les clous , n'étonnera pas bon nombre de nazairiens qui depuis de longues années le subissent- la culture c'est comme j'aime, la ville c'est comme mes visions , et les idées c'est comme je dis!
et quand je dis
- JE DIS-
ce n'est que de l'eau, ce n'est...
"Elle regarde la mer
Pendant des heures entières
Dans un vieux rocking-chair anglais
Le soir quand il fait doux,
Juste entre chien et loup,
Elle s'en va jusqu'au bout du quai,
Sa jeunesse est tombée à l'eau
Aucun oiseau, aucun bateau
Ne reviendra de ce voyage
Ce n'est pas qu'on vieillit,
Juste les chagrins qui prennent de l'âge
Pour traverser la nuit
Elle n'a au creux du lit
Qu'un vieux chat qui lui dit «Je t'aime»
Elle écrit des chansons
Sans savoir où elles vont
D'autres les chanteront peut-être,
La solitude est un bateau,
En restera-t-il un sur l'eau
Pour partir encore en voyage ?
Pour effacer les cris
De ces vieux chagrins qui prendront de l'âge ?
Ce n 'est pas qu'on vieillit,
Juste les chagrins qui prennent de l'âge
Elle rentre lentement
Jusqu'à l'appartement
Où personne ne l'attend jamais,
Elle va dans la cuisine
Se faire un thé de Chine
Dans un très vieux service anglais,
Son amour est tombé à l'eau
Aucun oiseau, aucun bateau
Ne reviendra de ce naufrage
Ce n'est pas qu'on vieillit,
Juste les chagrins
qui prennent de l'âge." -anne vanderlove-
mercredi 5 août 2009
à marée pour la vie
parce-que des mots sentant l'ordinaire à priori, ils pourraient bien en faire de drôles d'histoires qui vous émotionnent, un peu partout où y'a de la place pour être émotionné-
touché où ça chatouille,
approché de l'intérieur,
déboussolé de la côte et bouche bée parce qu'on sait plus quoi dire, rien à rajouter c'est parfait merci-heu! vous nous amènerez l'addition s'il vous plait!
Ah bon c'est déjà fait- sans qu'on s'en rendre compte! alors!...
Trop fort! les phrases et toutes ces virgules qui apaisent, qui respirent le texte et diable que ça sent bon!
même si c'est renfermé, même si c'est poussiéreux même si c'est tremblotant...
Vous avez de ces mots savez-vous! qui m'inspirent des musiques, pas toujours symphoniques parce qu'il n'y a pas forcément de la place pour recevoir toute la panoplie d'un philar-monique et françois aussi avec sa vieille guimbarde il peut également en abattre des murs de la honte ou de l'oubli.
Les moyens ne sont jamais disproportionnés , ils font boutique au coin de la rue des vents porteurs, à la vase comme je te pousse, à la jetée comme tu tangues.
remarque:
Le verbe est à apprivoiser dans le pré et c'est pas une mince affaire de le monter à cru-
mais je vois là des courageux qui s'éventent avec les livres, qui cata- strophes à l'occasion, qui torturent les adjectifs pour qu'ils avouent tout et poinçonnent les subjonctifs quand ils ont cinq minutes à la pause!
les mots sont à la ramasse à marée basse- je les pêche au trou et attention prudence et gérard aussi... ça mord à tous les coups!
astropolis bonjour


du 5 au 9 août à Brest, entre rêve, utopie, danse électro ... Et pour citer dans le texte les organisateurs inter-galactiques:
"L’été est propice aux grands rassemblements, aux pluies d’étoiles filantes, aux nuits blanches le regard plongé dans l’immensité de l’univers..."
une quinzième édition résolument cosmique donc histoire de se rappeler que Zébulon a fait tout la haut, il y a quarante ans -et selon la formule consacrée- un petit pas-doing! doing!- pour l'homme mais un grand pour les raveurs, rêveurs et autres poètes pouet!
astropolis le site
semaines musicales de quimper

31em édition des semaines musicales de Quimper
jusqu'au 21 août -le programme et toutes les infos utiles c'est par ici que voili
mardi 4 août 2009
voix off en compagnie
pêcheur devant l'éternel ou penseur pris dans ses bouchons? -estuaire mon bel estuaire ne vois-tu rien venir?
carte postale: J'ai trouvé un ptit camping sympa et tranquille, les pieds dans l'eau et avec une putain(g) de vue mon pote! ... Allez! t'embrasse tout le monde et à bientôt
le fan- club du maire a encore frappé!
lundi 3 août 2009
Et vous ? ça va ?

Des cris, des coups, des keufs
"Me voilà bien. J'ai une tumeur dans la fesse. Comme une orange en béton qui m'a poussé hier, ouille. Au moins, ça s'est substitué à la douleur du lumbago. Le hic, c'est que ce n'est pas tout à fait symétrique avec l'autre fesse, elle plutôt ramollo.C'était hier après-midi. J'étais fin prête pour la chimio qui commence aujourd'hui. J'allais retrouver mon amie Victoria pour papoter et voir une expo de photos.On frappe à ma porte. Pas Victoria. C'est Henri, un habitant de l'immeuble, visiblement bourré, comme parfois (je suis gentille, pour ne pas dire souvent). Architecte de formation, il est à la masse, imprévisible, en raison de son alcoolisme. A jeun, il peut être charmant et intéressant.Or, pendant mon absence corse, il a fracturé la porte d'un local «partie commune», inexploité, où mon voisin Sébastien et moi entreposons notre bazar, étant les seuls de l'immeuble à ne pas disposer de cave. En rentrant à la maison mercredi dernier, j'avais vu le travail: serrure fracassée, chambranle éclaté, chamboulement maximal à l'intérieur, mot vengeur et anonyme affiché. Reconnaissant l'écriture, j'ai soupçonné ce zinzin d'Henri, sans preuve formelle. Je suis allée sonner chez lui. En vain.Hier matin, disposant d'un peu de temps, j'ai donc alerté le conseil syndical, rédigé et apposé une affichette, rappelant que ce local était effectivement partie commune mais que chacun pouvait en disposer, il suffisait de demander. D'ailleurs Mme D., bientôt en dialyse à domicile, allait y entreposer à la rentrée des poches de liquide.Donc le charmant Henri frappe à ma porte. A l'évidence, il a lu l'affichette fraîchement posée. Première question de ma part :
—«C'est vous qui avez fracturé le local ?»
— «Oui, c'est moi, connasse, enculée, pute, c'est partie commune…»
Là, j'ai eu la présence d'esprit, quand le mot «pute» a commencé à tourner en boucle, de téléphoner à mon voisin Sébastien pour qu'il suive l'échange en direct et constitue un témoin auditif (je ne sais pas me servir de la vidéo de mon portable). Sébastien a donc suivi. Il a entendu la baffe que l'autre m'a mise, après que j'ai réussi à en esquiver une première. Je vous fais grâce des détails, assez croquignolesques. Allez juste: quand il m'a filé la gifle, maousse, il faisait tant de moulinets qu'il a laissé tomber son trousseau de clés puis il s'est barré en ouvrant une porte qui donne sur le porche.
J'ai donc ramassé ses clés, tout en rigolant à voix basse «il est tellement bourré qu'il ne sait pas qu'il a paumé ses clés».
Au bout de dix minutes, l'entendant faire les cent pas sous le porche, sans doute à la recherche de son trousseau, j'ai eu la bonté d'ouvrir la porte donnant sur le porche et de lui dire «Elles sont là, vos clés!». Je n'ai pas dit «connard», mais je l'ai pensé très très fort.
Vu qu'il m'avait cognée, je ne les lui ai pas remises, je les ai jetées à ses pieds. Et là, il a re-peté les plombs, il s'est engouffré chez moi, m'a foutu une détente du droit pour me faire tomber, juste sur une sorte d'estrade en béton qui longe la partie cuisine. Toujours le téléphone en main, je me suis dit «gaffe à la tête, gaffe au rebord», j'ai réussi à amortir la chute du bras droit et à prendre tout le poids de la chute sur la moitié de la fesse droite. D'où la tumeur.
J'ai repoussé mon charmant visiteur et me suis barricadée, tandis qu'il tambourinait sur ma porte. A noter que notre caressant pochtron sait que j'ai un cancer.Compte-tenu des coups portés, j'ai appelé le 17 pour savoir où déposer plainte un dimanche. Et là, à l'écoute de mon récit, les flics ont souhaité envoyer police-secours pour cueillir le loustic. Ce n'était pas mon objectif, mais tant pis. Henri ne cessait pas de faire des aller-retour devant ma porte, je voyais à travers le judas. Et moi qui ne suis pas trouillarde, je commençais à être moyennement rassurée.
Mon amie Victoria arrive, puis trois flics envoyés par le 17. Je leur explique la situation et voilà notre Henri qui redescend pour zoner devant ma porte. Ai pas pu m'empêcher de lui lancer :
— «Vous tombez bien, vous avez un comité d'accueil…»Sa ritournelle «pute» a repris de plus belle, ainsi qu'un net titubage, ce qui lui a valu une paire de menottes illico. Puis les keufs l'ont mis dans leur fourgonnette. Et m'ont proposé de me conduire au commissariat pour le dépôt de plainte. Assez futés, les flics ont réclamé un véhicule supplémentaire, pensant qu'il ne serait pas très malin de me transporter en compagnie du si avenant Henri. Celui-ci hurlait: «Vous allez me passer à tabac !!!» Une des fliquettes, très drôle : «Pas tout de suite, dans l'intimité.»Il a été placé en garde à vue et en cellule de dégrisement.
J'ai pu déposer plainte auprès d'un jeune officier de police judiciaire, surchargé de boulot. Il se préparait à auditionner une mineure roumaine de 12 ans prise en flagrant délit de vol à la gare du Nord. Tout un binz d'organisation: préparation du PV, interprète, caméra et micro pour enregistrer la séance.
J'ai d'abord poireauté dans son bureau près d'une heure, à constater le foutoir, la tristesse des locaux, il ne trouvait pas les DVD à graver pour l'audition de la mineure, ils auraient besoin d'un coup de main, les keufs, pour le ménage et l'organisation (je vais postuler, c'est sûr, disons entre chaque chimio). Là, j'ai osé un petit mensonge: «J'ai un cancer et une chimiothérapie qui commence demain, je dois prendre une prémédication à 18 heures (en fait, c'était à une heure du matin), vous croyez que ce sera possible !»Il a râloté puis au bout de dix minutes: «Bon, je vais prendre votre plainte.»
Ai expliqué les faits, que c'était le premier dépôt de plainte de ma vie, s'il ne s'était agi que d'insultes, je ne serais pas venue, mais là il y avait des coups, je ne pouvais pas laisser passer sans rien faire. D'autant que si j'avais été capable d'y faire face sans trop de dégâts aujourd'hui, ce ne serait peut-être pas le cas à l'avenir, avec l'affaiblissement induit par la chimio.
Le flic, Fabien de son petit nom, m'a proposé de me faire conduire aux Urgences médico-judiciaires pour constater l'état de ma fesse. Je lui ai répondu que ce n'était pas indispensable : bloquer trois policiers, faire le pied de grue trois heures à l'Hôtel-Dieu, pour constater un pauvre hématome, me voir gratifier d'une demi-journée d'ITT alors que que suis en arrêt-maladie et en affection longue-durée, on pouvait s'en dispenser, non ? Il a opiné, visiblement soulagé.
J'ai insisté pour que figure sur le PV que ce fou d'Henri était avant tout malade. Mon seul souci, c'est que je connais mal les réactions des alcoolos: est-ce que son passage chez les keufs va lui servir de leçon ? Me demande. J'espère.Le Fabien m'a informée d'une confrontation prochaine. Peut-être dès ce soir. Normalement, avec les tonnes de cortisone dont je suis bourrée aujourd'hui, ça devrait être possible.De toute façon, mon voisin Sébastien, qui n'a pas froid aux yeux et qui rentre de vacances mercredi, m'a annoncé qu'il prendrait aussitôt le poivrot pas rigolo entre quatre yeux.C'était donc l'opération «détente», telle que vous l'aviez préconisée. Vous voyez, j'obéis.Le canapé vient d'être livré. C'est chanmé. Timing respecté. Et c'est l'heure de poser le patch anesthésiant à l'endroit où l'on piquera dans deux heures, au-dessus du porte-cathéter.
Ayant rangé hier l'armoire à pharmacie, j'ai retrouvé trois patchs Emla datant de K1, certes périmés (mai 2008). Ne hurlez pas, on ne se refait pas, j'aime pas gâcher, je viens d'en mettre un, je suis sûre qu'il anesthésie encore. Rassurez-vous, si ça avait été à ingérer, là, j'aurais gâché.De toute façon, je ne suis pas très douillette… Vaut mieux, dans un sens, avec ce qui m'attend."
Rédigé le 03/08/2009 à 11h22 |
-une tranche de vie - trouvée sur le blog de: K-histoires de crabes-journal d'une nouvelle aventure cancérologique, par MDA