envoyé par pluktoo
"Petites boîies très étroites
Petites boîtis faites en ticky-tacky
Petites boîies, petites boîies petites boites toutes pareilles
Y a des rouges, des violettes
Et des vertes très coquettes
Elles sont toutes faites en ticky-tacky
Elles sont toutes toutes pareilles.
Et ces gens-là dans leurs boites
Vont tous à l'université,
On les met tous dans des boites,
Petites boites toutes pareilles
Y a des médecins, des dentistes,
Des hommes d'affaires et des avocats
Ils sont tous tous faits de ticky-tacky
Ils sont tous tous, tous pareils.
Et ils boivent sec des martinis
Jouent au golf toute l'après-midi
Puis ils font des jolis enfants
Qui vont tous tous à l'école
Ces enfants partent en vacances
Puis s'en vont à l'université
On les met tous dans des boites
Et ils sortent tous pareils.
Les garçons font du commerce
Et deviennent pères de famille
Ils bâtissent des nouvelles boites
Petites boites toutes pareilles
Puis ils règlent toutes leurs affaires
Et s'en vont dans des cimetières
Dans des boites faites en ticky-tacky
Qui sont toutes toutes toutes pareilles."
lundi 27 juillet 2009
Graeme Allwright - Petites boîtes
la société du spectacle, virgule balkanienne
Et puis veuillez s'il vous plait décoder le message: derrière sa lisse et sacrificielle merveillitude, qu'on se le dise! se cache un homme. Oui! vous avez bien entendu, avec ses fragilités, ses doutes, des chaussettes à changer et un coeur qui bât à l'unisson de la météo des plages. Certes, il ne boit pas, il ne fume pas, il fait du sport... tout le contraire de la plétaille kronenbourgué , mais quand-même - son harassante et exaltante charge le conduit parfois à.....je n'ose....Vite...marie-gabrielle- amélie un mouchoir à trois plis je vous prie! j'en suis tout retourné....
dimanche 26 juillet 2009
empreintes du grenier- premier acte-
D'abord trouver un titre, c'est souvent comme cela que les choses s'arrangent et puis ensuite tout s'articule, autour d'une idée finalement résumée en tête de gondole.
Et les points de suspension s'encordent comme j'imagine les hommes solidaires en montagne, car je n'y connais vraiment rien aux cimes et aux exercices du genre- mais l'écriture, enfin plutôt ma prose je la vois comme cela- partie de rien, en randonnée autour d'un mot, une pensée qui m'entraîne, qui me tire même, dans des pas, à peine des traces qu'il me faut deviner sans savoir où je vais, mais je sens d'avance -même dans la colère- qu'à un moment ou un autre ça va me faire du bien.
J'ai d'abord lu les autres, beaucoup;
Et m'enfuir dans leurs histoires que je ne comprenais pas toujours mais qui me mettaient en parenthèse d'un quotidien familial auquel je n'avais rien demandé et qui me le rendait si bien.
J'ai du mal à repérer les années avec exactitude, mes souvenirs de l'époque me supposent en culotte courte. De toutes façons, les jambes nues- été comme hiver- c'était la rançon de l'enfance d'alors, et l'examen de passage vers un état du presque grand se soldait -beaucoup plus tard- par des mollets sous toile...
Mes premiers émois de lecteur se nourrirent de la bibliothèque paroissiale.Oh! elle était pas bien grande et forcément très orientée, mais à mon niveau de découverte, elle me semblait immense et riche de plaisirs inconnus jusqu'alors.
Je ne brillais pas vraiment à l'école des frères mais au moins j'avais appris à lire et je me débrouillais plutôt pas mal -dans ce domaine- . Je devins donc rapidement client fervent, boulimique même, des quelques rayonnages gérées par des dames permanentées et gentilles qui à force de me voir dans leurs murs prirent l'habitude de me conseiller dans mes recherches. Après une première mise en bouche avec des revues pleines de dessins et peu de texte, il me fallut rapidement des nourritures plus solides. Les images, je n'avais pas besoin de les avoir sous les yeux puisque qu'il me suffisait de rentrer dans l'histoire pour me les fabriquer, à ma convenance.
Très vite, je m'orientais vers les rayons où s'alignaient sagement les livres d'une collection qui s'appelait "signes de piste". On y racontait les aventures de garçons qui avaient à peine quelques années de plus de moi. Les dames de la bibliothèque me laissaient faire trouvant sans doutes et à juste titre qu'il ne fallait pas réfréner mes velléités de connaissance. D'ailleurs souvent par la suite dans les bibliothèques successives que je fréquenterais , j'aurais la chance de rencontrer des personnes du même acabit qui me laisseront butiner ou bon me semble....
Une bande de copains, la vie au grand air, la découverte de la nature humaine et de ses environs dans une organisation communautaire en marge du monde des adultes voilà ce qui me plaisait dans ses histoires naïves et convenues de boy-scout, mais aussi sans doutes et je le découvrirais peu à peu et en seconde lecture, le trouble engendré par la proximité d'autres garçons et la tendresse pseudo- virile des amitiés particulières.
Quelques années plus tard, "comme c'est étrange", je serais scout marin, pas franchement intéressé par le lever des couleurs en uniforme et garde à vous au petit matin, mais plutôt et en autre par mon chef de patrouille lorsque nous dormions dans la même tente et que je le sentais, tout proche de moi...
affaire à suivre...
samedi 25 juillet 2009
"et toi même"

quand fulup fait l'andouille et bien ça donne ça...
pour info: le produit d'origine est une andouille de baye (finistaere)
Gérard Manset-Matrice
-envoyé par loin 5421-
"Les enfants du paradis
Sont les enfants sur terre
Alignés comme radis
Contre leur mère
Les enfants du paradis
Sont les enfants sur terre
Aux paupières arrondies
A l'iris délétère
L'iris délétère
Ils sont venus sur terre
Sans rien demander
Comme une pluie d'hiver
Sur une ville inondée
Est-ce pour nous aider
A supporter la peur du noir
Le tremblement de nos mémoires
Le choc de nos machoires ?
Renvoyez-nous d'où on vient
D'où on est né d'où on se souvient
Des perles de tendresse
Sanglots de l'ivresse
Renvoyez-nous d'où on vient
Sans le moindre mal vous le savez bien
Qu'on n'a pas vraiment grandi
Le sang nous frappe les tempes
Matrice tu m'as fait
Dans son lit défait
Matrice tu m'as fait
Mal... le mal est fait
Matrice
Renvoyez-nous d'où on vient
Par le même canal le même chemin
De l'éternelle douleur
De la vallée des pleurs
Renvoyez-nous pour notre bien
On n'en veut pas plus on demande rien
Que nager dans le grand liquide
Comme un têtard aux yeux vides
Matrice tu m'as fait
Dans un moule parfait
Matrice tu m'as fait
Mal... le mal est fait
Matrice
Matrice tout compte fait
Tu sais le monde est tout fait
Plus tu vas vers l'infini
Plus tu sais que c'est fini
Matrice tu m'as fait
Mal... le mal est fait
Plus tu vas vers l'infini
Plus tu sais que c'est fini
Matrice...
Matrice...
Matrice...
Matrice tu m'as..."
Bill Deraime - Babylone tu déconnes
-envoyé par floflo34600-
"Quoi qu'il arrive demain, je ne suis pas prêt d'oublier ça,
Un mec heureux m'a serré la main, un jour où j'avais froid,
Écrasé sous une paire de seins géants, j'attendais le métro,
Il s'est assis près de moi en rigolant, et en jouant avec un yoyo yo yo yo,
Il m'a demandé: "comment ça va?", j'ai répondu un peu surpris:
"Moi je suis loin du Nirvana, mais la vie c'est la vie"
Il m'a raconté des tas d'histoires, debout dans le compartiment,
Quand j'ai vu tout le monde se parler, comme une parenthèse qui s'ouvrait dans le temps.
J'y ai demandé où il allait, il m'a répondu: "je ne sais plus,
Mais c'est pas grave, là où je vais, je ne serai jamais perdu",
Il est descendu en dansant à Sèvres-Babylone,
Il dansait en chantant Babylone tu déconnes.
Babylone, Babylone, Babylone, tu déconnes,
Babylone, Babylone, bientôt t'écraseras plus personne,
Babylone, Babylone, Babylone, tu déconnes,
Babylone, Babylone, bientôt t'écraseras plus personne.
Si vous le rencontrez par hasard, ne le rembarrez pas,
Les occasions sont tellement rares, de rencontrer des mecs somme ça,
Non, ce n'est pas un ringard, vous apitoyez pas,
La pitié salirait son art, c'est un comique en te nue de gala.
Moi je l'ai revu depuis ce jour et j'aime bien aller le voir,
Les médecins disent qu'il est fêlé, c'est vrai qu'il se fend la poire,
Chambre vingt-trois, pavillon des Lilas,
Si tous les hôpitaux du monde pouvaient chanter comme ça!
Babylone, Babylone, Babylone, tu déconnes,
Babylone, Babylone, bientôt t'écraseras plus personne,
Babylone, Babylone, Babylone, tu déconnes,
Babylone, Babylone, bientôt t'écraseras plus personne"
"maisons" en vente

Une info en passant- Ben mince elle est déjà partie mip! mip! ah ben tiens la revoilà mais va falloir se dépécher
C'est le ptit LU qui cause:
" La vente aux enchères via Internet des micro-architectures et habitats légers que vous trouvez sur le site de Carnet à Frossay est lancée depuis quelques heures. ( ndc: ebay)
Vous pouvez accéder à toutes les informations depuis la page d'accueil (bandeau "infos évènements") du site d'Estuaire 2009 : wwww.estuaire.info
Les enchères se clôtureront le vendredi 31 juillet.
N'hésitez pas à nous contacter pour toutes informations complémentaires."
www.lelieuunique.com www.estuaire.info
vendredi 24 juillet 2009
Garçon! un rocard, sans eau

L'autre matin, à l'heure où blanchit mon earl-grey grâce au nuage de lait de soja (sans ogm)que j'y verse délicatement , y'avait dans le poste un vieux baroudeur de la politique qui expliquait -au nom de la défense de notre chère planète- qu'il fallait instaurer une taxe carbone et que d'ailleurs c'était le président (sa sainteté) qui lui avait donné mission de vomir pardon rendre un rapport sur le sujet. Evidemment présenté comme ça, personne ne trouve à redire. Dame! faut bien la protéger notre mappemonde déjà tellement dévastée par les grosses paluches pas bien propres de l'homme. Et puis en continuant à l'écouter le mec qui pense beaucoup et au débit si caractéristique où même ses blancs sont intelligents , je me suis dit à un moment donné, je crois que c'était à l'instant ou je m'en resservais une -de tasse-" il manque pas d'air le michel"
- je m'explique: Vous savez dans cette émission qui s'imagine démocratique, les auditeurs ont le droit de poser des questions, si elles sont pas trop longues et polies et tout ça et surtout après on leur coupe le sifflet des fois qu'ils trouveraient à redire après la réponse de l'illustre invité-mais passons-
Donc y'a un monsieur, on va l'appeller René, qui dit à Michel qu'il est retraité à peu près du même âge que lui sans doutes, et que sa voiture il l'utilise pour rendre visite à ses enfants, il a une petite retraite et il se demandre comment il va faire pour continuer à aller les voir si on le taxe un peu plus encore sur l'essence de son véhicule- et le michel pas gêné , il lui répond qu'il aura qu'à prendre son vélo- Véridique- on aurait dit du Lagarde dans le texte. Allez zou circulez, un papi en chasse l'autre.
Et il en fait du vélo lui, l'ex vieux p.s.u. de mes deux pour aller faire coucou à sa descendance?
Ah il a bien changé le camarade depuis les fêtes de la courneuve dans les années 70. J'imagine que maintenant après l'auto-gestion il fait dans la gestion de l'auto -de fonction naturellement - avec chauffeur incorporé -Ah! mais il est certainement resté gentil avec le ptit personnel, lui le chrétien social démogratte qui réfléchit tellement- Sauf que, c'est facile de donner des leçons aux autres quand comme la plupart des politicouilles, on est loin, si loin des réalités du quotidien de la majorité des français, qui louchent sur le découvert à la fin du mois. Car le prix du carburant lui et ses potes, ils s'en foutent c'est pas eux qui payent- idem pour le prix du gaz de ville qui va augmenter d'environ voyons je retiens zain je rajoute six allez! à la louche : 300 euros de plus à l'année sur une facture moyenne- mais puisqu'on vous dit que c'est pour protéger la planète. Vous allez quand même pas raller, bande de...!
Et le fric qu'on a filé aux constructeurs de bagnoles qui puent et aux banquiers qui pètent c'était aussi pour protéger la planète? Et tous ceux qui sont viré chaque jour de leur boite pour qu'on puisse fabriquer ailleurs des merdes qu'on va leur expédier ensuite de l'autre bout de la planète c'est pour protéger la planète? ... Mais soyons tranquilles tout est sous contrôle, à la rentrée on nous organise une jolie ptite épidémie de grippounette - et comme ça à la place de la fièvre sociale ce sera tout le monde au lit!
et un peuple couché y'a que ça de vrai...-pas vrai!-
Vous reprendrez bien un peu de tamiflu mon cher ministre ? oui mais alors juste un doigt cher président, j'voudrais pas abuser....
"Quand je suis au micro
ce n'est pas un meeting
Dans mes chansons, crénom,
ni messages ni consignes,
J'veux pas refair'e votr'e monde,
je veux rêver le mien
Et quand j'vous raconte
mes révoltes, mes chagrins,
Ne vous croyez donc pas obligés d'adhérer:
Dans mon parti y a qu'moi
et c'est déjà l'merdier!
Ni gauche ni centre ni droite
Je suis seul sur le ring
Avec ma gauche ma droite
Sans soigneur ni doping,
Ni gauche ni centre ni droite
Je suis seul sur le ring
Avec mon corps qui boite
La Mort qui me fait signe!
Croyez moi, ce choix-là n'est pas des plus faciles:
Les moutons de Panurge me traitent d'inutile,
Les miliciens rasés de révolutionnaire,
Les militants de choc de rêveur littéraire,
Y a rien qui irrite tant tous les troupeaux honnêtes
Que de ne pas pouvoir me coller d'étiquette!
Ni gauche ni centre ni droite
Ni blabla ni béquilles
Ni rouge ni blanc ni noir
Ni fusil ni faucille,
Ni gauche ni centre ni droite
Je suis seul sur le ring
Avec mon corps qui boite
La Mort qui me fait signe!
L'engag'ment politique,
pour moi, c'est comm'e la Foi:
Tu crois en Dieu, Bon Dieu,
ou bien tu n'y crois pas,
Je crois parfois en l'homme
dans mes moments de fièvre
Mais dedans mon terrier,
mi-sanglier mi-lièvre,
Loin des meutes de chiens,
des cors et des clameurs,
Je suis gibier d'abord,
vous n'êtes que chasseurs!
Ni gauche ni centre ni droite
Ni slogans ni insignes
Ni rouge ni blanc ni noir
Ni complice ni consigne
Ni gauche ni centre ni droite
Je suis seul sur le ring
Avec mon corps qui boite
La Mort qui me fait signe!.../... " -henri tachan-
