samedi 18 juillet 2009

Et le dimanche tu travailleras ...













Yves m'a envoyé cette série de diapos concernant le travail du dimanche qui bien sur... rend libre
Et maintenant, chers auditeurs, en direct de l'office du dimanche de notre université d'été,veuillez prendre votre missel page 41 versets u-m et p et tous en choeur chanter le cantique de notre gentil gourou bien à nous que tous les meilleurs cirques nous envient: "exploiter plus pour gagner plus"
-amène-

le voyage liquide


pensée de surface amarrée haute

Vous allez me manquer, le matin pâle et sa première douche de rosée ambassadrice d'une journée conforme à la raison.

J'aime par dessus tout les temps calmes où en cherchant bien, on peut entendre son coeur battre la mesure.
Je ne dirais pas"heure pour les braves" même si encore cette fois sorti victorieux des errances de la nuit, je savoure la plénitude, le respect des choses reposées à leur place, la maitrise d'un orchestre naturel et instinctif qui se répète sans jamais lasser ses rares auditeurs amateurs d'aube et de pénombre.
Les bruyants et fumeux carrosses sont encore rangés presque sagement dans leur boites; Ils reprendront bien assez vite leur infernal tour de piste lorsque la lune aura fini de ronger son quart réglementaire et d'une timidité extrême voir maladive se sera évanouie, profitant d'un nuage.

Vous allez me manquer, solitude complice, pensées fugitives, et envers du décors quand le vivant s'endort et que prenne en relais des chimères noctambules.

Je n'ai plus de grande passion pour les débordements collectifs, l'attroupement régulier, le monde mieux disant - normal - qui a besoin de bruit pour se croire exister.
Je préfère l'entre-deux, le paisible et feutré et même si parfois volcan qui se réveille, il peut tonitruant donner des gages de Vie majuscule, il s'appréhende dans ses différences, peurs et transparences toujours autrement qu'aux heures pleines.

Vous allez me manquer, mais est-ce bien raisonnable, puisque je suis grand maintenant et vacances réunis. C'est juste qu'il va falloir s'habituer , remettre l'horloge à sa juste mesure et se donner l'envie de faire -en somme- comme tout le monde! ...

vendredi 17 juillet 2009

le long du fleuve qui remonte









"Le long du fleuve qui remonte
Par les rives de la rencontre
Aux sources d'émerveillement
On voit dans le jour qui se lève
S'ouvrir tout un pays de rêve
Le tendre pays des amants
On part avec le cœur qui tremble
Du bonheur de partir ensemble
Sans savoir ce qui nous attend
Ainsi commence le voyage
Semé d'écueils et de mirages
De l'amour et de ses tourments.

Quelques torrents de médisance
Viennent déchirer le silence
Essayant de tout emporter
Et puis on risque le naufrage
Lorsque le vent vous mène au large
Des îles d'infidélité
Plus loin le courant vous emporte
Vers les rochers de la discorde
Et du mal à se supporter
Enfin la terre se dénude
C'est le désert de l'habitude
L'ennui y a tout dévasté.

Quand la route paraît trop longue
Il y a l'escale du mensonge
L'auberge de la jalousie
On y déjeune de rancune
Et l'on s'enivre d'amertume
L'orgueil vous y tient compagnie
Mais quand tout semble à la dérive

Le fleuve roule son eau vive
Et l'on repart à l'infini
Où l'on découvre au bord du Tendre
Le jardin où l'on peut s'étendre
La terre promise de l'oubli" -la carte du tendre- georges moustaki-

les glycines - Mama Bea Tekielski

une voix et quelle voix!
des textes et quels textes...
par exemple celui-ci:

"Je pèse quarante-huit kilos
Peut-être un peu plus, un peu moins
Ça dépend si j'ai du chagrin ou pas

Je pèse le poids de mes mots
Mes mots qui valent ce qu'ils valent
Mais, en tout cas, ce sont les miens
Et ces mots, quand je te les lance
Et que tu ne les attrapes pas
Je pèse le poids de l'absence
Avec ma rage au bout des doigts,
Je pèse le poids de la peur
Qui me tient éveillée la nuit
Les membres raidis sous le drap
Comme une dalle de béton
Les yeux tournés vers l'intérieur
A me demander qui je suis !

Je pèse le poids de mes actes
Qui sont pas toujours à ma taille
Qui se barrent sans prévenir
Sans demander la permission
Pour aller faire un peu plus loin
Quelques enfants adultérins
Que j'ai du mal à reconnaître,
Je pèse le poids d'un chien mort
Comme meurent les animaux
Avec ce regard qui s'étonne
Qui dit "Pourquoi tu m'abandonnes ?"
Ce regard insoutenable
Qui vous fait cracher vers le ciel
Un dernier refus misérable
Et qui fait qu'à jamais je pèse
La toute impuissance des hommes

Je pèse le poids de l'amour
Que je ne parviens pas à vivre
Ou de façon si maladroite
Que ma mère, sûrement, ne sait pas
La tendresse que je lui porte,
Je pèse le poids de l'amour
Qu'on rencontre si peu souvent
Qui, pourtant, doit nous délivrer !
Mais voilà, on n'a pas le temps
Ou alors, on est fatigué
Je pèse le poids de l'amour
Qu'est si difficile à donner
Et tout autant à recevoir
Alors, on reste là, tout seul
A peser le poids de l'orgueil

Je pèse quarante-huit kilos
Peut-être un peu plus, un peu moins
Ça dépend si j'ai du chagrin ou pas

Je pèse quarante-huit kilos
Toi, ça te fait ni chaud ni froid
Tu te dis "La fille, elle flippe
Dommage, mais c'est pas mon trip !"
D'accord, mais quand on se retrouve là, tout seul
Avec deux, trois spots dans la gueule
Faut bien raconter quelque chose
Pour essayer de se trouver
Pour pas rester des étrangers
"Toi, tu payes et moi je te baise"
Non ? alors raconte-moi
Combien tu pèses !"



http://www.mamabea.fr/

mon manège à moi






promenade sur l'île de nantes

comme si...
jules verne retrouvait son enfance sur les bords de loire.

Avec un crayon de bois et quelques feuilles volantes, il croque ainsi dans l'imaginaire fertile qui l'habite et sous nous yeux émerveillés le carrousel prend forme poétique.

Point de musique tonitruante, point de queue du mickey à attraper.
Ici c'est la magie qui trône.

Allez roulez! jeunesse ...

JOAN BAEZ "Famous Blue Raincoat"

envoyé par brigitte

mardi 14 juillet 2009

en grippe et bande dessinée
















Cela fait déjà longtemps que dans notre beau pays de cocagne et république bananière mêlés la santé publique tourne à l'économie de marché et qu'il y a régulièrement confusion entre le métier de médecin , celui de curé-pour la culpabilité et d'épicier pour l'ordonnance. Quand le dogme quel qu'il soit tient lieu de faire-part, on pasteurise à tous les coins de rue et gare à ceux qui ne suivent pas la ligne bleue des bourses. Pendant que les pharmaciens fourbissent leurs armes de rentrée, Marius nous envoie quelques dessins éloquents...

concernant l'auteur des dessins plus d'infos par ici

circonstance atténuante




Au dernier défilé j'avions 28 à bonnets et un tête nue.
Au dernier des filets j'avions 29 à beau nez
abonné A , à bonnet B, à bon essai ...

-aujourd'hui,
Je me suis mis sur mon 14 juillet
-
arrête ton char répondit l'écho

"un beau militaire ça doit savoir tout faire"

Décousu de fil bleu, blanc, rouge.
Un orchestre militaire...entre-nous ça te fais marcher!

Soldat sous l'uniforme tu restes un travailleur?
" pisque j'te dis que c'est dédé, j'l'ai bien reconnu quand-même"


tiens, t'auras du boudin-oui mais alors de l'antillais pimenté à tes souhaits, du galabar à gauche toute et les pieds de porc sous la table, et du qui se tartine comme un souvenir de goûter chez les paysans travailleurs, c'était bon jusqu'à la nozay!

militaire: nann trugarez

-"les guerres ont toutes sortes de prétextes mais n'ont jamais qu'une cause: l'armée. Otez l'armée et vous ôtez la guerre" -victor hugo-

"Dans les orchestre militaires Y a pas de cordes, y a pas de cordes, Dans les orchestre militaires Notre mandoline est morte... Y a que des cuivres pour faire des zim boum boum! Des tagada tsoin tsoin et des brrrrroum! Y a que des cuivres pour faire des Pont d'Arcole, Des cuivre pour nous passer à la casserole!

Y a que des tambours en peau de pauvre soldat, Des faux tam-tams, des tambourins au pas, Y a que des tambours de garde même pas champêtres Qui font vibrer les cons à leur fenêtre! Y a que des fifrelins de mascarade, Des flûte de pan! des pipos d'estocade, Y a que des fifres pour faire du berger En cas de guerre un mouton enragé!

Y a que des vents qui se lèvent à l'aurore Pour jouer la Marche cadencée de la Mort, Y a que des vents pour claquer les drapeaux Et faire bomber le torse aux généraux! Dans l'orchestre de mon coeur Y a une corde, y a une corde, Dans l'orchestre de mon coeur Y a une petite corde qui pleure." -henri tachan-

-"autrefois on cherchait des armées pour les mener combattre dans un pays. A présent on cherche des pays pour y mener combattre des armées." -montesquieu-

-"il suffit d'ajouter militaire à un mot pour lui faire perdre sa signification. Ainsi la justice militaire n'est pas la justice, la musique militaire n'est pas la musique." georges clemenceau-

-"Si l'administration militaire était bien faite, il n'y aurait pas de soldat inconnu." -louis jouvet-

de toutes les couleurs


"De toutes les couleurs
Du vert si tu préfères
Pour aller dans ta vie quand ta vie désespère
Pour t'enfuir loin du bruit quand le bruit exagère
Et qu'il met un champ d'ombre au bout de ton soleil
Quand les parfums jaloux de ton odeur profonde
S'arrangent pour lancer leurs signaux à la ronde
Et dire que les bois vertueux de l'automne

Sont priés de descendre et de faire l'aumône
De leur chagrin mis en pilule et en sommeil.

De toutes les couleurs
Du bleu dans les discours
Et dans les super ciels qu'on voit du fond des cours
Avec des yeux super et quand on voit l'Amour
Lisser ses ailes d'ange et plier sous l'orage
Quand les gens dérangés par la moisson du rêve
S'inquiètent de savoir comment les idées lèvent
Et comment l'on pourrait peut-être leur couper
Les ailes et la vertu dans le bleu de l'été
Quand naissent les idées avec la fleur de l'âge

De toutes les couleurs
Du jaune à l'étalage
Et dans la déraison quand Vincent la partage
Quand la vitrine du malheur tourne la page
Comme tournent les sols devant la Vérité
Du jaune dans le vent quand le pollen peluche
A l'heure exacte et fait danser le rock aux ruches
Quand une abeille a mis son quartz à l'heure-miel
Quand le festin malin semble venir du ciel
Pour rire jaune enfin dans le supermarché

De toutes les couleurs
Du rouge où que tu ailles
Le rouge de l'Amour quand l'Amour s'encanaille

Au bord de la folie dans la soie ou la paille
Quand il ne reste d'un instant que l'éternel
Quand grimpe dans ton ventre une bête superbe
La bave aux dents et le reste comme une gerbe
Et qui s'épanouit comme de l'Autre monde
A raconter plus tard l'éternelle seconde
Qui rien finit jamais de couler dans le ciel

De toutes les couleurs
Du noir comme un habit
Du noir pour ton amour du noir pour tes amis
Avec un peu de rêve au bout en noir aussi
Et puis teindre du rouge au noir les thermidors
Quand Dieu boira le coup avec tous tes copains
Quand les Maîtres n'auront plus qu'un bout de sapin
Quand ils auront appris à se tenir debout
Avant de se coucher pour tirer quelques coups
Et sans doute les quat'cents coups avec la mort" -léo ferré-