Yves m'a envoyé cette série de diapos concernant le travail du dimanche qui bien sur... rend libre Et maintenant, chers auditeurs, en direct de l'office du dimanche de notre université d'été,veuillez prendre votre missel page 41 versets u-m et p et tous en choeur chanter le cantique de notre gentil gourou bien à nous que tous les meilleurs cirques nous envient: "exploiter plus pour gagner plus" -amène-
Vous allez me manquer, le matin pâle et sa première douche de rosée ambassadrice d'une journée conforme à la raison.
J'aime par dessus tout les temps calmes où en cherchant bien, on peut entendre son coeur battre la mesure. Je ne dirais pas"heure pour les braves" même si encore cette fois sorti victorieux des errances de la nuit, je savoure la plénitude, le respect des choses reposées à leur place, la maitrise d'un orchestre naturel et instinctif qui se répète sans jamais lasser ses rares auditeurs amateurs d'aube et de pénombre. Les bruyants et fumeux carrosses sont encore rangés presque sagement dans leur boites; Ils reprendront bien assez vite leur infernal tour de piste lorsque la lune aura fini de ronger son quart réglementaire et d'une timidité extrême voir maladive se sera évanouie, profitant d'un nuage.
Vous allez me manquer, solitude complice, pensées fugitives, et envers du décors quand le vivant s'endort et que prenne en relais des chimères noctambules.
Je n'ai plus de grande passion pour les débordements collectifs, l'attroupement régulier, le monde mieux disant - normal - qui a besoin de bruit pour se croire exister. Je préfère l'entre-deux, le paisible et feutré et même si parfois volcan qui se réveille, il peut tonitruant donner des gages de Vie majuscule, il s'appréhende dans ses différences, peurs et transparences toujours autrement qu'aux heures pleines.
Vous allez me manquer, mais est-ce bien raisonnable, puisque je suis grand maintenant et vacances réunis. C'est juste qu'il va falloir s'habituer , remettre l'horloge à sa juste mesure et se donner l'envie de faire -en somme- comme tout le monde! ...
"Le long du fleuve qui remonte Par les rives de la rencontre Aux sources d'émerveillement On voit dans le jour qui se lève S'ouvrir tout un pays de rêve Le tendre pays des amants On part avec le cœur qui tremble Du bonheur de partir ensemble Sans savoir ce qui nous attend Ainsi commence le voyage Semé d'écueils et de mirages De l'amour et de ses tourments.
Quelques torrents de médisance Viennent déchirer le silence Essayant de tout emporter Et puis on risque le naufrage Lorsque le vent vous mène au large Des îles d'infidélité Plus loin le courant vous emporte Vers les rochers de la discorde Et du mal à se supporter Enfin la terre se dénude C'est le désert de l'habitude L'ennui y a tout dévasté.
Quand la route paraît trop longue Il y a l'escale du mensonge L'auberge de la jalousie On y déjeune de rancune Et l'on s'enivre d'amertume L'orgueil vous y tient compagnie Mais quand tout semble à la dérive Le fleuve roule son eau vive Et l'on repart à l'infini Où l'on découvre au bord du Tendre Le jardin où l'on peut s'étendre La terre promise de l'oubli" -la carte du tendre- georges moustaki-
une voix et quelle voix! des textes et quels textes... par exemple celui-ci:
"Je pèse quarante-huit kilos Peut-être un peu plus, un peu moins Ça dépend si j'ai du chagrin ou pas
Je pèse le poids de mes mots Mes mots qui valent ce qu'ils valent Mais, en tout cas, ce sont les miens Et ces mots, quand je te les lance Et que tu ne les attrapes pas Je pèse le poids de l'absence Avec ma rage au bout des doigts, Je pèse le poids de la peur Qui me tient éveillée la nuit Les membres raidis sous le drap Comme une dalle de béton Les yeux tournés vers l'intérieur A me demander qui je suis !
Je pèse le poids de mes actes Qui sont pas toujours à ma taille Qui se barrent sans prévenir Sans demander la permission Pour aller faire un peu plus loin Quelques enfants adultérins Que j'ai du mal à reconnaître, Je pèse le poids d'un chien mort Comme meurent les animaux Avec ce regard qui s'étonne Qui dit "Pourquoi tu m'abandonnes ?" Ce regard insoutenable Qui vous fait cracher vers le ciel Un dernier refus misérable Et qui fait qu'à jamais je pèse La toute impuissance des hommes
Je pèse le poids de l'amour Que je ne parviens pas à vivre Ou de façon si maladroite Que ma mère, sûrement, ne sait pas La tendresse que je lui porte, Je pèse le poids de l'amour Qu'on rencontre si peu souvent Qui, pourtant, doit nous délivrer ! Mais voilà, on n'a pas le temps Ou alors, on est fatigué Je pèse le poids de l'amour Qu'est si difficile à donner Et tout autant à recevoir Alors, on reste là, tout seul A peser le poids de l'orgueil
Je pèse quarante-huit kilos Peut-être un peu plus, un peu moins Ça dépend si j'ai du chagrin ou pas
Je pèse quarante-huit kilos Toi, ça te fait ni chaud ni froid Tu te dis "La fille, elle flippe Dommage, mais c'est pas mon trip !" D'accord, mais quand on se retrouve là, tout seul Avec deux, trois spots dans la gueule Faut bien raconter quelque chose Pour essayer de se trouver Pour pas rester des étrangers "Toi, tu payes et moi je te baise" Non ? alors raconte-moi Combien tu pèses !"
comme si... jules verne retrouvait son enfance sur les bords de loire.
Avec un crayon de bois et quelques feuilles volantes, il croque ainsi dans l'imaginaire fertile qui l'habite et sous nous yeux émerveillés le carrousel prend forme poétique. Point de musique tonitruante, point de queue du mickey à attraper. Ici c'est la magie qui trône.
Cela fait déjà longtemps que dans notre beau pays de cocagne et république bananière mêlés la santé publique tourne à l'économie de marché et qu'il y a régulièrement confusion entre le métier de médecin , celui de curé-pour la culpabilité et d'épicier pour l'ordonnance. Quand le dogme quel qu'il soit tient lieu de faire-part, on pasteurise à tous les coins de rue et gare à ceux qui ne suivent pas la ligne bleue des bourses.Pendant que les pharmaciens fourbissent leurs armes de rentrée, Marius nous envoie quelques dessins éloquents...
Au dernier défiléj'avions 28 à bonnetset un tête nue. Au dernier des filetsj'avions 29 à beau nez abonné A , à bonnet B, à bon essai ...
-aujourd'hui,Je me suis mis sur mon 14 juillet -arrête ton char répondit l'écho
"un beau militaire ça doit savoir tout faire"
Décousu de fil bleu, blanc, rouge. Un orchestre militaire...entre-nous ça te fais marcher!
Soldat sous l'uniforme tu restes un travailleur? " pisque j'te dis que c'est dédé, j'l'ai bien reconnu quand-même"
tiens, t'auras du boudin-oui mais alors de l'antillais pimenté à tes souhaits, du galabar à gauche toute et les pieds de porc sous la table, et du qui se tartine comme un souvenir de goûter chez les paysans travailleurs, c'était bon jusqu'à la nozay!
militaire: nann trugarez
-"les guerres ont toutes sortes de prétextes mais n'ont jamais qu'une cause: l'armée. Otez l'armée et vous ôtez la guerre" -victor hugo-
"Dans les orchestre militaires Y a pas de cordes, y a pas de cordes, Dans les orchestre militaires Notre mandoline est morte... Y a que des cuivres pour faire des zim boum boum! Des tagada tsoin tsoin et des brrrrroum! Y a que des cuivres pour faire des Pont d'Arcole, Des cuivre pour nous passer à la casserole!
Y a que des tambours en peau de pauvre soldat, Des faux tam-tams, des tambourins au pas, Y a que des tambours de garde même pas champêtres Qui font vibrer les cons à leur fenêtre! Y a que des fifrelins de mascarade, Des flûte de pan! des pipos d'estocade, Y a que des fifres pour faire du berger En cas de guerre un mouton enragé!
Y a que des vents qui se lèvent à l'aurore Pour jouer la Marche cadencée de la Mort, Y a que des vents pour claquer les drapeaux Et faire bomber le torse aux généraux! Dans l'orchestre de mon coeur Y a une corde, y a une corde, Dans l'orchestre de mon coeur Y a une petite corde qui pleure." -henri tachan-
-"autrefois on cherchait des armées pour les mener combattre dans un pays. A présent on cherche des pays pour y mener combattre des armées." -montesquieu-
-"il suffit d'ajouter militaire à un mot pour lui faire perdre sa signification. Ainsi la justice militaire n'est pas la justice, la musique militaire n'est pas la musique." georges clemenceau-
-"Si l'administration militaire était bien faite, il n'y aurait pas de soldat inconnu." -louis jouvet-
"De toutes les couleurs Du vert si tu préfères Pour aller dans ta vie quand ta vie désespère Pour t'enfuir loin du bruit quand le bruit exagère Et qu'il met un champ d'ombre au bout de ton soleil Quand les parfums jaloux de ton odeur profonde S'arrangent pour lancer leurs signaux à la ronde Et dire que les bois vertueux de l'automne Sont priés de descendre et de faire l'aumône De leur chagrin mis en pilule et en sommeil.
De toutes les couleurs Du bleu dans les discours Et dans les super ciels qu'on voit du fond des cours Avec des yeux super et quand on voit l'Amour Lisser ses ailes d'ange et plier sous l'orage Quand les gens dérangés par la moisson du rêve S'inquiètent de savoir comment les idées lèvent Et comment l'on pourrait peut-être leur couper Les ailes et la vertu dans le bleu de l'été Quand naissent les idées avec la fleur de l'âge
De toutes les couleurs Du jaune à l'étalage Et dans la déraison quand Vincent la partage Quand la vitrine du malheur tourne la page Comme tournent les sols devant la Vérité Du jaune dans le vent quand le pollen peluche A l'heure exacte et fait danser le rock aux ruches Quand une abeille a mis son quartz à l'heure-miel Quand le festin malin semble venir du ciel Pour rire jaune enfin dans le supermarché
De toutes les couleurs Du rouge où que tu ailles Le rouge de l'Amour quand l'Amour s'encanaille Au bord de la folie dans la soie ou la paille Quand il ne reste d'un instant que l'éternel Quand grimpe dans ton ventre une bête superbe La bave aux dents et le reste comme une gerbe Et qui s'épanouit comme de l'Autre monde A raconter plus tard l'éternelle seconde Qui rien finit jamais de couler dans le ciel
De toutes les couleurs Du noir comme un habit Du noir pour ton amour du noir pour tes amis Avec un peu de rêve au bout en noir aussi Et puis teindre du rouge au noir les thermidors Quand Dieu boira le coup avec tous tes copains Quand les Maîtres n'auront plus qu'un bout de sapin Quand ils auront appris à se tenir debout Avant de se coucher pour tirer quelques coups Et sans doute les quat'cents coups avec la mort" -léo ferré-