vendredi 10 juillet 2009

poèmes de mon vivant



"Du sang l'encre est-elle polissoir
est-elle en même temps
végétale et plaintive mémoire.
En quel printemps se dressent les hommes roux de notre race.
Débourberons-nous le feu enlèverons-nous aux flammes leur bourbe et quelles plaintes, quelles blessures de haine lapent les langues du ressac.
Tiendrons-nous aux mois d'été ce que nous promettions aux grands labours de mars Renoncerais-je à mon tour aux ribotes de la plaine.


Serait-ce le feu de la mémoire errante des falaises d'autrefois.
Serait-ce le feu de la mémoire d'un soleil d'étain et de tourbe vacillante d'un cratère où s'effilochent les courbes soufre et sang de la mémoire.
Serait-ce le feu, un ancien mouvement dans l'immobilité de la pierre.
L'avenir effrite mille générations dans la paume des hommes pour rebâtir et la mort ne la vit-on qu'une fois avant l'automne faudra-t-il en finir et regarder de loin les poètes par pleins prieurés embarquer sur la coque d'une comète.

.../...Lent si lent déroulement des houles amoncellement des rives.
La capitale enflure des affluents et le glissement d'eau vers les embouchures
dévaler le versant forestier de l'Atlantique
et pénétrer par l'horizontale des fleuves
berges molles comme lèvres d'ivrogne
dans le moutonnement des arrière-pays.

Ruissellement pointillé de phares débordement de la pierre enfoncement en nous des âges tertiaires: jamais je ne tiendrai jamais les grands travaux de mars que je me promettais.

C'est bien le feu de la mémoire errante des falaise d'autrefois.
C'est bien le feu des anciens mouvements dans l'immobilité de la pierre et nous ne survivrons à aucune naissance à peu de janviers sibériques nous ne traverserons dans son entier jamais un hiver sidéral
pas un feu,
pas un froid ne gerce le cuir et l'huile de la mémoire
et ni les femmes, ni les bourgeois n'en réchapperont
mais nous bâillons aux filles pour nous battre pour elles
et nous pansons nos victoires aux galaxies de l'hydromel
car de nous, car d'elles pas un n'échappera.
Les balises allument leurs poulpes électriques au changement de houle mais aucune voix par les fifres et les cors ne jette aux océans l'adresse de mes morts.
Par le froid nous nous reconnaîtrons
Par le feu nous deviendrons braves
et sur des paroisses aux routes secrètes fermées à tout clergé
fermées à tous ancêtres nous nous retrouverons pour de pesantes obsèques
dans l'immobilité de la pierre
c'est bien le feu un ancien mouvement des falaises d'autrefois
c'est bien le feu, l'errante mémoire."
-extraits de: "serait-ce le feu de la mémoire"
- gérard le gouic- poèmes de mon vivant- L.G. éditeur

anis aime là piquette, la piquette à l'anis


envoyé par patch barret:

PAS DE PANIQUE ! ! !

Grippe porcine : Le remède absolu !!!

Vous avez sûrement entendu les propos rassurants de Roselyne Bachelot sur le fait que la France dispose de traitements en quantité suffisante pour traiter le cas échéant la grippe porcine ; elle a évoqué le tamiflu, également utilisé contre la grippe aviaire.
Depuis, des anxieux se précipitent dans les pharmacies pour obtenir le fameux tamiflu, qui n'est délivré que sur ordonnance.
Pas de panique ! de quoi est constitué le tamiflu ? d'ostelamivir, produit à partir d'acide shikimique, lequel tire son nom du shikimi, autrement dit la badiane japonaise.
Or qu'est-ce que la badiane ? c'est la fleur qui contient l'anis gras et qu'on utilise dans la fabrication du pastis.
Alors, si vous voulez être immunisés contre la grippe porcine, pas de panique : buvez du Ricard ou des produits génériques comme casanis, berger, pernod etc ...!

(voix off:) certes, certes, mais je conseille à ceux qui n'aiment pas trop le pastaga de se faire des infusions d'anis étoilé, avec modération bien entendu (qui c'est celle-là?)- m'enfin, de toutes manières,il faut s'attendre à ce qu'à la rentrée de septembre et des brouettes, on nous fasse le coup de la vaccination générale-on s'intéresse jamais autant à notre santé que lorsque ça peut rapporter , faut bien faire travailler les labos cocorico...et comme leurs patrons sont des copains à "nos" politiques...tout est dans tout et lycée de versailles...

L'âme des poètes - Charles Trenet

"longtemps, longtemps, longtemps
Après que les poètes ont disparu
Leurs chansons courent encore dans les rues
La foule les chante un peu distraite
En ignorant le nom de l'auteur
Sans savoir pour qui battait leur cœur
Parfois on change un mot, une phrase
Et quand on est à court d'idées
On fait la la la la la la
La la la la la la

Longtemps, longtemps, longtemps
Après que les poètes ont disparu
Leurs chansons courent encore dans les rues
Un jour, peut-être, bien après moi
Un jour on chantera
Cet air pour bercer un chagrin
Ou quelque heureux destin
Fera-t-il vivre un vieux mendiant
Ou dormir un enfant
Ou, quelque part au bord de l'eau
Au printemps tournera-t-il sur un phono

Longtemps, longtemps, longtemps
Après que les poètes ont disparu
Leur âme légère court encore dans les rues

Leur âme légère, c’est leurs chansons
Qui rendent gais, qui rendent tristes
Filles et garçons
Bourgeois, artistes
Ou vagabonds.

Longtemps, longtemps, longtemps
La la la..."

patchwork




Et les mots cousus pas forcément de fil blanc mais posés bout à bout en seraient-ils?
Et l'impression d'une vie en construction qui croise celle des autres
Et le lien qui fait sa psychanalyse en dix vents et plus,
d'autant en emporte...
Et l'oeillet du marais cristallisant le sel
-miroir mon beau miroir-
Et la couverture tricotée par mamie
-rien ne se perd -rien de secret- tout se transforme-
Et l'àme légère des poètes qui court encore dans la rue longtemps, longtemps...
Et la larme qui rigole dans le sens de l'histoire
c'est la chute finale?
Et un sourire qui donne envie d'en remettre une couche
de bleu au plafond, de vert au plancher, de...
Et la théorie des ensembles, tous ensemble ouai! ouai!
Et devine qui vient diner?
Et le verbe aimer si étrange à conjuguer!
Et les patins qu'il vaudrait mieux prendre en rédigeant sa chronique
Et la porte doucement entrouverte en refermant son livre...

un geste citoyen

valérie m'envoie ce message que je relaie bien volontiers:

Le Président de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, Michel
Vauzelle, a lancé une pétition en ligne demandant l'inscription dans la
Constitution d'une charte des services publics garantissant "le droit
pour tous à des services publics de qualité et de proximité". Cette
pétition, accessible depuis le 15 avril sur Internet, affirme qu'on «
ne peut pas affaiblir les services publics sans affecter gravement la
République elle-même ». Si la pétition atteint 10 % du corps électoral,
le gouvernement sera obligé de procéder à un référendum national (comme
stipulé dans les textes de la Constitution) soit 4, 4 millions de
signatures. C'est énorme, mais réalisable si tout le monde s'y met !
Aujourd'hui 30 juin 2009, il y a 264913 signatures électroniques
enregistrées depuis le 15 avril 2009 ; Il en faut 4,4 millions... dont
les vôtres. Si chacun d'entre nous diffuse ce message à 10 personnes,
c'est faisable.


CETTE PROPOSITION EST LOIN D'ETRE FANTAISISTE OU IDEALISTE, CLIQUEZ SUR
L'ADRESSE CI-DESSOUS POUR EN SAVOIR PLUS, VOUS JOINDRE A LA LISTE DES
SIGNATURES ET TRANSFÉRER A VOS AMIS..
http://www.referendum-servicespublics.com/charte.html

jeudi 9 juillet 2009

Leonard Cohen - Here it is

merci brigitte

le charme discret du capitalisme mondialisé








ça s'appelle "catwalk", ça fabrique des pompes (funèbres?) ça possède 130 boutiques en inde dont une douzaine dans la godasse de luxe.et également 200 esclaves heu! pardon employés, qui bossent pour le prix de leur nourriture; Ces derniers vivent sur leur lieu de travail, c'est plus pratique...comme cela ils peuvent faire leur tambouille pendant le boulot, suspendre leurs vêtements et la nuit étaler des matelas dans les couloirs . Le lendemain en pleine forme et de bonne humeur, c'est reparti pour 16 a 17 heures de taf-
Ah j'allais oublier ici on n'est pas raciste on fait bosser également les enfants. A noter que c'est du travail bien fait et pratiquement tout à la main, montage, découpe..Pour rentabiliser les locaux et avoir le maximum de postes, on bosse superposé, un au-dessus, un au-dessous!
Cette petite merveille d'entreprise qui ne connait pas la crise et a des coups de production à faire rêver un responsable du medef (produit fini- coût de production inférieur à 7 dollars) elle se trouve dans la ville de mumbai , une des ville indiennes parmi celles qui se sont le plus développées ces dernières années, et la plupart des entreprises de la ville fonctionnent de la même manière.

Comme disait l'autre: "le travail rend libre"...
Le reportage photo a été réalisé par "schultz" au cours d'un voyage de prospection en inde pour développer leurs affaires. les commentaires ont été écrits à partir des réflexions des personnes de cette entreprise en découvrant sur le terrain les conditions de travail.

miracle

Et voila !! ça commence !!! Michaël Jackson n'est même pas encore ressuscité que déjà les miracles commencent et en Bretagne de surcroit (sur croix....) si ça se trouve la Bretagne va devenir le nouveau "ROYAUME", Israëk.( ou israec'h -voix off-)Il y fera beau tout le temps, les gens ne boiront que du miel et du nectar, les filles(toutes vierges) seront enfermées dans des couvents (pour leur bien) et une franche amitié bourrue, hirsute, virile se répandra parmi les druides du Nouveau Royaume d'Israëk et pour que leurs petites tuniques gardent leur éclats la lessive HOMO tomberait des cieux devant les laveries.........

Bon pour l'instant on parle de Mamie qui s'est perdue et que on l'a retrouvée( le fameux miracle)

Publié le 09/07/2009 à 12:12 - Modifié le 09/07/2009 à 12:23 AFP

Une randonneuse retrouvée après 11 jours sans nourriture dans la montagne
Une randonneuse bretonne sexagénaire, qui s'était perdue dans la montagne du parc national d'Ordesa (Espagne), a été retrouvée le 6 juillet par les secours espagnols après 11 jours et 11 nuits sans nourriture, a indiqué son mari. Partie en randonnée le 26 juin pour la journée avec un groupe de 14 marcheurs, Thérèse Bordais, 62 ans, avait décidé de devancer le groupe, qui cherchait alors à retrouver un sentier balisé. "Dix minutes après on s'est rendu compte qu'elle n'était plus là, on a appelé, crié son nom, mais aucune réponse", a raconté Marcel Bordais, son mari qui participait à la randonnée. Dès le soir de sa disparition, les secours ont mis en oeuvre des moyens importants pour la retrouver. "Il y avait des hélicoptères, des chiens, la Guardia Civil... Ils ont fait un travail remarquable" estime Marcel Bordais. Thérèse Bordais, qui avait échoué près d'un ruisseau au fond d'une gorge, a raconté son aventure au quotidien local Le Télégramme. Elle n'a mangé qu'un pique-nique en 11 jours, et pour être vue par les hélicoptères, elle étalait tous les jours ses vêtements sur le sol, a-t-elle expliqué au quotidien. C'est grâce à un tee-shirt rouge vif qu'un hélicoptère l'a repérée le 6 juillet. Hélitreuillée, Thèrèse Bordais a ensuite été hospitalisée à Huesca en Espagne. "Plutôt en bonne santé", selon son mari qui ne l'a pas encore revue, la rescapée devrait rentrer chez elle vendredi ou samedi.

opération foulards bleus



Ou suis-je?
ah! mais oui
... là... et toi aussi je te vois!... coucou lou coucou !!!

La Mémoire et la mer - Léo Ferré-

envoyé par jp noury

La marée je l'ai dans le coeur
Qui me remonte comme un signe
Je meurs de ma petite soeur
De mon enfant et de mon cygne
Un bateau ça dépend comment
On l'arrime au port de justesse
Il pleure de mon firmament
Des années-lumière et j'en laisse
Je suis le fantôme Jersey
Celui qui vient les soirs de frime
Te lancer la brume en baisers
Et te ramasser dans ses rimes
Comme le trémail de juillet
Où luisait le loup solitaire
Celui que je voyais briller
Aux doigts du sable de la terre

Rappelle-toi ce chien de mer
Que nous libérions sur parole
Et qui gueule dans le désert
Des goémons de nécropole
Je suis sûr que la vie est là
Avec ses poumons de flanelle
Quand il pleure de ces temps-là
Le froid tout gris qui nous appelle
Je me souviens des soirs là-bas
Et des sprints gagnés sur l'écume
Cette bave des chevaux ras
Au ras des rocs qui se consument
O l'Ange des plaisirs perdus
O rumeurs d'une autre habitude
Mes désirs dès lors ne sont plus
Qu'un chagrin de ma solitude

Et le diable des soirs conquis
Avec ses pâleurs de rescousse
Et le squale des paradis
Dans le milieu mouillé de mousse
Reviens fille verte des fjords
Reviens violon des violonades
Dans le port fanfarent les cors
Pour le retour des camarades
O parfum rare des salants
Dans le poivre feu des gerçures
Quand j'allais géométrisant
Mon âme au creux de ta blessure
Dans le désordre de ton cul
Poissé dans les draps d'aube fine
Je voyais un vitrail de plus
Et toi fille verte mon spleen

Les coquillages figurants
Sous les sunlights cassés liquides
Jouent de la castagnette tant
Qu'on dirait l'Espagne livide
Dieu des granits ayez pitié
De leur vocation de parure
Quand le couteau vient s'immiscer
Dans leur castagnette figure
Et je voyais ce qu'on pressent
Quand on pressent l'entrevoyure
Entre les persiennes du sang
Et que les globules figurent
Une mathématique bleue
Dans cette mer jamais étale
D'où nous remonte peu à peu
Cette mémoire des étoiles

Cette rumeur qui vient de là
Sous l'arc copain où je m'aveugle
Ces mains qui me font du flafla
Ces mains ruminantes qui meuglent
Cette rumeur me suit longtemps
Comme un mendiant sous l'anathème
Comme l'ombre qui perd son temps
A dessiner mon théorème
Et sur mon maquillage roux
S'en vient battre comme une porte
Cette rumeur qui va debout
Dans la rue aux musiques mortes
C'est fini la mer c'est fini
Sur la plage le sable bêle
Comme des moutons d'infini
Quand la mer bergère m'appelle"