lundi 22 juin 2009

"on vit une époque formidable" -sic-

J'ai bien conscience qu'il y'en a ptêt qui vont pas aimer la suite, mais comme petit a: "on ne peut pas plaire à tout le monde " et petit a en prime: c'est pas le but non plus de ce blogounet et que petit b: on est toujours "le beauf "de quelqu'un... cqfd je publie donc ce texte envoyé par fulup il est pas forcément à prendre au premier degré mais je trouve qu'il y a quand même des vérités là dedans- si vous avez des commentaires, allez, faut surtout pas hésiter ...

"On vit une époque formidable !

Scène 1 : Kevin montre son zizi à Nicole. Le maître lui dit en lui montrant son cutter que s'il recommence, il va lui couper le zizi.
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Année 1969 : Toute la classe rigole et Kevin, rouge de honte, se jure de ne jamais recommencer, en tremblant que ses parents ne viennent à apprendre ce qu'il a fait.
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Année 2009 : Les parents de Kevin portent plainte en accusant le maître d'avoir traumatisé leur petit chéri. Le maître est renvoyé de l'Education Nationale, sa femme le quitte en obtenant du juge pour enfants qu'il ne puisse voir les siens que quelques heures par mois et il finira SDF. Quelques années plus tard, Kevin est arrêté pour attentat à la pudeur sur la voie publique et on le soupçonne d'être l'auteur de plusieurs viols non élucidés.
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Scène 2 : Discipline scolaire.
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Année 1969 : Tu fais une bêtise en classe. Le prof t'en colle deux. En arrivant chez toi, ton père t'en recolle deux autres.
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Année 2009 : Tu fais une bêtise. Le prof te demande pardon. Ton père t'achète une moto et va casser la gueule au prof.
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Scène 3 : Franck et Marc se disputent et se flanquent quelques coups de poing après la classe.
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Année 1969 : Les autres les encouragent, Marc gagne. Ils se serrent la main et ils sont copains pour toute la vie.
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Année 2009 : L'école ferme. TF1 dénonce la violence en milieu scolaire, France Soir en fait sa première page et écrit 5 colonnes sur l'affaire.
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Scène 4 : Eric casse le pare brise d'une voiture du quartier. Son père sort le ceinturon et lui fait comprendre la vie.
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Année 1969 : Eric fera plus attention la prochaine fois. lI grandit normalement, fait des études, va à la fac et devient un excellent homme d'affaires.
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Année 2009 : La police arrête le père d'Eric pour maltraitance sur un mineur. Eric rejoint une bande de délinquants. Le psy arrive à convaincre sa soeur que son père abusait d'elle et le fait mettre en prison.
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Scène 5 : Jean tombe en pleine course à pied, se blesse au genou et pleure. Sa prof Jocelyne le rejoint, le prend dans ses bras pour le réconforter.
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Année 1969 : En deux minutes, Jean va beaucoup mieux et continue la course.
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Année 2009 : Jocelyne est accusée de perversion sur mineur et se retrouve au chômage, elle écopera de 3 ans de prison avec sursis. Jean va de thérapie en thérapie pendant 5 ans. Ses parents demandent des dommages et intérêts à l'école pour négligence et à la prof pour traumatisme émotionnel. Ils gagnent les deux procès. La prof, au chômage et endettée, se suicide en se jetant du haut d'un immeuble. Plus tard, Jean succombera à une overdose au fond d'un squat.
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Scène 6 : Arrive le 28 octobre.
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Année 1969 : Il ne se passe rien.
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Année 2009 : C'est le jour du changement d'horaire : les gens souffrent d'insomnie et de dépression.
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> Scène 7 : Tu dois faire un voyage en avion.
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Année 1969 : Tu voyages dans un avion d'Air France, on te donne à manger et t'invite à boire ce que tu veux, le tout servi par de belles hôtesses de l'air, et ton siège est tellement large qu'on peut s'asseoir à deux.
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Année 2009 : Tu entres dans l'avion en continuant d'attacher le ceinturon qu'à la douane ils t'ont fait retirer pour passer le contrôle. Tu t'assois sur ton siège, et si tu respires un peu trop fort tu mets un coup de coude à ton voisin. Si tu as soif le steward t'apporte la carte... et tu n'as soudain plus soif.
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> Scène 8 : La fin des vacances.
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Année 1969 : Après avoir passé 15 jours en famille en Bretagne dans la caravane tractée par une 403 Peugeot, les vacances se terminent. Le lendemain, tu repars au boulot, frais et dispo.
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Année 2009 : Après 2 semaines aux Seychelles obtenues à peu de frais grâce aux bons vacances du Comité d'Entreprise, tu rentres fatigué et excédé par 4 heures d'attente à l'aéroport suivies de 12 heures de vol. Au boulot, il te faut 1 semaine pour te remettre du décalage horaire."

dimanche 21 juin 2009

Charles Trenet ~Je Chante!

"Je chante !
Je chante soir et matin,
Je chante sur mon chemin
Je chante, je vais de ferme en château
Je chante pour du pain je chante pour de l'eau
Je couche
Sur l'herbe tendre des bois
Les mouches
Ne me piquent pas
Je suis heureux, j'ai tout et j'ai rien
Je chante sur mon chemin
Je suis heureux et libre enfin.

Les nymphes
Divinités de la nuit,
Les nymphes
Couchent dans mon lit.
La lune se faufile à pas de loup
Dans le bois, pour danser, pour danser avec nous.
Je sonne
Chez la comtesse à midi :
Personne,
Elle est partie,
Elle n'a laissé qu'un peu d'riz pour moi
Me dit un laquais chinois

Je chante
Mais la faim qui m'affaiblit
Tourmente
Mon appétit.
Je tombe soudain au creux d'un sentier,
Je défaille en chantant et je meurs à moitié
"Gendarmes,
Qui passez sur le chemin
Gendarmes,
Je tends la main.
Pitié, j'ai faim, je voudrais manger,
Je suis léger... léger..."

Au poste,
D'autres moustaches m'ont dit,
Au poste,
"Ah ! mon ami,
C'est vous le chanteur vagabond ?
On va vous enfermer... oui, votre compte est bon."
Ficelle,
Tu m'as sauvé de la vie,
Ficelle,
Sois donc bénie
Car, grâce à toi j'ai rendu l'esprit,
Je me suis pendu cette nuit... et depuis...

Je chante !
Je chante soir et matin,
Je chante
Sur les chemins,
Je hante les fermes et les châteaux,
Un fantôme qui chante, on trouve ça rigolo
Je couche,
Parmi les fleurs des talus,
Les mouches
Ne me piquent plus
Je suis heureux, ça va, j'ai plus faim,
Heureux, et libre enfin !"

Christian OLIVIER Olivia RUIZ JE CHANTE CHUT !!

HAMID Bouchnak et Malek - JE CHANTE - Nghani -

envoyé par adelive

piriac fête la musique








Samedi la chantrale nazairienne "la mauvaise troupe" a profité de la fête de la musique pour rendre une visite de courtoisie à piriac, la belle.

samedi 20 juin 2009

demain






Demain c'est l'été!
demain je prendrais mon flutiau pour aller jouer vivaldi dans le pré fraîchement coupé.
demain j'aurais une nouvelle bouée, celle à fleurs, dans le grand bazar de la plage remarquée demain je frais plein de pâtés avec ma pelle mon seau et la marée quand elle s'est débinée
deux mains si vous le voulez bien
demain, à l'heure ou blanchit de chaud ma cabane, sur mon hamac je me balancerai

demain c'est pas la veille demain, chic, j'aurais des ailes toutes neuves et drôlement bien repoussées
demain on rasera gratis et même les imberbes pour la justice sociale
demain y'aura qu'à se baisser pour ramasser
demain, avec des si ou des là peut-être, mais tout sera à portée
demain au fond de mon bol de thé fraichement cueillie à la rosée du jardin se baignera une fleur de jasmin
demain c'est plus la peine et saint ex et son "effort qui fait les forts" pourra aller se r'habiller dans sa carlingue déglinguée
demain c'est la révolution ou les soldes faut voir!
demain je prendrais mon sac de blog trotteur et j'irais visiter partout où y'a de la lumière mais faudra quand même pas oublier une paire de bougies dans la poche latérale et zippée.
demain on fera l'été en indien avec les plumes, la fumée des saucisses aux herbes et le calumet. demain c'est la fête aux poussettes, aux ventres démesurés et extensibles par procuration. demain la bière sera fraîche et les prières de l'abbaye s'envoleront dans l'air tendre.
demain je serais poète intermittent -un vers ça va...
demain j'suis en congés et na! et toc! et zou....
demain je veillerais à ne pas être dérangé.
demain la musique prend son pied et les fausses notes sauront en jouer.
demain on sera augmenté, enfin juste le temps pour travailler.
demain avec ses ptits doigts et la grippe A, sans blagues faudra quand même bosser.
demain le résident de la raie publique, grâce au dictionnaire trouvé dans le grenier apprendra le terme: humilité.
demain après le travail à la française des boeuf j'irais gratter
demain ça put? pas plus qu'hier finalement, ni moins...
demain on mettra les rollex à l'heure du chantier. "demain sera un autre jour, demain, demain, toujours demain"
demain y'a quoi pour déjeuner?
demain j'irais me faire cuire un oeuf sur le plat pays qui est pas le mien.
demain à midi tapante, je sonnerai la cloche à qui veut bien l'entendre.
demain ça se passe comment?
demain tournée générale pour la fête des pères.
demain dimanche l'empereur sa femme et le ptit prince, réfugiés politiques, iront comme tous les ans passer quelques jours dans leur propriété solognote, et ta soeur? ben elle beauce pourquoi? demain on ira voir la ptite mère dans son golfe plus très clair.
demain, trop timide après la grand messe, je piquerai un far à la boulangerie.
demain j'ai l'euro libérateur dans le bar au zoo.
demain je m'assoupis comme méduse au soleil.
demain je m'habille en cumulus humilis pas pour faire la pluie mais surtout le beau temps. demain j'arrête mes blagues, caramba!
demain c'est pas si sur mais ptêt après demain "j'veux du soleil" mais pas trop non plus! EH! ! oh! t'a qu'à aller voir à nice si ma retraite en peau de lézard y est!
demain j'srais jamais grand demain faudra monter la tente. Attention! en tout bien tout honneur.
demain ça va swinguer à macumba les flots.
demain sur le flot bleu i mobil et total, c'est pas une elf c'est un tanker qui passe.
demain on attendra pas de l'ouvrir pour le fermer l'aéroport à notre drame.

demain ce sera plus vert même en iran ou l'on broie du noir.
demain mon poulet j't'arrange le cou.
demain...
.j'ai oublié...

qui suis-je?
Zut!
sur la grève,
je perd la mer noire...
Dis! demain, tu crois que le lion il dort avec ses dents?

Scarborough Fair/Canticle

c'est l'heure des ptites douceurs
envoyé par: cskwan

jeudi 18 juin 2009

black is not toujours beautiful

merci fulup pour l'envoi du dessin

un été peut en cacher un autre



j'ai reçu ceci:
------------------------------------------------------------------------ Des comités de soutien aux inculpés de Tarnac, à ceux qui luttent ------------------------------------------------------------------------ On se bat aujourd’hui, comme hier, comme avant-hier, comme toujours, des hommes et des femmes se battent, pour leurs droits, pour garder leur emploi, pour travailler moins ou moins durement, pour des salaires moins rachitiques ; partout on se bat pour la liberté, pour son hôpital ou contre la prison, pour trois sous, pour des médicaments, pour l’honneur, pour les allocations, on se bat pour ses amis, sa soeur, son père, son frère ou sa mère, pour sauver la recherche, pour l’idée qu’on se fait de l’éducation ou de la psychiatrie ; pour plus d’avantages, pour moins de soucis, on se bat pour sa survie, on se bat parce qu’on ne veut pas crever ou parce que l’on crève de rage, ou bien encore parce que le mépris des gouvernants et des patrons, des juges et des contrôleurs sociaux, des cabinets d’études, des experts, des connards patentés et de ceux qui vous expliquent qu’il faut patienter encore, encaisser un petit peu plus, sous peine de payer de sa peau – parce que le mépris qu’on nous oppose est si évident et si insolent, on se bat aussi sans savoir bien pourquoi mais parce que ça vous tombe dessus ; partout, toujours, on se bat. Les raisons ne sont pas à discuter, la force qui les habite se charge de leur donner raison. Mais à coup sûr on se bat aujourd’hui avec plus de sérieux qu’hier, avec plus de sérieux qu’il y a dix ans, on se bat avec plus de sérieux qu’on ne l’avait fait depuis longtemps. On n’est moins prêts à se faire virer, massacrer ou affamer sans conséquence. Quand une délocalisation comme il y en a tant entraîne la destruction d’une préfecture (Continental), quand les employés d’ErDF et de GrDF rappellent par les faits qu’être employé dans les secteurs de l’énergie c’est aussi être en mesure d’éteindre la machine, quand on sort le canon pour garder son hôpital (Carhaix), voilà qui est sérieux, voilà qui a le mérite de rappeler que l’histoire est une puissance dont les hommes peuvent à chaque instant se ressaisir, au grand dam de ceux qui en sont, temporairement, les vainqueurs. A ce sérieux du peuple, et comme en miroir, répond le mépris des gouvernants et des gestionnaires, leur mépris sans limite, et ceci est leur forme de sérieux propre, c’est le sérieux des gouvernants. A ce sérieux du peuple, à ce sérieux qui est plein d’histoire, qui est plein de l’histoire du peuple, à ce sérieux qui est le retour de l’histoire, les gouvernants opposent leurs airs de bouffons grimaçants, leurs airs de courges satisfaites à Saint-Tropez, la nouvelle petite Marie-Antoinette présente son caniche à la presse, on organise comme de rien des sommets sur l’immigration, à Vichy bien sûr. Mais cela n’est pas tout. Il faut au sérieux vacillant de nos petits maîtres une quille, comme en ont les bateaux, une quille pour ne pas basculer trop fort, à la première vague. Et cette quille, c’est la peur. Au fait tout simple, au fait très élémentaire, et de toujours, que des hommes et des femmes se battent, on invente des noms de croquemitaine. C’est ainsi qu’on produit sur la scène médiatique les « casseurs », les « bandes » et les « terroristes », les « jeunes des cités » ou les « clandestins », comme on présentait jadis les « sorcières » au public avant de les brûler. Par un usage savant et crapuleux des nomenclatures, le journal de 20h et les discours des ministres ont rebaptisé, pour les lui rendre étrangères et odieuses, des techniques de lutte qui ont toujours appartenu au peuple, et notamment au mouvement ouvrier : il est devenu banal d’appeler une simple grève une « prise d’otages », on a même essayé récemment de qualifier un sabotage sans danger « d’attentat terrroriste ». Contre les sorcières, c’est bien connu, tout est permis. La prison bien sûr, avec ou sans procès, les contrôles judiciaires exorbitants, qui fixent les lieux d’habitation et les trajets autorisés, interdisent à l’ami de voir l’ami, au frère de voir la soeur ; et, quand « l’ennemi intérieur » est suffisamment avéré, par sa mauvaise naissance par exemple, les vexations infinies, les attaques de la police, à l’occasion le massacre. Tout ceci, les dénonciations publiques, les fabriques d’épouvantails, les dispositions pénales et militaires, visent d’abord à défaire les liens, les liens non-neutres, qu’il y a entre les êtres, les liens politiques. Les liens ne cessent pas quand on le leur demande, ils ne connaissent pas de Grenelle,l’amitié est la chair du politique – ou bien le politique est une insanité. Évidemment, nous avons besoin de bien plus qu’une manifestation, il nous faut des liens plus durables et plus joyeux, à la mesure du sérieux de la situation. Mais cette manifestation-là pourrait être une première rencontre, c’est notre invitation. Faites comme chez vous. RENDEZ-VOUS LE 21 JUIN, à 15h - MANIFESTATION PARIS - RER LES HALLES - Fontaine des innocents - www.manifdu21juin.com