envoyé par gayclic tube-
selon le nouvel observateur et relayé ce jour par serge,
"fuck you very much" de la chanteuse britannique lily allen serait devenu un nouvel hymne contre l'homophobie;
A retrouver aujourd'hui en couleurs, humour et relations Humaines sous le soleil nantais de la gay pride
samedi 30 mai 2009
The GayClic Collab Against Homophobia (from France) - Fuck You by Lily Allen
vendredi 29 mai 2009
l'homme qui marche mais sans la statue qui va avec d'habitude.







L'homme qui marche sur le trottoir d'en face, semble savoir où il va.
L'homme qui marche fredonnait un vieux truc comme çà: "no milk today", et il filait quand même de bon train vers l'affront de mère parce qu'il avait oublié une semaine à l'avance que c'était sa fête justement.
L'homme qui marche baillait aux oiseaux du jardin des plantes dans leur concert du soir, idée toute spéciale pour les roses qui commençaient à se la pêter du décolleté.
La robe était très belle, mais il fallait encore une variable d'ajustement pour qu'elle puisse prendre toute sa démesure dans l'encolure .
L'homme qui marche a déjà fait depuis lors un bon bout du chemin, et il se permet -pourquoi pas- de sautiller entre les flaques de lait parce qu'il a honte un peu pour les vaches qui de laissent taquiner les pis sans blé, pendant que des intellectuels de la fnsea se maquillent dans " cléopâtre à bruxelles".
J'aime pas et c'est comme ça qu'on joue avec la bouffe. "Chacun à ses limites" se dit l'homme qui marche en relassant ses pâtes au gaz avant d'aller passer les nouilles face à la montagne et son massif armor-ricain;
T'as planté ta tente, profite en pendant que le jour nous est acquis - Et où il y avait un blanc- un vieux sage (pléonasme) passa pas loin d'un côteau aoc .
Mon président sa sainteté et autres crapules magnifiques, l'Europe qui roucoule majuscule, est tendance-
Il s'agira de laisser un peu et sans effort, moisir la démocratie du dimanche pour qu'elle puisse aller dans le bon sens qui n'appartient à personne et donc à tout le monde. Marché de nuit: Les épiciers vivent tous sous des étoiles bleues-
L'homme qui marche est de bonne constitution mais pas les autres.
L'homme qui marche s'est arrêté une fois de plus à l'école primaire, pour croire naïvement qu'il avait une voix irrésistible;
Quand il rêve à l'europe, celle qu'il s'imagine et qui n'arrivera jamais, parce que l'homme qui marche est sans doutes trop pressé ou pas assez croyant ou n'a pas encore d'assurance vie... L'homme qui marche à rebours;
Et à cabourg tout en dégustant son chateaubriand sous la tonnelle.
A la pêche aux rigâdeaux c'était le meilleur pourtant, de tous les pantalons relevés, il faisait l'unanimité-
Et quand au soir venu, il s'agissait d'entamer la farce, pour sur, ce n'était jamais le dernier. L'homme qui marche est un farceur, de la saint jean au 14 juillet il passera l'été sans se presser, sans s'offusquer les noisettes non plus et tant pis pour la bise fort dépourvue.
L'homme qui marche c'est une femme sans le savoir et ça change tout et pas grand chose non plus-faut pas déconner-.
jeudi 28 mai 2009
Carina Round - Backseat
une petite pépite découverte sur le blog de saab "with music in my mind"
http://withmusicinmymind.blogspot.com/
mercredi 27 mai 2009
Morice Benin - Madame la misère
"Madame la misère écoutez le vacarme
Que font vos gens le dos voûté la langue au pas
Quand ils sont assoiffés il ne soûlent de larmes
Quand ils ne pleurent plus il crèvent sous le charme
De la nature et des gravats
Ce sont des suppliciés au ventre translucide
Qui vont sans foi ni loi comme on le dit parfois
Régler son compte à Monseigneur Ephéméride
Qui a pris leur jeunesse et l'a mise en ses rides
Quand il ne leur restait que ça
Madame la misère écoutez le tumulte
Qui monte des bas-fonds comme un dernier convoi
Traînant des mots d'amour avalant les insultes
Et prenant par la main leurs colères adultes
Afin de ne les perdre pas
Ce sont des enragés qui dérangent l'histoire
Et qui mettent du sang sur les chiffres parfois
Comme si l'on devait toucher du doigt pour croire
Qu'un peuple heureux rotant tout seul dans sa mangeoire
Vaut bien une tête de roi
Madame la misère écoutez le silence
Qui entoure le lit défait des magistrats
Le code de la peur se rime avec potence
Il suffit de trouver quelques pendus d'avance
Et mon Dieu ça ne manque pas " -léo ferré-
envoyé par leboc57
les p'tits vay n'arts




A vay (bonjour également) c'est à dire à une cinquantaine de kilomètres au nord de nantes si vous voyez ce que je veux dire. Ah bon vous voyez pas, ben z'avez qu'à sortir la carte, micheline. Donc du côté du pays de nozay et pour la troisième édition, samedi 30 mai ce sera le festival des ptit's vay n'arts. avec au programme du théâtre de rue et des concerts. Le rendez-vous est fixé à partir de 17h au théâtre de verdure de vay.La programmation s'adresse à tous les publics et c'est gratuit jusqu'à 12 ans- sinon c'est 12 euros sur place et 10 en réservant. (on peut se restaurer sur place) renseignements au: 06-71-39-58-30-
avé: la compagnie le filet d'air (cirque, danse et musique) - tête de pioche par le théâtre heyoka- fanfan la marguerite- et pour la partie musicale: les caméléons , epsylon et rivari'cha
mardi 26 mai 2009
toute sa vie on marche le long d'un cimetière



Finir un bouquin et rester sur sa faim; ralentir dans les dernières feuilles pour retarder le plus possible le moment de la séparation , la phrase ultime qui nous laisse orphelin d'une histoire où l'on avait trouvé sa place. une famille adoptive, des repères, des rites, des émotions...qui nous appartenaient un peu aussi. Parfois il faut faire des efforts pour passer le cap des vingt , trente premières pages. C'est pas toujours facile de rentrer dans l'aventure; apprivoiser une écriture, apprendre à s'y retrouver: dans les personnages, la complexité des situations. Et il arrive de lâcher prise, de refermer la porte en soupirant, un peu agacé, un peu ennuyé, un peu déçu... Il y a comme de l'alchimie dans la rencontre entre un écrivain et son lecteur, une relation de laboratoire qui peut donner un mélange homogène ou explosif et au pire un pétard mouillé.
Aussi quand on s'envole à l'économie des mots, quand les images, les sons, les odeurs et plus encore nous parviennent avec justesse et précision, quand on y pense après l'avoir quitté, on se dit que c'est gagné et qu'une fois de plus la magie du verbe a fait son devoir de mémoire, son show privé rien que pour nous.
La lecture est une drogue du plaisir à consommer avec largesse d'esprit et sans modération...
".../...La maison était parfaitement similaire à ses quatre voisines. Un numéro 15 en fer forgé était planté à droite du portail en PVC qu'on avait poncé récemment pour en enlever les traces grises, portail désormais terne et couvert de rayures. Des fenêtres voilées donnaient sur la rue et sur un jardin plein d'ennui qui sentait le désherbant, un espace sans verdure, sans âme, planté seulement de rosiers taillés et retaillés, disposés le long d'une allée en gravillon qui s'arrêtait net devant les portes du garage. A peine pouvait-on deviner le début d'une pelouse de l'autre côté de la maison, masquée par des transats en matière plastique posés contre un mur pour éviter que la pluie y stagne. J'ai pensé au ballon, au carton, et je me suis dit que ce n'était pas possible, que je n'étais pas à la bonne adresse, que tous ces gens que j'avais croisés depuis l'école s'étaient peut-être trompés. On a écarté un rideau. Le regard glaçant et la bouche sévère, une femme a émergé de la pénombre. J'ai fait demi-tour. -Qu'est ce que vous faîtes là? Elle est apparue sur le seuil, en haut des quelques marches qui menaient à la porte. -Je vous préviens, si c'est commercial, nous ne sommes pas intéressés. -Non, ce n'est pas commercial... -Pareil pour la Bible, ou vos sectes là. Ce n'est pas la peine d'essayer, je n'en ai rien à faire. -Ne vous inquiétez pas. -Alors c'est pour quoi? -J'ai retrouvé le ballon que vous avez envoyé. -On n'a rien envoyé du tout. -Un ballon jaune, à la kermesse. Je suis passé à l'école et ils m'ont dit que c'était vous. -Si on n'a pas mis de nom, c'est pour avoir la paix. -Donc c'est vous? -Je n'en sais rien. Je vous dis que je m'en fiche. Et voilà mon mari qui arrive. Allez, foutez le camp! Une voiture s'est garée juste derrière moi. Un petit homme en est sorti. Un air gentil. Un costume gris. -Qu'est-ce qui se passe? -Alexandre, dis à ce monsieur de s'en aller. -Je ne suis pas venu pour vous embêter. Seulement vous annoncer qu'on a retrouvé le ballon jaune que vous avez envoyé à la fête de l'école. Vous avez peut-être gagné. D'un coup, dans ses yeux, j'ai vu passer des pausages aussi tristes que le tissu de sa veste. il a réprimé des émotions sur le point de le submerger. Seule sa lèvre supérieure a tremblé. -S'il vous plaît, n'insistez pas. C'est compliqué pour nous. Surtout pour ma femme. -Qu'est ce qui est compliqué? Il a détourné le visage et il a regardé la maison avec lassitude, comme s'il venait de la vendre. -Vous travaillez à l'école? -Oui et non. -Vous êtes professeur? -Remplaçant. -Il n'y a plus grand monde au courant de toute façon. La directrice... Il a fait signe à sa femme de rentrer. il s'est frotté les mains avant de les passer à plat sur sa barbe. -Nous avions un enfant. Il y a cinq ans. il a...Un accident. Juste avant les grandes vacances. 0 chaque mot qui quittait sa bouche il avait l'air plus frêle, plus fragile, misérable. J'ai presque eu envie de le prendre dans mes bras. Il n'était qu'une éponge de larmes que personne n'avait pris le temps de serrer. -On continue de soutenir l'école comme on peut. On fait un gâteau pour la kermesse. On achète des billets de tombola. Des ballons... Toute la misère du monde sest abattue sur le trottoir. -C'est lequel qu'on a retrouvé? -Le jaune. -Ah. C'est bien...Pour être honnête, je ne m'en souviens pas. Je me suis excusé. Je lui ai dit adieu, que j'étais désolé; il m'a répondu qu'il n'y avait pas de quoi et m'a serré la main. Arrivé près du carrefour, je l'ai regarder gravir la dernière marche avant le perron et la porte d'entrée. Il s'est essuyé les pieds. Il a repris son souffle. Il a frappé doucement sur le carreau. En repartant, j'ai longé le mur du cimetière pour m'abriter du soleil. des pierres tombales émergeaient tous les deux ou trois mètres. il y en avait des dizaines, peut-être davantage que d'habitants dans la commune. Des frères et soeurs. Des enfants. Des arrière-grands-parents. Des clochards enterrés dans le coin des pauvres, là où ce n'était pas la peine de payer. Tous serrés les uns contre les autres comme pour se tenir au chaud, comme pour nous garder une place, comme s'ils nous attendaient. Arrivé au bout du mur, j'ai posé mes affaires près d'un platane et j'ai fouillé dans ma vareuse pour en sortir le carnet: "toute sa vie on marche le long d'un cimetière"
C'est venu tout seul. Peu importaient les jours, qu'ils soient joyeux ou trsites à pleurer, voilà que l'inspiration ne voulait plus m'abandonner; ça m'a réconforté. J'ai rangé mon carnet, attrapé mon sac, puis j'ai pris une route, et rien ne dit qu'elle fût la bonne."
extrait de : "voyager léger" de julien bouissoux- éditions de l'olivier-







