mardi 7 avril 2009

Maxime Le Forestier - L'homme au bouquet de fleurs

"Un bouquet d'fleurs
à la main
Il sort du magasin
Il avance de bon coeur
Où va donc cet humain
Qui porte un bouquet d'fleurs
Où va donc cet humain
Qui porte un bouquet d'fleurs

Vers quel rencard
Quel amant dans l'placard
Quelle inconnue
Dans la toile entrevue
Quelle fête des mères
Quel ami sincère
Quelle moitié d'aveu
Quel amour qui flanche
Quel drôle de cheveu
Sur sa manche

Où va donc cet humain
Qui croit qu'on est dimanche
Où va donc cet humain
Qui croit qu'on est dimanche

Un bouquet d'fleurs à la main
Il connaît l'chemin
Il avance de bon coeur
Qu'attend donc cet humain
Qui porte un bouquet d'fleurs à la main
Qu'attend donc cet humain
Qui porte un bouquet d'fleurs à la main

Quel genre de fête
Quel anneau dans la tête
Quel coeur qui bat
Et n'attendait que ça
Sur quelle blessure
Quel trou dans un mur
Pour quel adieu
Pour décorer quel dieu
En vue d'assouvi
Quel désir

Qu'attend donc cet humain
Qu'est fait pour le plaisir
Qu'attend donc cet humain
Qu'est fait pour le plaisir

Un bouquet d'fleurs à la main
Il connaît l'chemin
Il avance de bon coeur

Que cache donc cet humain
Qui porte un bouquet d'fleurs
Que cache donc cet humain
Qui porte un bouquet d'fleurs
Il marche pas vite
C'est pas des marguerites
Il presse le pas
C'est pas des camélias
Il marque une pause
Il a pas pris des roses
Ses neurones agissent
C'est pas du cannabis
C'est pas l'temps du tout
Des coucous

Que cache donc cet humain
Qui respire avec nous
Que cache donc cet humain
Qui respire avec nous

Un bouquet d'fleurs à la main
Il sait trop l'chemin
Il va rentrer chez lui
Pourquoi donc cet humain
S'est acheté des soucis
Pourquoi donc cet humain
S'est acheté des soucis" -l'homme au bouquet de fleurs-l'écho des étoiles-

JE fus enfant











" Enfant, j'imaginais toujours que les vieux (cinquante ans) avaient un net avantage sur moi. Leurs visages, aux cheveux qui viraient à l'argent, leurs yeux étoilés jusqu'aux tempes, leurs corps faits, arrivés, me disaient qu'ils avaient un contrôle absolu sur tout. Ils ne dépendaient de personne, ils avaient le droit d'être heureux. Je ne me doutais pas qu'ils pensaient à la mort, de plus en plus souvent, et à la déchéance à venir, qu'ils ne pouvaient pas faire semblant puisque le temps leur disait tous les jours. Attention, je m'écoule, ça ne s'arrêtera pas, jouis du bonheur que tu possèdes encore. Est-ce que j'ai accumulé assez de bonheur pendant la première moitié de ma vie?" -martin provost -"léger, humain, pardonnable"- roman- seuil-








"Je fus enfant dans le noir. Parfois pour me punir mon père m'enfermait seul dans le couloir près de la boutique rutilante d'oignons de poireaux et d'aromates. Puis il venait me chercher avec sa grosse voix il pardonnait m'embrassait me tirait affectueusement les joues. Ce sont là des souvenirs que le sang devenu adulte n'oublie pas. Aujourd'hui il m'arrive souvent d'être dans le noir la lecture des journaux est un acte terrifiant. En ces temps de flammes et d'inquisition. On assassine partout les pauvres on fauche partout la clarté humaine. Partou on bâtit prisons et esclavage. La voix de la speakerine est une lame de couteau qui fend le coeur et l'âme. Aujourd'hui il m'arrive souvent d'être dans le noir et le plus terrible est de savoir que mon père ne viendra pas avec sa grosse voix qui pardonne toujours et ses mains ouvrières pour me tirer les joues dans le couloir près de la boutique Oignons Poireaux et Aromates."-" je fus enfant"-andré laude-vers le matin des cerises-

lundi 6 avril 2009

bouge de là?






















"Nous sommes où nous sommes-nous restons où nous sommes arrivés. Pourtant nous ne restons pas là où nous sommes-nous ne restons pas où nous sommes arrivés. Là où nous sommes tantôt nous restons, tantôt non. Là où nous ne sommes pas arrivés, tantôt nous restons- tantôt nous ne restons pas (nous partons). Là où nous sommes venus il se peut que nous restions- il se peut que nous ne restions pas. Là où tu es venu, resteras-tu? Ne cesseras-tu de partir, au lieu d'arriver, de rester? Ne finiras-tu pas d'arriver et tantôt de rester et tantôt de partir? Toi qui restes, penses-tu ne jamais partir? toi qui pars, saurais-tu, pourrais-tu rester ou revenir? Est-il possible à la fois de rester de partir, de ne pas rester de ne pas partir? Tout est dissemblable tout se ressemble - ce qui part ce qui reste ce qui est ce qui n'est pas- ce que l'on dit a trop de sens n'a pas de sens" -conjugaisons et interrogations 2 - jean tardieu-












"Rentré chez lui le voyageur nettoie ses bottes ses yeus striés du sang des paysages-puis de ses doigts noircis feuillette un livre- bouquet de faits mal liés cousus d'un fil forcément blanc que ne traverse aucun délire. Dans le roc l'éclatement de la source fière et calme tendait la cruche des oublis- coup de canon lointain dont le tonnerre se penche à l'orée de l'oreille pour évaluer la profondeur de ce puits de silence. Est-ce aujourd'hui que les hommes s'en iront hors des maisons avec des paumes en feu et des bouches carnivores? Est-ce aujourd'hui que les couleurs humaines d&voreront le vert des bois et le pacage des morts? En bel orage tranquille la vie remonte par dessus l'horizon- les plantes paissent le suc des pierres -les gouttes d'eau suintent dans les prisons. Rentré chez lui le voyageur se lave les mains- rallume sa pipe éteinte- tend les deux poings à l'avenir qui lui remet ses lourdes chaînes de silence- puis il se couche le voyageur- puis il s'endort- et dort et dort et dort." -retour- michel leiris-

vélorution


sneck a encore frappé (merci rémy)
Quand à la pensée du jour, c'est un envoi de philippe : "Si tu choisis l'incinération, sache que ce sera ta dernière cuite. Tandis qu'enterré, tu auras toujours une chance d'avoir un petit ver dans le nez. " je vous laisse méditer...

quand le visage perd la face






















Olivier de sagazan, peintre et sculpteur nazairien réunit jusqu'au 3 mai à l'espace rex au pouliguen (4 rue de la plage) une douzaine de peintres et sculpteurs autour du thème "la défiguration". "Pour mieux comprendre" de quoi il s'agit on peut bien sur venir voir l'expo mais également se référer à un livre d'evelyne grossman "la défiguration" paru en 2004 aux éditions de minuit et qui explique comment: "Certaines des œuvres majeures du XXe siècle (celles d’Artaud, de Beckett, de Michaux, d’autres encore...) déforment les figures reçues de l’art, de l’écriture, du sens. Elles bouleversent nos systèmes de pensée et la tranquille stabilité des oppositions qui souvent les gouvernent. En ce sens, elles relèvent d’un nouvel iconoclasme. Elles nous invitent par exemple à nous poser quelques questions troublantes, dont celles-ci : face à la normopathie contemporaine, ce cache-misère d’une inavouable dépression, face à ce narcissisme grégaire socialement gratifié où chacun se reconnaît dans le regard admiratif qu’un autre semblable lui jette pour qu’il le lui renvoie, comment inventer les formes vivantes (plastiques, plurielles) d’une résistance à l’image ? Comment se déprendre des formes pétrifiées de l’identitaire ? Comment inventer à chaque instant les figures mouvantes de la représentation de soi et de l’autre sans y perdre toute identité ? Sous ce mot de défiguration, on tentera de suivre le mouvement de déstabilisation qui affecte, dans les textes modernes, la figure : mise en question inlassable des formes de la vérité et du sens, passion de l’interprétation.../..." Bon d'accord je suis persuadé que l'on pourrait dire à peu près la même chose avec des mots qui appartiennent à tout le monde, mais voilà, sont comme ça parfois les intellotes, ils aiment bien parler à leur Bulle.. M'enfin ! en décodant un peu on arrive tout de même à piger de quoi il s'agit... Olivier de sagazan a un site : la nef des fous on peut y découvrir ses oeuvres et également quelques performances, je vous en ai mis une pour le dessert (et bon appétit) Seront également présents à l'expo: louise giamari , anne-marie cutolo , béatrice englert, isabelle vialle, sabhan adam , antoine correia , fabien claude , christophe miralles , stepk , philippe croq et jim delarge . le catalogue de l'exposition "quand le visage perd la face" dans lequel vous pourrez trouver les oeuvres des différents artistes exposants, vous sera proposé sur place, il est agrémenté de réflexions d'écrivains, philosophes et scientifiques sur le sujet. ... Ah j'allais oublier, n'étant pas un spécialiste, je ne sais pas si il rentre dans la famille des "défigurés" mais en tout cas je trouve que ça lui ressemble, bref je veux parler d'un monsieur qui s'appelle ousmane sow (merci christine pour le bouquin) , c'est un sculpteur, si vous avez l'occasion de voir ses oeuvres courez -y , c'est impressionnant de force et d'émotion.
Et maintenant, comme promis, les ptits (enfin plutôt les grands) amis : séance cinéma
attention c'est légèrement gore...











l'actualité en affiche

"La transformation du parachute doré des patrons de Valeo, Vivendi, Fortis, Alcatel, Carrefour, EADS, Vinci, etc."
"Israël, Palestine, l’unité serait pourtant tellement plus belle."

"La vérité sur “le partage des profits selon la règle des trois tiers”…"


" Une affiche contre un Etat qui ne comprend rien à Internet !"



Encore un dessinateur talentueux, son nom est geoffrey dorne et son blog s'appelle "j'affiche". Il y traite l'actualité à sa manière, dans un style épuré et coup de poing-voyez plutôt les quelques exemples présentés, il y en a beaucoup d'autres bien entendu, et je vous conseille tout bonnement d'aller faire un tour sur son blog.

dimanche 5 avril 2009

c'est un poème à lui tout seul



































































Serge de la rue georges brassens et languedoc sien joue avec les mots comme à la marelle, en sautant allégrement de la terre au ciel, accroche pied, à clochemerle, accroche-coeur et les commentaires vont bon train. Je disais "joli", il répond "eva" ... sans doutes pour se faire l'avocat du diable. Il butine sur les sujets qui passent avec des mots qui lui ressemblent comme deux gouttes de rosé de provence. C'est un adepte du spam et de sa mise en boite.C'est un ami très cher aussi et comme je n'ai pas toujours les moyens, il me fait souvent crédit, c'est ma chance de le connaître et pour l'heure, c'est lui qui retapisse le blog,il me semble que ça le démangeait depuis un certain temps .... (photos glanées par ses soins et déposées dans la boite un dimanche d'avril)

Jacques Higelin - Champagne

Album: "Du champagne pour tout le monde, du caviar pour les autres"
"La nuit promet d'être belle
Car voici qu'au fond du ciel
Apparaît la lune rousse.
Saisi d'une sainte frousse,
Tout le commun des mortels
Croit voir le diable à ses trousses.

Valets volages et vulgaires, ouvrez mon sarcophage
Et vous, pages pervers, courrez au cimetière.
Prévenez de ma part mes amis nécrophages
Que ce soir, nous sommes attendus dans les marécages.

Voici mon message :
Cauchemars, fantômes et squelettes, laissez flotter vos idées noires
Près de la mare aux oubliettes, tenue du suaire obligatoire.

Lutins, lucioles, feux-follets, elfes, faunes et farfadets
Effraient mes grands carnassiers.
Une muse un peu dodue me dit d'un air entendu : " Vous auriez pu vous raser. "
Comme je lui fais remarquer deux-trois pendus attablés
Qui sont venus sans cravate,
Elle me lance un œil hagard et vomit sans crier gare quelques vipères écarlates.

Vampires éblouis par de lubriques vestales,
Égéries insatiables chevauchant des Walkyries,
Infernal appétit de frénésie bacchanales
Qui charment nos âmes envahies par la mélancolie,
Satyres joufflus, boucs émissaires, gargouilles émues, fières gorgones,
Laissez ma couronne aux sorcières et mes chimères à la licorne.

Soudain les arbres frissonnent
Car Lucifer en personne
Fait une courte apparition,
L'air tellement accablé
Qu'on lui donnerait volontiers
Le Bon Dieu sans confession,
S'il ne laissait, malicieux,
Courir le bout de sa queue
Devant ses yeux maléfiques
Et ne se dressait d'un bond
Dans un concert de jurons,
Disant d'un ton pathétique
Que les damnés obscènes
Cyniques et corrompus
Fassent griefs de leur peines
À ceux qu'ils ont élus,
Car devant tant de problèmes
Et de malentendus
Les dieux et les diables
En sont venus à douter d'eux-mêmes
(Dédain suprême).

Mais, déjà, le ciel blanchit.
Esprits, je vous remercie
De m'avoir si bien reçu.
Cocher, lugubre et bossu,
déposez-moi au manoir
Et lâchez ce crucifix
Décrochez-moi ces gousses d'ail
Qui déshonorent mon portail
Et me chercher sans retard,
l'ami qui soigne et guérit
la folie qui m'accompagne
Et jamais ne m'a trahi :
Champagne..."

lecture pour tous








"C’est une danse étrange et nocturne dans les guichets automatiques des banques. Des feux d’artifice tirés illégalement. L’art-paysager, des travaux de terrassement, ou des objets bizarres dans les Parcs Publics. Rentrez par effractions dans des maisons, mais au lieu de les cambrioler, laissez y des objets de terrorisme poétique. Kidnappez quelqu’un et rendez-le heureux. Prenez une personne au hasard et persuadez la qu’elle vient d’hériter d’une fortune colossale, inutile et surprenante - 1000 hectares en Antarctique, un éléphant de cirque trop vieux, un orphelinat à Bombay, ou une collection de vieux manuscrits alchimiques. Cette personne réalisera plus tard que durant un moment, elle a cru en quelque chose d’extraordinaire, et elle sera peut-être amenée à rechercher un autre mode de vie, plus intense.
Erigez des plaques commémoratives en cuivre dans les endroits (publiques ou privés) où vous avez connu une révélation ou une expérience sexuelle particulièrement satisfaisante...
Go naked for a sign.
Organisez une grève dans votre école ou sur votre lieu de travail sous prétexte que vos besoins en indolence et en beauté spirituelle n’y sont pas satisfaits.
Les graffitis apportent une certaine grâce aux métros si laids et aux monuments publiques si rigides - le Terrorisme Poétique peut également servir dans les endroits publiques : des poèmes gribouillés dans les toilettes des palais de justice, de petits fétiches abandonnés dans les parcs et les restaurants, des photocopies artistiques placées sous les essuie-glaces des pare-brise des voitures en stationnement, des Slogans écrits en Caractères Enormes collés sur les murs des cours de récréations ou des aires de jeux, des lettres anonymes postées au hasard ou à des destinataires sélectionnés (fraude postale), des émissions radio pirates, du ciment humide....
La réaction du public ou le choc esthétique produit par le Terrorisme Poétique devra être au moins aussi intense que le sentiment de terreur - de dégoût puissant, de stimulation sexuelle, de crainte superstitieuse, d’une découverte intuitive subite, d’une peur dadaesque - il n’est pas important que le Terrorisme Poétique soit destiné à une ou plusieurs personnes, qu’il soit « signé » ou anonyme, car s’il ne change pas la vie de quelqu’un (hormis celle de l’artiste), il échoue.
Le Terrorisme Poétique n’est qu’un acte dans un Théâtre de la Cruauté qui n’a ni scène, ni rangées, ni sièges, ni tickets, ni murs. Pour fonctionner, le Terrorisme Poétique doit absolument se séparer de toutes les structures conventionnelles de consommation d’art (galeries, publications, médias). Même les tactiques de guérillas Situationnistes comme le théâtre de rue sont peut-être actuellement trop connues et trop attendues.
Une séduction raffinée, menée non seulement dans l’optique d’une satisfaction mutuelle, mais également comme un acte conscient dans une existence délibérément belle - pourrait être l’acte ultime de Terrorisme Poétique.
Le Poète Terroriste se comporte comme un farceur de l’ombre dont le but n’est pas l’argent mais le changement.
Ne pratiquez pas le Terrorisme Poétique pour d’autres artistes, faites le pour des gens qui ne réaliseront pas (du moins durant quelques temps) que ce que vous avez fait est de l’art. Evitez les catégories artistiques identifiables, évitez la politique, ne traînez pas pour éviter de raisonner, ne soyez pas sentimentaux ; soyez sans pitié, prenez des risques, pratiquez le vandalisme uniquement sur ce qui doit être défiguré, faites quelque chose dont les enfants se souviendront toute leur vie - mais ne soyez pas spontanés à moins que la Muse du Terrorisme Poétique ne vous possède.
Déguisez-vous. Laissez un faux nom. Soyez mythique. Le meilleur Terrorisme Poétique va contre la loi, mais ne vous faites pas prendre. L’art est un crime ; le crime est un art.
"-le terrorisme poétique-hakim bey-
Les beaux jours aidant passons donc aux travaux pratiques : sur le front de mer, au banc d'essai d'un jardin public, à l'arrêt de bus et dans son bus, dans la salle d'attente de la gare de nantes et d'ailleurs, partout ou il semble bon de le faire et t'imagines fort bien, tu "oublies" un livre et sur la page de garde tu laisses un message comme par exemple: "Ceci est un livre à la mer.
S vous le trouvez et qu'il vous plaît, savourez-le et, une fois dégusté, déposez-le dans l'endroit de votre choix.S'il ne vous plaît pas, laissez-le là où vous l'avez trouvé.
Ceci est un livre à la mer et le but du jeu c'est qu'il ne trouve plus jamais de propriétaire mais une marée de passeurs de mots.
Faites suivre !"
-grabuge-
ou bien entendu tout autres mots qui te sont chers

faire le mur
















"Les murs que les hommes dressent entre eux résistent à tout sauf au temps. Créés pour être éternels, ils ne sont que d'éphémères constructions humaines. C'est une des rares lois de l'histoire qui ne souffre pas d'exception. Pourquoi les murs ne peuvent-ils atteindre le but qu'ils se sont assignés et qui consiste à dresser durablement contre l'autre un obstacle infranchissable? La principale raison de cet échec est à mes yeux un malentendu: ceux qui construisent ces remparts pensent qu'ils accomplissent un acte de puissance, que le mur est une manifestation de la force. En réalité, il est un signe de faiblesse. La raison d'être d'un mur c'est la peur. Un mur est, sans qu'on en soit bien conscient, un pavillon que l'on hisse et qui proclame à tous ceux qu'il prétend retenir que notre camp est menacé. Le mur est une provocation car la nature humaine est de vouloir immédiatement franchir cette limite posée devant sa liberté. Sitôt son sillon tracé, Romulus vit son frère l'enjamber; Cette provocation est d'autant plus forte que le besoin même de l'accomplir est un constat d'échec. Si l'on n'a pas peur de l'autre, il n'est nul besoin de le tenir à distance. Le secours d'un mur est un constat d'impuissance. A la fois chiffon rouge et drapeau blanc. Le mur est le signe d'un combat perdu d'avance.../..." -jean christophe rufin-extrait de l'avant propos du livre d'alexandra novosseloff et franck neisse: "des murs entre les hommes" -la documentation française-










-"Quand on a le ventre à terre, on n'est pas loin d'avoir les pieds au mur." -pierre dac-





-"Ce qui est dur, c'est le mur. Savoir qu'une chose est vraie et ne pas pouvoir le prouver." -marthe hanau-





-"La liberté est dans le geste : écrire. Emprisonnés même, on peut encore écrire sur les murs, faire signe de liberté." -claude jasmin-





-"Lorsqu'un mur va s'écrouler, tout le monde le pousse." -jiang zilong-





-"Le malentendu est le mur porteur des relations humaines." -martin page-





-"Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts." -isaac newton-





-"Le front des hommes est fait pour se cogner à des murs derrière lesquels il ne se passe rien." -jean rostand-





-"Si vous rentrez dans un mur, n'abandonnez pas. Trouvez un moyen de l'escalader, le traverser, ou travaillez autour."- michael jordan-





-"the world's too small for walls" -parole de mur-










Les photos du mur de palestine sont de: laama, celle de l'affiche d'amnesty provient du site d'amnesty international france et celle de la couverture du livre "des murs entre les hommes" a été faite par ses auteurs