samedi 7 mars 2009

pour bien faire


Pour bien faire, il faudrait dépoussiérer le clavier, passer une petite brosse entre les touches et enlever aux lettres l'excès de sébum qui s'est accumulé au fil des jours, et peut-être même aussi en supprimer quelques unes , celles qui ne servent que trop rarement dans la couture des phrases...Vous écrivez au point de croix vous? Ah si la question est posée ainsi, je ne peux que répondre par l'affirmative. Forcément, on le sent bien que j'ai dû dans le passé donner ma langue au chat de l'aiguille à tricoter les culpabilités pardonnables; Comme tout le monde je me débrouille avec le point arrière et le point de piqûre n'est pas non plus pour me déplaire. Regarde bien le clavier, il ressemble à l'escalier qui se creuse pour accueillir les pas, et il y a des marches plus sensibles que d'autres. Ici c'est pareil, les touches elles s'expriment en silence majuscule, comme la rouille sur les doigts du fumeur. On ne peut rien cacher finalement; c'est comment dire -scientifique-enfin... paraît-il . Pourtant je n'ai jamais été persuadé que le scientisme avait réponse à tout ou alors il ressemblerait à cela même qu'il voudrait combattre, car si la raison n'a jamais tort c'est que les dieux du dogme commandent les éprouvettes, et en ce qui me concerne, le point de rupture est consommé. Juste des traces, des fragilités dans la machine humaine pour nous offrir un semblant d'histoire, une différence et toutes ces concéquences, qui nous font ici et maintenant bonne pâte, à modeler les émotions. Point de feston, point de chausson, point invisible...on se tricote comme on peut au large des entournures, on se déboutonne à l'occasion et l'on se cherche une harmonie avec le tissu pour pas faire trop tâche. Au commencement il y avait -azerty- et ensuite des routes multiples, indéfinissables, inexplicables, jalonnées de points de suspension, énervées sous les exclamations, timides en interrogations et nuancées chez guillemets. On s'habille avec ses mots comme on couvre sa pudeur avec du coton plus ou moins bien peigné, et ce que l'on porte n'est pas toujours à l'image de ce que l'on voudrait être, puisqu'il y a des impondérables, le regard des autres et l'interprétation qui tourne à plein régime. prise de tête, prise de risque, prise au vent, de saisons en calendriers, et toujours se représenter en choix continu, en spectacle de chambre ou grand public, c'est salon où l'on se cause -mais je vous en prie, passez donc devant , j'ai mon âme à finir - une maille à l'endroit, une maille à l'envers...mar plij...

vendredi 6 mars 2009

se coucher tard...nuit -deuxième partie-
















".../... Il regarde dehors. La lumière a changé. un voile bleuté a gagné les lointains. Par la fenêtre, un bruit arrive, dont il ne saurait dire si c'est celui d'un bourdon ou d'un moteur au loin. C'est un moteur. De mobylette. Il sourit: "Comme du papier musique." La mobylette de Bert, le nuiteux, fait un bruit très particulier, reconnaissable entre mille. A présent, il n'y a plus qu'à attendre deux minutes trente. il imagine la mob qui fait le tour du bâtiment par derrière, Bert qui met l'antivol et prend sa gamelle dans la sacoche. A présent, il monte les marches et s'approche du bureau...-" Comme du papier musique! " Bert fait son entrée. La phrase est aussi rituelle que les gestes. Poignée de mains, allumer la lampe du bureau, éteindre le néon. Dans l'ordre. Puis il s'asseoit, retire ses souliers et enfile des pantoufles. Bert, c'est lui qui dit si c'est la nuit ou le jour. Là, c'est la nuit qui commence. Quand il a chaussé ses pantoufles, on sent que la bascule est faite. Du coup, en se levant du fauteuil qui n'est plus le sien depuis une minute, l'infirmier est surpris, presque gêné du bruit que font ses souliers sur le carrelage. "R.A.S. ?" -R.A.S. " Les transmissions sont terminées. L'infirmier va pouvoir partir. Il devrait même être déjà parti mais chaque fois, il traîne encore un peu, faisant semblant de ranger un truc ou deux. Il s'étire. Bert dit qu'aujourd'hui il est tombé du feu. L'infirmier acquiesce. Oui, il a fait chaud. Il défait un à un les boutons de sa blouse et tourne encore un peu dans le bureau. Le nuiteux jette un oeil sur le tableau des effectifs, un regard sur les étiquettes des patients. Il ne lit pas vraiment, il attend. Sans impatience, mais il attend. Il sort de sa poche la blague à tabac et le cahier de feuilles. La nuit, on a le temps de rouler. Petit à petit, il prend possession de son domaine. Il installe près de lui la grosse lampe Mazda pour les rondes. Sur la potence à perfusion, il accroche sa blouse, au cas où...Sur le seuil du bureau, l'infirmier se retourne. C'est étrange. Ce bureau, il le connaît par coeur. Il y travaill depuis des années. Pourtant, chaque soir c'est la même sensation. On dirait qu'un autre monde est en train de naître, avec ses valeurs, ses rituels, son rythme. La salle de séjour s'est vidée et la télé s'est allumée sur un désert de fauteuils. Eteindre le poste, c'est l'étape suivante pour le nuiteux. Et puis la première ronde, juste pour voir comment ça se passe. Pour renifler aussi l'ambiance, s'en imprégner. Au passage, Bert ouvre la porte de l'office pour déposer sa gamelle dans le frigo. Il a le coup pour ouvrir les portes sans faire de bruit avec les clés. De jour, c'est pas pareil. On n'y pense pas, au bruit des clés. C'est même un peu lui qui rythme la journée. L'infirmier, toujours dans la porte du bureau, se dit qu'un jour, il faudra qu'il compte combien de fois on sort les clés de la poche en une journée. Il pense à ses tomates qui l'attendent mais il reste encore un instant. Pour rien, pour voir. Le nuiteux revient de sa première ronde. "Comme du papier musique." Pour lui, la vie, c'est la nuit. C'est drôle de penser qu'au moment où les autres s'affairent, il dort. L'infirmier se demande si Bert à un jardin. Il ne sait même pas s'il a une femme, des enfants. Les nuiteux sont d'un autre monde. L'autre jour, à la télé, il a vu un reportage sur des gens qui partaient en vacances et laissaient leur maison à une famille d'Américains. C'est un peu ce qu'il ressent en ce moment. A voir le nuiteux s'installer, il a la sensation q'un étranger s'installe chez lui...ou qu'il habitait jusqu'à présent chez un autre. Voilà Zean-Luc qui revient à la charge, en chemise et le cul à l'air, il avance vers le nuiteux pour lui expliquer le coup du poisson, que trois fois et...l'infirmier va pour intervenir mais Bert le devance. Il explique au casse-pieds que c'est bon le poisson, que ça rend intelligent. Ah oui, c'est vrai, c'est lui le patron, à présent; c'est à lui de répondre. Du reste, l'autre ne s'y est pas trompé. Il a vu les pantoufles, la lampe de bureau allumée et il s'est adressé naturellement à Bert. Décidément, l'infirmier a du mal à s'y faire, à la nuit. A présent, le nuiteux a sorti du placard une mallette de bois. Sur le rebord du bureau, il fixe un minuscule étau et il dispose autour de lui tout un tas de plumes, de bobines de fil. On dirait qu'il se prépare pour un rituel magique de sorcellerie, il explique, mais plus pour lui-même que pour l'infirmier, que pour la truite, les mouches on en a jamais assez. Les lunettes au bout du nez, il regarde avec gourmandise le déballage hétéroclite qui a envahi le bureau. Mais il ne va pas commencer tout de suite. Pas devant l'infirmier. "Bon, je te laisse. Mes tomates m'attendent; ça va aller ? - Comme du papier musique! -A d'main." A présent, il est obligé de partir. D'ailleurs, l'autre ne le regarde plus. il farfouille dans sa blague à tabac, une feuille de papier collée au coin des lèvres. Le couloir, où les pas résonnent, l'escalier, la porte d'entrée. Les clés, une dernière fois. Puis le perron. L'infirmier regarde le ciel de juin qui s'est assombri. il voit les premières étoiles. Merde, trop tard pour les tomates. il ira demain matin, au lever du jour. A présent c'est la nuit, et la nuit, c'est fait pour dormir. Enfin, pour dormir... ou pour veiller." -richard kowalyszin- éducateur spécialisé-V.S.T. -revue du champ social et de la santé mentale- n°82 -le travail de la nuit-

jeudi 5 mars 2009

se coucher tard...nuit -première partie-




"Au début, on ne se rend pas vraiment compte. il fait encore grand jour car on est fin juin. Les tables sont débarassées après le repas du soir, dans le brouhaha habituel et le tintement de la vaisselle sur les chariots qu'on roule. Dans le salon, la plupart des patients sont déjà installés devant la télé. Les autres sont sortis prendre le frais sur la terrasse encore brûlante du soleil de l'après-midi. Mais bon, il y a un souffle e vent qui fait croire; Dans l'infirmerie, on range les timbales des médicaments; avec les gestes un peu gourds des journées chaudes qui se terminent. C'est comme si, imperceptiblement, le temps ralentissait. L'odeur de la soupe arrive jusque là et l'infirmier se dit que ça va être bientôt à lui de se mettre à table. Tout est comme d'habitude, quoi,. Oh, il y a bien jean-luc, (lui, il dit zean-luc) qui râle parce que ça fait trois fois qu'on mange du poisson cette semaine, mais ça aussi, on en a l'habitude. Et puis, c'est le premier signe, le premier signal, presque. Zean-luc, toujours lui, demande qu'on éteigne le néon (lui, il dit le léon) pour allumer l'autre lampe, celle qui est sur le bureau. Le néon, c'est la lumière pour le jour. C'est l'équipe du matin qui l'allume en arrivant, quel que soit lr temps. Un rituel. Et le nuiteux l'éteint. C'est ainsi depuis toujours. Alors, il tient bon. il lui explique à zean-luc, qu'il faut attendre encore un peu, que le nuiteux arrive. Chacun son boulot, quoi.Imperceptiblement aussi, les bruits changent. Comme un léger assourdissement, très ténu. Un non -initié n'y prendrait pas garde. C'est noyé dans la noise coutumière du service. Bien sûr, le médecin est parti depuis longtemps, et le psychologue. Les bureaux se sont fermés un à un. On se dit qu'il y a déjà un bon moment que le téléphone n'a pas sonné. Le secrétariat est clos. C'est pour ça. Les voitures de service sont toutes rangées sur le parking et ça aussi, c'est un signe. L'infirmier quitte le bureau et se dirige vers le coin de la salle à manger où un bol de soupe l'attend. Sur la table, il y a aussi une carafe d'eau fraîche. il regarde sans vraiment voir, les gouttes qui condensent sur le ventre de la carafe. Il se dit qu'il n'a pas bu de l'après-midi. Et puis il voit le poisson. Deux carrés de sciure jaune qui sentent le graillon près d'un amas gluant et blanc, "gratin de chou-fleur" pense- t'il. Et il se dit que l'autre grande gueule a raison: ça fait trois fois cette semaine qu'on a du poisson. Après le repas, il y a encore deux ou trois bricoles à faire mais ça y est, la journée se tire. il pense qu'en rentrant chez lui, il faudra qu'il arrose ses tomates et il se dit que dans quinze jours-trois semaines, il pourra manger les premières, cueillies sur le pied. Il ne regarde pas sa montre ni la pendule. Pas besoin. C'est le nuiteux qui dit le moment de partir et c'est bien ainsi.


Revoilà le casse-pieds. il demande à l'infirmier s'il a aimé le poisson carré, si on allume le néon, s'il peut faire un dessin, si... non il n'a pas aimé le poisson, ni le reste, mais c'est sans importance. Il goûte juste ce drôle de moment. Ce n'est pas de manger qui est important, c'est le moment. Autrefois, ils étaient plusieurs, le soir à table. Jusqu'à quatre dans les grands jours, avant la crise. Mais ça ne change rien. Autant le repas du midi est bruyant et agité, autant celui du soir est calme et silencieux.. Pas vraiment du recueillement; juste un ralentssement des choses. Un changement de tempo il retourne au bureau, expédie les dernières corvées et récupère son livre: introduction à la psychanalyse de Freud. c'est drôle, il y revient tout le temps à ce livre. Poutant, il l'a lu tellement de fois que la couverture part en miettes. A quoi bon s'intéresser à ces choses aujourd'hui. Même dans un service de psychiatrie, ça n'intéresse plus grand monde la psychanalyse. Trop compliqué, ça oblige à penser.../..." -A SUIVRE- (richard kowalyszin- texte publié dans VST n°82- "le travail de la nuit-

coucou du revoilou
















Bonjour tous les gens. Vous l'aviez sans doutes remarqué si vous êtes venu faire un tour par ici même ces derniers jours, le blogaillon sentait un peu le renfermé, voir même le réchauffé, cela n'avait rien à voir avec une crise identitaire ou parce que je fêtais les deux années d'existence de la maison- ben voui! mars 2007-mars 2009-un pluchain chat fait bien deux ! boudiou! et ça s'arrose nom d'une morgate à la sauce armoricaine! Ouai enfin on verra! si vous êtes pas trop sages! et puis c'est pas non plus présentement l'auchan du départ ou le char leclerc, vous savez le style grande distribution qui fait son anniversaire tous les trois mois pour faire la fête à votre porte-monnaie- ben non ici jj pas de ça - d'abord y'a rien à gagner dans le bourg même pas de lien publicitaire à clicouiller pour que je puisse me faire de la tune- les pubs éventuelles c'est du bénévolat de ma part et si jamais lorsque vous vous branchez sur les chroniques de l'estuaire y'a des fenêtres intempestives qui s'ouvrent, j'en suis désolé, c'est à cause de quelques gadgets qui trainent sur le blog et je vous conseille vivement de les boycotter, tant que je n'ai pas réussi à m'en débarasser. donc tout ça pour dire que ces jours ci, j'étions très occupé au point que je navet pas de temps à consacrer au clavier et ainsi ce qui explique cela, à savoir les nouvelles n'étaient plus vraiment de première fraîcheur. Mais tant pis pour vous, me voilà revenu, on vous aura prévenu, ça va chier des croquettes de poisson dans la darse où je m'y connais pas.





et tout d'abord quelques infos-en vrac et en pagaille




patrice de rennes m'a envoyé ceci:










A l’occasion du 20e anniversaire de la Chute du Mur de Berlin, les étudiants de la section design graphique de LISAA-Rennes présenteront une série d’affiches à l’Institut franco-américain de Rennes.« Tous les hommes libres, où qu’ils vivent, sont citoyens de Berlin. C’est pourquoi, en tant qu'homme libre, je suis fier de dire : Ich bin ein Berliner !" : Partis d’un extrait de discours de John Fitzgerald Kennedy, les élèves ont travaillé plus généralement sur l’Europe, s’appuyant sur ce moment historique marquant la prise de conscience par les européens des notions de liberté, de tolérance, de différences, qui sont les fondements même de l’Union Européenne.Outre ce rappel du slogan de l’Europe « Unie dans la diversité », cette exposition est également un rappel de deux entités qui constituent l’Europe : Liberté et fragilité qui ont marqué la construction de ce territoire.A travers différents axes de travail, c’est principalement la vision de jeunes européens de 20 ans sur l’Europe d’aujourd’hui qui est abordée dans cette série d’affiches.
Institut Franco-américain de Rennes
7, Quai Chateaubriand BP 90446
35104 RennesPartenaire : Institut Franco-américain de Rennes / La maison de l'Europe / LISAA. Merci de faire relayer l'information sur la toile ou sur papier.Patrice Guinche Directeur d'études Lisaa Rennes contact tel.02 99 79 23 79 mail.
p.guinche@lisaa.com Blog des étudiants www.lisaa-line.blogspot.com








autre chose, mireille nous signale que: LE CODELIB Saint-Nazaire
(Comité de défense des libertés fondamentales contre les dérives sécuritaires)
organise samedi 7 mars une manifestation à Saint- Nazaire à 15h devant le Tribunal
si vous voulez + d'info allez sur le site
http://www.codelib.info/








le collectif: 44= breizh lui nous rappelle que: "les six barbouilleurs volontaires poursuivis pour de la peinture et du goudron sur le palais de la région Pays de la Loire à Nantes, passeront au tribunal de Nantes le jeudi 5 mars à 14 heures. Nous invitons ceux qui le peuvent à se rassembler devant le palais de justice avant 13 h 45. Nous demandons aux magistrats de prendre en compte l'actualité de la Réunification dans leur jugement, et de relaxer les 6 barbouilleurs. Les 22 000 euros demandé par les Pays de la Loire® (pour trois ampoules decoaltar contre des panneaux) ne sont rien en comparaisons des millions d'euros d'argent public engloutis par la région pour assurer sa communication et son matraquage « ligérien ». Jacques Auxiette doit être responsable et assumer sa position politique et son engagement contre la volonté populaire des Bretons : qu'il paye de sa poche !Le 5 mars c'est aussi le jour de la remise du rapport Balladur à Sarkozy.L'action des barbouilleurs, la manifestation de soutien le 31 janvier,l'actualité autour de leur procès, se seront entremêlés avec l'action dela société civile et de certains élus auprès du comité Balladur, et prolongent toutes la manifestation du 20 septembre ayant réuni 10 000 personnes à Nantes en faveur de la Réunification. Cette unité d'action entre les différents niveaux de lutte au sein du front commun pour l'unité territoriale et les espoirs de Réunification qui auront pu naître de ce travail ces dernières semaines, témoignent de la solidarité à consolider au sein de ce front large et ouvert. À nous de savoir pousser hors de leurs retranchements les adversaires de l'unité de la Bretagne."




Pour rester dans le sujet philippe nous propose une interview de jean-yves cozan conseiller général du canton d'ouessant concernant la réunification de la bretagne, c'est par là que ça se passe. (publié par l'abp)








serge m'a fait parvenir un article du point (il en a de saines lectures -voix off...) :"Soucieux d'aider les chômeurs qui ont du mal à joindre leur conseiller Pôle emploi, des syndicalistes ou associations ont dévoilé sur leurs sites internet la ligne directe de certaines agences pour contourner le numéro d'appel unique, le 39 49.
Interrogée par l'AFP, la direction a déclaré ne pas pouvoir "vérifier quantitativement d'un point de vue national" la réalité du phénomène, que "passer par des numéros directs n'amènera pas de plus pour les demandeurs d'emploi" et a précisé que les conseillers pouvaient donner eux-mêmes leur numéro direct.
Depuis janvier, les demandeurs d'emploi s'adressent à un seul organisme, Pôle emploi, issu de l'ANPE et des Assedic. Cette fusion, censée simplifier les démarches, a entraîné une refonte de l'accès téléphonique, géré par un numéro unique qui oriente vers des services automatisés ou un conseiller disponible, qui n'est pas forcément l'interlocuteur habituel du demandeur.
Or, selon Jean-Claude Kieffer du comité CGT-Chômeurs, "les gens ont énormément de mal à joindre quelqu'un, il faut rappeler plusieurs fois et quand ça décroche, ils sont baladés". Un militant du comité a publié sur son blog le numéro des agences bretonnes (http://cgtchomeursrebelles56.blogspot.com/).
Le site Actuchomage de l'association Apnée critique aussi la "galère" et la "déshumanisation" générées par le 39 49 et met en ligne les numéros fixes de plusieurs agences, à utiliser "avec modération", "pour les chômeurs qui souhaitent joindre plus sûrement leur conseiller".
"Le 39 49 ne fonctionne pas bien. Quand les gens arrivent enfin à joindre quelqu'un, ils passent un savon à l'agent qui répond. Ou bien, ils viennent directement se plaindre dans les agences, et cela crée des incidents", déplore Jean-Marc Cavagnara, secrétaire CFDT du syndicat interrégional Méditerranée.
Pour Joseph Meunier, délégué Snap en Auvergne, ce numéro unique a anéanti les efforts menés pour personnaliser davantage le suivi des demandeurs d'emploi, avec l'instauration progressive du suivi mensuel depuis 2006.
"On misait sur la relation personnalisée entre le demandeur d'emploi et son référent. Maintenant, c'est plus compliqué, même pour les entreprises qui veulent déposer des offres", dit-il."








Et maintenant un communiqué de l'association les 7 soleils: Notre prochain rendez-vous

Vendredi 6 mars 18 h , conférence

Tintin, Hergé, une traversée du XXe siècle

Le mois de janvier 2009 a été marqué, dans le monde tintinophile, par deux événements : le 80e anniversaire du début des aventures de Tintin, le 10 janvier, et, le 26 janvier, le démarrage du tournage par Steven Spielberg, l’auteur d’Indiana Jones, du premier des trois films qui seront tirés des aventures de Tintin.

Hergé, son créateur, a fait de Tintin un témoin de son siècle. Agent de propagande dans ses toutes premières aventures, Tintin devient, au cours des troubles années trente, un témoin actif qui prend le parti des faibles et des opprimés et s’emploie à dénoncer les fauteurs de guerre : compagnies pétrolières, marchands d’armes et affairistes.

Pendant la période de guerre, Hergé contourne les rigueurs de la censure en emmenant son héros, et ses lecteurs, sur le territoire qui lui paraît encore neutre à l’époque : la mer.
La mer apporte un marin : le capitaine Haddock, un savant génial et sourd, le professeur Tournesol, et une splendide demeure qu’ils n’ont plus envie de quitter : le château de Moulinsart.

C’est désormais dans les relations au sein de cette famille -bientôt élargie à la Castafiore- et dans celles entre cette famille et son époque qu’Hergé puise les ressorts de la seconde moitié de son œuvre ; en faisant figure de visionnaire (l’aventure lunaire) ou en transfigurant dans son récit son propre désarroi (Tintin au Tibet).

Conférence, illustrée par un diaporama, de Jean-Claude Chemin, président de l’association Les 7 Soleils, vendredi 6 mars à 18 h, à la médiathèque Etienne Caux, rue Auguste Lechat, à Saint-Nazaire.Entrée libre et gratuite.








et puis on termine en musique avec la nouvelle star (merci olivier)








nota bene et cie les illustrations proposées ce jour proviennent des sites dont on a causé dans les articles et la photo d'ouverture est de philippe qui scrute le front de mer comme son ombre.

la faute aux pauvres




l'association "visages" organise du 30 mars au 2 avril au cinéma saint-paul de rezé (banlieue nantaise) le 26em forum documentaire d'intervention sociale. Sous le titre "la faute aux pauvres" il s'agit cette année de: "présenter des films mettant en scène des personnes ou groupes de personnes confrontés à la pauvreté ou à la précarité. un discours largement répandu aujourd'hui veut que chaque citoyen n'a que ce qu'il mérite, que chacun porte l'entière responsabilité de sa situation sans prendre en compte les contingences qui déterminent sa condition...Bref, non seulement les pauvres sont pauvres, mais en plus ils ne le sont ou ne le deviennent pas par hasard: "Ils l'ont bien cherché", "Ils ne savent pas y faire", "Quand on veut, on peut!" in compétence, paresse, fatalité ou malchance, le regard que les sociétés portent sur la pauvreté et ses causes est structuré par l'idéologie dominante du moment. A partir d'approches très diversifiées, "Visages" propose de montrer cette réalité mais aussi comment des "pauvres" s'organisent et se responsabilisent face à des conditions de vie souvent difficiles. Les débats et échanges qui suivront les projections mettront en perspective différentes interventions de professionnels, de bénévoles auprès de personnes démunies ou précarisées." -christophe dalibert, président de visages.


En ouverture du forum on pourra voir le lundi 30 mars le film "versailles" de pierre schoeller (avec guillaume depardieu)-Pour avoir plus de renseignements on peut s'adresser à -visages- 116 rue de la classerie 44400 rezé tel 02-40-75-38-18- une participation aux frais de trois euros est demandée lors des différentes projections- petite restauration possible sur place-


samedi 28 février 2009

Il Cantico delle Creature - Angelo Branduardi

l'élysée comme si on y était ..ou presque


C'est marius qui m'envoie un lien pour aller se promener dans la maison du président, on peut même en restant cliqué sur chaque photo avoir une vue panoramique à 360°. J'sais pas qui c'est qui s'occupe de la déco mais c'est pompeusement et royalement chicos, ça doit plaire sans doutes à certains. Si ça vous tente vous pouvez même envoyer une bafouille au pdg de la boutique, mais attention, un conseil, vous savez comme il est susceptible alors, restez polis...enfin c'est vous qui voyez! on suit le guide, c'est par ici

vivre et mourir


"Ne chantez pas la Mort, c'est un sujet morbide; Le mot seul jette un froid, aussitôt qu'il est dit. Les gens du "show-business" vous prédiront le "bide" C'est un sujet tabou... Pour poète maudit La Mort!La Mort! Je la chante et, dès lors, miracle des voyelles Il semble que la Mort est la soeur de l'amour La Mort qui nous attend, l'amour que l'on appelle Et si lui ne vient pas, elle viendra toujours La Mort La Mort...La mienne n'aura pas, comme dans le Larousse un squelette, un linceul, dans la main une faux mais, fille de vingt ans à chevelure rousse en voile de mariée, elle aura ce qu'il faut. La Mort La Mort...De grands yeux d'océan, une voix d'ingénue Un sourire d'enfant sur des lèvres carmin. Douce, elle apaisera sur sa poitrine nue mes paupières brûlées, ma gueule en parchemin. La MortLa Mort..."Requiem" de Mozart et non "Danse Macabre"(Pauvre valse musette au musée de Saint-Saëns!) La Mort c'est la beauté, c'est l'éclair vif du sabre. C'est le doux penthotal de l'esprit et des sens. La Mort La Mort...Et n'allez pas confondre et l'effet et la cause La Mort est délivrance, elle sait que le Temps quotidiennement nous vole quelque chose la poignée de cheveux et l'ivoire des dents La Mort La Mort...Elle est Euthanasie, la suprême infirmière. Elle survient, à temps, pour arrêter ce jeu; Près du soldat blessé dans la boue des rizières chez le vieillard glacé dans la chambre sans feu; La Mort La Mort...Le Temps, c'est le tic-tac monstrueux de la montre. La Mort, c'est l'infini dans son éternité Mais qu'advient-il de ceux qui vont à sa rencontre? Comme on gagne sa vie, nous faut-il mériter. La Mort La Mort...La Mort?..." -jean- roger caussimon-

Ben dis-donc! robert,
















"Ben dis-donc, robert, t'as pas l'air inspiré aujourd'hui" -je précise pour ceux qui auraient loupé une maille du tricot que -robert- c'est moi même, j'ai tendance à m'appeller comme ça quand je me cause dans le poste, et parfois aussi raoul ou rené quand je prends mes R; Et sinon, les guillemets c'est pour la ptite voix intérieure qui reflexionne régulièrement et qui signe -c'est selon: voix off ou justement -petite voix intérieure- ou -n.d.c. (note du claviste) ou ... entre parenthèse. et c'est vrai, convenons-en, que sur les coups de presque cinq heures ("oh oui encore" - le fouet de paul préboit-) j'avions l'inspiration dans les chaussettes. c'est une image bien sur, je signale pour les lourds ou mal entendants, inutile d'aller chercher si elles vous montrent du doigt. En général, chez le bipède moyen et basique ça ne se tient pas par là. Oui mais alors où ? répondit l'écho - "un point de détail" comme dirait un breton vite oubliettes dans les cabinettes, "on sait bien que chaque jour suffixe à sa peine seulement, on est déjà demain! et je n'ai pas la moindre idée de ce que je pourrais bien raconter ici même, présentement et perse au nellement. "Allons! mon bon" -petite voix moyennageuse- "ne vous inquiétez donc point, et puis où avez vous lu quelquepart qu'il phallusse que vous rende à scier une copie pour chaque jour que dieu con fite?" Et oh! le copiste médiéval, je sais bien que personne ne m'oblige à pondre chaque lune, un billet dur ou doux , mais vous avez pensé à mon public, hein(g)?... Et là mon xylographe attitré je vois bien que le doute fait pernissieusement son ptit effet sous sa presse inspirée et pour la bouddhique somme qui le tient encore éveillé, il plonge de ses deux chacras de morue dans les eaux -où qu'elle est fraicheu" des isles lofoten. "Et bien, en vla un qu'on reverra pas de si tôt" pensais-je, en contemplant mes blessures internes, visibles à l'oeil nu quand il est exercé. Dame! j'ai l'air de me gausser comme ça; seulement, finalement, au bout du compte et de la jetée réunis, ça ne changera pas la cour de l'humanité si un jour par hasard ou lassitude ou par pitié je ne dis rien, mais alors ce qui s'appelle: rien de rien. Haie non, qu'est -ce que vous croyez! je ne regretterais rien! et d'ailleurs personne même pas moi s'en apercevra! c'est dire. Mais ne croyez-pas que cela me désole, y' pas d'indispensable, même pas et surtout ceux qui croient laborieusement le contraire comme par exemple l'agité du bocal de neuilly qui s'imagine qu'à chaque fois qu'il se hausse sur ses ptits pieds rageurs y'a le monde qui retient son souffle alors que le monde... c'est plutôt qu'il s'empèche de rire, par politesse , ou qu'il a même pas fait gaffe qu'il avait marché sur un truc qui colle aux semelles. Non! l'idée générale, mon adjudant c'est qu'ici bas on se présente tranquillement en prenant les patins, et quand on repart un peu plus tard, on le fait en fermant délicatement la porte, et entre les deux? Hé! hé! c'est rien que du vent, qui nous ballote et à nous de saisir dans quel sens il va , vi! parce qu'il est du genre changeant le bougre. et d'ailleurs ô maman où je vous cause je sens bien qu'il a déjà tourné z'et fraichit et qu'il va me falloir réduire la voile- allez matelot "hisse et oh santiags no" on tire sur le bout ("mais non pas celui là grand voyou" -ndc) et l'on ramasse la toile - tous ensemble, tous ensemble ouaiche! ouaiche! et sur ces entrelacs je vous souhaite d'avance et ainsi de suite une bon week-end et même et surtout pour ceux qui comme moi (mais pas cette fois) peuvent bosser tous les jours de la semelle et même les fériés et d'ailleurs surtout les nuits. mais non! c'est pas pour gagner plus... vous pouvez pas le ranger cinq minutes dans la malle du grenier vot pantin qui fatigue! (il est pas de pantin il est de neuilly -le cartographe d'astreinte-)

vendredi 27 février 2009

renaissance


"Sortir de la crise par la relance de la consommation est sans aucun doute la pire des inepties qu'il soit possible d'entendre aujourd'hui; or, professée par les experts de droite comme de gauche et entonnée par les politiciens, elle dit bien l'incapacité des uns comme des autres à proposer un autre modèle de gouvernance que celui usité depuis plusieurs décennies. La consommation est une source de destruction invraisemblable de ressources humaines et naturelles et prolifère à partir d'un gaspillage qui, jour après jour, pousse la planète vers le gouffre. Et si le pire n'est jamais certain, il devient de plus en plus probable au fur et à mesure que l'homme retarde la prise de décisions nécessaires à sa propre survie. La crise de civilisation dans laquelle se trouvent plongées les sociétés contemporaines requiert un mouvement comparable à la Renaissance du 16èm siècle; à cette époque, l'affaiblissement de l'idée de Dieu et l'ouverture des limites du monde provoquent une crise de pensée sans doute comparable à celle d'aujourd'hui sous l'effet de la complexité des savoirs et de la mondialisation. Et, si l'histoire ne se répète pas, au moins est-il possible d'en retenir les leçons. Ce n'est donc pas la consommation qu'il faut soutenir mais la création. Sur les milliards consacrés aux banques et autres constructeurs automobiles, il faut ponctionner les sommes nécessaires à l'édification de lieux de développement et de transmission des svoirs. Il faut construire des écoles et des universités de tous les âges. Il faut regarder d'un oeil bienveillant l'émergence d'écrivains, de poètes et de philosophes. Il faut soutenir l'édition, fgavoriser la diffusion des revues et l'émergence de médias de qualité. Il faut multiplier les espaces de rencontres artistiques et d'innovations technologiques. Il faut renforcer le travail social. Toutes choses que ne font pas les gouvernements actuels habitués à considérer les richesses ailleuirs que dans l'humain." -renaissance- lucien bargane-lien social n°917- page 5-chronique-