"Nous demandons seulement un peu d’ordre pour nous protéger du chaos.
Rien n’est plus douloureux, plus angoissant qu’une pensée qui s’échappe à
elle-même, des idées qui fuient, qui disparaissent à peine ébauchées,…
Nous perdons sans cesse nos idées. C’est pourquoi nous voulons tant nous
accrocher à des opinions arrêtées… Mais l’art, la science, la
philosophie exigent davantage : ils tirent des plans sur le chaos. Ces
trois disciplines ne sont pas comme les religions qui invoquent des
dynasties de dieux, ou l’épiphanie d’un seul dieu pour peindre sur
l’ombrelle un firmament d’où dériveraient nos opinions. La philosophie,
la science et l’art veulent que nous déchirions le firmament et que nous
plongions dans le chaos. Nous ne le vaincrons qu’à ce prix."
Gilles Deleuze
Changez de sujet!
Les fleurs, les jardins, les bouquets...
D'accord,
mais ça va bien...un moment;
il faut vous renouveler, sinon ça risque de lasser
à force...
-Oui, je vois bien ce que vous me dites.
Faut que j'y réfléchisse.
Belle journée, n'est-ce pas?
Il va encore faire un peu chaud.
Vous ne croyez pas?
"Tout ce qu'on fait finit par se défaire, je sais. Et dès l'heure où l'on
naît on commence à mourir. Mais entre la naissance et la mort il y a la
vie."
Simone de Beauvoir
"Elle n’eut d’insolite qu’une certaine politesse, une courtoisie un peu
égarée et une patience propre à certains êtres qui n’espèrent rien, sauf
peut-être la fin de leur vie."
(Sidonie-Gabrielle ) Colette
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"Ingérences dans la présidentielle française : l’inquiétante offensive de la Russie poutinienne
En pleine trêve estivale, les actes de désinformation, souvent
invraisemblables, ont fait florès. Ils s’inscrivent dans une inquiétante
offensive de la Russie poutinienne. A l’ère de l’intelligence
artificielle, plus un scrutin n’est à l’abri des trucages. Les
prétendants à l’Elysée récemment ciblés l’ont bien compris
Tir groupé sur les réseaux sociaux. En pleine trêve estivale,
d’improbables publications – fausses unes de journaux, vidéos bidon… –
postées par d’obscurs réseaux prorusses ont essayé de nous faire avaler
que la journaliste Léa Salamé aurait tenté de rallier son confrère Edwy
Plenel, fondateur de Mediapart, à la candidature présidentielle de son
compagnon Raphaël Glucksmann, qu’Edouard Philippe serait atteint d’une
démence fronto-temporale et que Gabriel Attal aurait hérité de son père
un empire de la drogue. Abracadabrantesque.
De telles galéjades feraient sourire si elles ne s’inscrivaient pas dans
une inquiétante offensive de la Russie poutinienne. Il s’agit de
s’immiscer par tous les moyens dans la campagne présidentielle
française, de déstabiliser l’opinion et de favoriser l’avènement d’un
pouvoir bien disposé à l’égard de ses intérêts géostratégiques. Venant d'un ancien du KGB comme Vladimir Poutine, cette stratégie d’agit-prop ne
surprend guère. En France dès 2017, les mails piratés des « Macron
Leaks » ont été diffusés à l’instigation de Moscou à la veille du second
tour opposant le candidat En Marche ! à Marine Le Pen. Et les
européennes comme les législatives de 2024 ont vu proliférer les faux
médias en ligne générés par des officines russes.
A l’ère de l’intelligence artificielle, plus un scrutin n’est à l’abri
des trucages. Les prétendants à l’Elysée récemment ciblés l’ont bien
compris. En désignant la main de Moscou, Glucksmann, Philippe et Attal
ont choisi de mettre en garde leurs concitoyens : les calomnies ne font
que commencer. Partisans résolus de la cause ukrainienne, ils ont aussi
voulu souligner une faiblesse de leur adversaire Marine Le Pen : ses liens passés avec Poutine qui l’a financée et reçue au Kremlin. Une idylle officiellement
interrompue depuis le début de l’agression russe en Ukraine. Mais Le Pen
s’est bien gardée de protester contre les récentes tentatives de
déstabilisation de ses rivaux. De son côté, Jean-Luc Mélenchon, qui a
par ailleurs été la cible de manipulations israéliennes, a appelé à « un front commun des candidats contre les ingérences déstabilisant la présidentielle ». Jusqu’alors complaisant à l’égard de l’agresseur russe par crainte d’une « guerre généralisée », l’insoumis a trouvé là une opportunité de se dédouaner.
Il ne fait jamais bon appartenir au « parti de l’étranger ». En prenant
un arrêté d’expulsion contre la propagandiste prorusse Xenia Fedorova,
le gouvernement a mis sur la sellette l'homme d'affaire réactionnaire Vincent Bolloré qui avait offert à son égérie poutinienne un premier rôle dans son
écosystème médiatique. D’où un dilemme pour le Rassemblement national
(RN) : comment se désolidariser de Fedorova sans déplaire au
tout-puissant propriétaire de CNews, d’Europe 1 et du « JDD » ?
Pour ne rien arranger, Marine Le Pen doit aussi se justifier de
l’embarrassant soutien du multimilliardaire réactionnaire Elon Musk qui
voit en elle « le dernier espoir de la France ». Une ingérence dénoncée par la cheffe des Ecologistes Marine Tondelier qui réclame l'interdiction de X en période électorale En avril 2025, sur son réseau social, Donald Trump lui-même avait déjà
défendu la patronne du RN alors condamnée à une peine d’inéligibilité
exécutoire dans l’affaire des attachés parlementaires européens.
Redevenue éligible et lancée dans sa quatrième tentative présidentielle, Marine le Pen apparaît donc à la fois comme le choix de Moscou… et celui de Washington. Deux puissances qui poursuivent chacune l’objectif d’affaiblir l’Union européenne. Si elle ne préconise plus la sortie de l’euro et le Frexit, la candidate souverainiste prétend en effet rétablir les frontières de la France, renégocier sa participation financière au budget de l’Union et torpiller tout effort de défense commune. Exit « l’Europe puissance », place à « l’Europe des nations » et ses divisions. Une décomposition qui ne déplairait pas non plus à Pékin. Où Xi Jinping verrait lui aussi bien des avantages à l’élection de Marine Le Pen. L’obsession anti-immigration du RN et le repli hexagonal qui en résulterait faciliteraient les menées des empires.
Redevenue éligible et lancée dans sa quatrième tentative présidentielle, Marine le Pen apparaît donc à la fois comme le choix de Moscou… et celui de Washington. Deux puissances qui poursuivent chacune l’objectif d’affaiblir l’Union européenne. Si elle ne préconise plus la sortie de l’euro et le Frexit, la candidate souverainiste prétend en effet rétablir les frontières de la France, renégocier sa participation financière au budget de l’Union et torpiller tout effort de défense commune. Exit « l’Europe puissance », place à « l’Europe des nations » et ses divisions. Une décomposition qui ne déplairait pas non plus à Pékin. Où Xi Jinping verrait lui aussi bien des avantages à l’élection de Marine Le Pen. L’obsession anti-immigration du RN et le repli hexagonal qui en résulterait faciliteraient les menées des empires.
Persécuter les
faibles et se soume
ttre aux forts. Où serait le patriotisme ? "
Sylvain Courage article publié le 11 août dans Le Nouvel Obs
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Paraît qu'il va se passer un truc ce soir;
ça va rameuter du monde
enfin, c'est ce qu'ils ont dit.
Mais y'a un mot de passe!
Ah Ouais!
T'a essayé de le craquer?
-Ouai!
Mais, j'ai pas tout compris;
ça parle de lunettes
mais comme j'ai mis la machine à ce moment là, sur le programme 40°,
j'ai vu déjà, que ça faisait parfois des interférences avec le poste.
Et alors?
-Ben j'ai pas eu la suite
Ah ouai. C'est con.
-Et toi! tu fais quoi, ce soir?
-Ben!
j'vasis aller voir le truc
dont ils ont parlé et ils ont dit que c'était bien.
Cest un peu, -bon là j'imagine-c comme si on t'offait une glacer mais gratos Tu vois?
juste pour te rafraichir.
Ah! Ouais,
Et, c'est où?
-Ben il paraît que c'est partout ou y'aura pas de nuages.
Mais, j'en sais pas plus, j'étais au cabinet à ce moment là
et c'est juste le moment où j'ai tiré la chasse.
Ah! Ouai!
Merde!
C'est con!
-Ben ouais
Et t'y vas quand même.
-Ben ouais!




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