"Je crois aux cinq prochaines minutes. Je crois à l'histoire de mes pieds. Je crois aux migraines, à l'ennui des après-midi, à la peur des calendriers, à la perfidie des horloges. Je crois à l'angoisse, à la psychose, au désespoir. Je crois aux perversions, aux engouements pour les arbres, les princesses, les premiers ministres, les stations-service désaffectées (plus belles que le Taj Mahal), les nuages et les oiseaux. Je crois à la mort des émotions et au triomphe de l'imagination. Je crois à Tokyo, Benidorm, La Grande Motte, l'île de Wake, Eniwetok, Dealey Plaza. Je crois à l'alcoolisme, aux maladies vénériennes, à la fièvre et à l'épuisement. Je crois à la douleur. Je crois au désespoir. Je crois en tous les enfants. Je crois aux cartes, aux schémas, aux codes, aux échecs, aux énigmes, aux horaires de vol, aux panneaux d'aéroport. Je crois à tous les prétextes. Je crois à toutes les raisons. Je crois à toutes les hallucinations. Je crois à toute la colère. Je crois à toutes les mythologies, les souvenirs, les mensonges, les fantasmes, les évasions. Je crois au mystère et à la mélancolie d'une main, à la bonté des arbres, à la sagesse de la lumière."
"C'est ce qu'il ya de terrible avec la guerre. Qu'elle t'apprenne à tuer, passe encore; mais elle étoufe en toi tout sentiment humain. Même celui de la peur.De la peur animale qui devrait te retenir, par exemple, au moment de sauter la tranchée, t'empêcher de courir à la rencontre des balles. Eh bien non ! Tu es tellement abruti que tu sautes quand même."
- Mais on peut toujours infléchir sa vie présente en fonction de ce que l'on a connu. Nul n'est tenu au fatalisme."
"The History of Sound" "Le Son des Souvenirs", film de Oliver Hermanus
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"Le coeur est une bête dont il est prudent de se méfier. L'intelligence en est une autre, mais elle au moins ne parle pas d'amour."
Le 26 avril 1986, à 1 h 23, le cœur atomique du réacteur numéro 4 de la centrale soviétique de Tchernobyl dans le nord de l'Ukraine, s'emballe au cours d'un test de sûreté à la suite d'erreurs de manipulation.
Une
explosion fait voler en éclats l'édifice et une colonne de fumée
radioactive s'élève dans les airs. Le combustible nucléaire va brûler
pendant plus de dix jours. Des milliers de tonnes de sable, d'argile et
de plomb seront déversées par des hélicoptères pour éteindre l'incendie
et limiter les rejets hautement radioactifs.
Selon l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), la principale cause de la catastrophe réside dans "de graves insuffisances dans la conception du réacteur et du système d'arrêt", combinées à des "violations" des procédures d'exploitation.
Le nuage radioactif
Dans les jours qui suivent, le panache radioactif pollue très fortement l'Ukraine, l'actuel Bélarus et la Russie, puis contamine l'Europe.
La
première alerte publique n'est donnée que le 28 avril par la Suède, qui
détecte une hausse de la radioactivité sur son territoire. L'AIEA
reçoit une notification officielle de l'accident le 30 mais le chef de
l'État soviétique Michaïl Gorbatchevne l'évoquera publiquement que le 14 mai.
Le bilan humain est débattu.
En septembre 2005, un rapport controversé de l'ONU évalue à 4 000 le nombre des morts avérées ou à venir dans les trois
pays les plus touchés, puis l'ONG Greenpeace estime en 2006 que 100 000
personnes ont au total péri à la suite de cette catastrophe. Selon les
Nations unies, quelque 600 000 "liquidateurs", le nom donné à ceux ayant
participé au nettoyage du site, ont été exposés à de fortes doses de
radiations.
La catastrophe va profondément affecter la perception publique de
l'énergie atomique, déclenchant notamment une forte montée de mouvements
antinucléaires en Europe.
L'occupation russe
Les
forces russes ont occupé la centrale au premier jour de l'invasion de
l'Ukraine en février 2022. Elles ont pris la centrale sans combats,
après l'envoi de dizaines de milliers de soldats et de centaines de
chars en Ukraine à partir du Bélarus, un proche allié de la Russie.
Les soldats russes avaient creusé des tranchées et installé des camps dans des zones comme la "forêt rouge",
ainsi nommée en raison de la couleur prise par ses arbres du fait des
rayonnements provoqués par l'explosion. La prise de contrôle de la
centrale hors service avait fait craindre qu’un incident militaire ne
déclenche un nouveau drame au plan nucléaire
L’armée russe s’est retirée environ un mois après le début de la
guerre, dans le cadre d’un repli consécutif à son échec dans sa
tentative d'encercler et de prendre Kiev, face à la résistance
ukrainienne. Tchernobyl est situé à environ 130 km de Kiev et à une
vingtaine de kilomètres du Bélarus.
Centrale visée
Les vestiges du réacteur accidenté sont recouverts d'une chape interne en acier et en béton, surnommée sarcophage et construite à la hâte après la catastrophe de 1986, et d'une
enveloppe externe moderne, appelée nouvelle enceinte de confinement.
Installée
en 2016-2017, cette structure métallique initialement étanche a été
perforée par un drone russe en février 2025. Dans un rapport paru
mi-avril 2026, l'ONG Greenpeace explique que la nouvelle enceinte n'a
pas pu être "pleinement rétablie" malgré les travaux de réparation. Selon l'ONG, "cela accroît le risque de rejets de radioactivité dans l'environnement, notamment en cas d'effondrement" du vieux sarcophage interne.
La zone d'exclusion
La
région entourant la centrale a été évacuée dans un rayon de 30
kilomètres, devenant une zone d'exclusion, avec villes, champs et forêts
abandonnés. Au total, plus de 2 200 km² dans le nord de l'Ukraine et
2 600 km² dans le sud du Bélarus sont de facto désormais des endroits impropres à la vie humaine.
Selon l'AIEA, personne ne pourra y vivre en toute sécurité avant les 24 000 prochaines années.
À
trois kilomètres de la centrale, Pripyat, où vivaient 48 000 personnes
en 1986, a été totalement vidée de sa population et ressemble désormais à
une ville fantôme après l'apocalypse : bâtiments en décomposition,
auto-tamponneuses gisant, rouillées, dans ce qui reste d'un parc
d'attractions, salles d'école remplies de cahiers abandonnés aux
intempéries…
Plus petite, la ville de Tchernobyl, située à une
quinzaine de kilomètres de la centrale et qui lui a donné son nom, a
également été évacuée.
Avant l'invasion russe en 2022 il était possible de se rendre sur le site avec un guide mais, depuis
près de trois ans, la zone est totalement interdite aux touristes.
Le lieu est de facto devenu une immense réserve naturelle, où ont notamment été réintroduits en 1998 des chevaux sauvages.
"il existait des interstices. Il fallait les chercher."
".../...Hump, connaissez vous la parabole du semeur qui s'en était allé au hasard semer son grain? Si oui, vous devez vous souvenir qu'une partie du grain est tombée, soit sur des endroits pierreux, seulement recouverts d'une légère couche de terre, soit parmi des ronces et des épines. Lorsque la semence a levé, certains de ces grains, qui n'avaient pas de racines suffisantes, ont vu leurs pousses se faner au soleil et bientôt périr, calcinées, d'autres, à peine levés, ont été étouffés....
Comme le grain semé sur un sol pierreux, j'ai été brûlé par le soleil, faute de racines suffisantes..../..."
















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