jeudi 23 août 2012

les mots ont des visages


Extrait d'un courriel de Jean-Michel


Il s’est dit, sur Nuageneuf, que le Printemps des poètes n’est pas une saison embrigadée dans quelques dates d’un bien éphémère calendrier qu’un sinistre de la Culture tout aussi éphémère a cru bon décréter. Il se dit que chaque seconde est poésie, pour peu que l’on s’octroie quelque curiosité pour la déceler là où elle se trouve. Et elle est partout. Parfois, dans les heures sombres, elle se fait toute petite, presque comme une souris blanche qui marcherait sur la pointe des pieds pour ne pas déranger, d’autres fois, elle chante, un peu comme ça :

"J'ai coloré en roux d'anciens voyages
Aux longs cours
Embrassé un autre monde d'îles aux oiseaux oubliées
Renoncé à trouver des lieux improbables
Vestiges de désirs et de troubles

Pour glisser sur les esquifs du désenchantement"

Lechim Authex


 Etait-ce un besoin d'équilibre,
 la suite logique de l'histoire
ou l'existence d'un hasard ?
En tout cas, la mangeoire des oiseaux d'hiver se trouvait exactement dans l'axe
d'une trouée 
échappatoire verte  campagne 
édifiée comme une coqueterie
réservée à incertain mur mur.

Plus haut sur un fil,
un soir d'orage 
trois jeunes hirondelles,
à l'équilibre presque précaire
et collées l'une aux autres,
ouvraient un bec avide vers la nourriture tombée du ciel,
 par l'entremise de leurs géniteurs en plein vol.




A l'ombre de la tour de Peyrebrune qui se faisait mériter comme bien souvent les tours
qui se jouent de nous,
nous fûmes soudain pris de courre.
Et alors que les marcheurs délassaient leurs chaussures
ce fut  au son du cor 
qu'ils prirent soin de leurs pieds.
Le pire à venir,
 c'est que cela semblait presque normal.
à l'instant désigné.

Pourtant, en d'autre circonstance atténuante,  j'aurais tiré la chasse...




                                        //////////////______________§§§§§§§§





"Les mots ont des visages"























illustrations: Joel Gouenoun



à découvrir
un
GRAPHISTE
joël Gouenoun


"Chaque langue dit le monde à sa manière"






Au final,
fallait bien que ça bouge:





Sneck ou la larme (l'alarme?) à gauche


3 commentaires:

  1. Magnifique, la mangeoire dans l'axe....mais la chasse à courre, pouah !

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  2. Je suis d'accord avec Anne, autant j'aime bien la chasse, autant les chasseurs à courre, je les déteste. Je n'aime ni leur méthode (quelle horreur, l'hallali) ni leur esprit (Vieille France au possible : qu'on finisse donc de leur couper la tête !!! 4tain la Terreur en a encore trop laissé à mon goût).

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  3. Ben moé question chasse, mon coeur balance en la chanson de Henri Tachan
    et puis aussi le hasard des rencontres avec certains chasseurs pas viandards et respectueux de la nature, parce que ça existe également...
    quand à la chasse à courre no comment...
    :-)

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