dimanche 13 avril 2008

comme un dimanche
















Comme un dimanche matin où l'estuaire se fait la grasse- un peu par fatigue sans doutes mais ptêt aussi aux bons soins des actionnaires du pétrole, quand les dividendes sont proportionnels aux économies réalisées, pour que les braves gens qui investissent continuent à fermer les yeux sur les conditions de travail, la sécurité... En birmanie ou ailleurs, les droits de l'homme ont peu de poids face aux résultats d'exploitation. Et que ronflent les consciences économes quand le mazout brille sur les rochers, mais de quoi faudrait-il se plaindre? un bon coup de détergent par la dessus et rien n'y paraîtra plus, jusqu'à la prochaine marée et d'ailleurs, les pauvres devraient au contraire être ravis, on leur propose dans les officines à réguler la misère d'aller passer un coup de chiffon sur le décors," quelques sous c'est toujours bon à prendre n'est ce pas! et quand on veut travailler..." devisait l'artisan spéculateur à l'heure du rôt; Comme un dimanche sur la promenade nazairienne, où des pancartes vous prient suite aux flatulences de chez total de ne pas ramasser les coquillages, mais heu! vous connaissez des gens qui ramassaient des coquillages avant ça, en bordure du front de mer? même les bains de boue étaient pas recommandés et pourtant ce n'est pas la matière première qui manque! Vouloir se baigner à saint nazaire ville quelle idée de plouc n'est ce pas et tellement peu contemporaine! Le progrès du fun c'est de contempler la vase à marée basse et d'y chercher des idées-vidéo pour un happening au grand café, histoire de changer des confettis s'pas? Comme un dimanche d'automne en avril où même les hirondelles ne se découvrent pas d'un fil, une paella avec des amis, la promenade pour compter les grains de riz. Comme un dimanche en fin d'après-midi quand le ciel cherche ses humeurs en jouant sur les nuances du noir en bleu de gris. Comme un dimanche tout simplement.

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