vendredi 15 février 2008

partout les mots sont à la fête...





























Partout les mots sont "à la fête", mais pas forcément pour le plaisir. On les triture, on les déchire, on les achève, on les torture; On leur donne du sens et de la suspension, mais pas forcément de la souplesse, de la rigueur à la rigueur, de la distinction au mérite, de la délation pour principe. Les mots ne sont pas rancuniers, ils poussent des guerres, ils font la paix, ils produisent autant de larmes que d'amour, et parfois même des larmes d'amour; Ils peuvent souffrir en quatimini, en silence, en recueillement, derrière les murs ou les barreaux; Ils n'ont plus leur mot à dire quand ils s'agit de les kidnaper pour en faire des otages de la sainte parole; Les mots sont à tout le monde et pourtant aussi à vendre et personne ne sait vraiment à quoi s'en tenir, une fois qu'ils on rejoint les grand tuyaux de l'information et l'obligée interprétation. Les mots nous foutent la frousse quand ils contiennent l'orage à venir; Ils s'emballent en couple ou en foule et font hurler les solitudes qui n'en finissent plus d'attendre qu'on leur parle. Les mots ne sont jamais neutres, ils se maquillent pour le 20 heures, ils ont leurs maitres à penser, leurs académie et leur cimetière qu'on appelle parfois dictionnaire. Ils ont leurs spécialistes en ophe en ogue ou en iste qui de toute l'histoire chercheront partout et toujours le bon mot à sa bonne place. Les mots s'écrivent progrès sur les cendres des haines et funeste misère au rayon du commerce. les mots sont attachants et libres d'exister dans les bibliothèques, sous la poussière qui les protège encore un peu, avant qu'on ne les brûle un jour sans doutes, en douce ou en spectacle tellement ils font peur- ceux des autres- à quelque vociférant illettré qui aura confondu le bon mot avec le rot.
















Bientôt les J.O. en chine, on est prié de prendre les patins avant de rentrer. "La vraie chine avant les jeux" c'est un texte écrit par de courageux résistants chinois à la dictature dont voici un extrait: "Lorsque vous viendrez à pékin pour les jeux olympiques, vous verrez des gratte-ciel, des avenues dégagées, des stades ultramodernes et une foule de gens enthousiastes. Vous n'apprendrez probablement pas que les fleurs, les sourires, l'harmonie et la prospérité poussent sur l'injustice, les pleurs, les enprisonnements, la torture et le sang. Pour tous ceux qui ne veulent pas voir l'esprit olympique avili, nous croyons que la connaissance de la vérité est la première étape pour résoudre le problème." (source marianne n°562-page 60)
















- "once upon a time", Il était une fois donc, une école de l'estuaire avec forcément et c'est mieux pour le décor, des enfants qui crient et qui jouent dans la cour, des instituteurs et trices-oui oui je sais bien maintenant il faudrait dire "professeur des écoles" mais comme j'suis du genre un peu ringard sans doute, je préfère instit, je trouve ça plus joli, moins prout et n'insistez pas sinon je pourrais même dire maitresse- uh! là! et je vous demanderais maintenant s.v.p. de faire silence! ah mais! Donc uns école disais-je avec tout son ptit personnel, sans oublier bien sur les parents, parce que y'a plein d'écoles où les parents s'investissent figurez-vous , participent à des ateliers, des sorties, et bien sur à la traditionnelle fête annuelle de l'école. Et donc , depuis plusieurs années grâce à l'amicale des parents étaient organisées, dans cette école, plein d'activités permettant de créer, comme on dit: "du lien social", d'aider les instits dans leur travail , d'amener de la bonne humeur pour tous et aussi de récolter quelques sous pour des sorties et autres, car on ne le dira jamais assez, dame! elle est pas riche l'école de la république! les années passent le gentil directeur prend sa retraite et là forcément arrive une nouvelle direction, mais...boum! vlan! patatras! c'en est fini des activités des parents dans l'école circulez y'a rien à voir et pour la fête du mois de juin qui se déroulait le samedi matin ce qui permettait à tous les enfants d'être présents ( et en autre ceux des classes d'intégration scolaire -clis-) avec leur famille, leurs instits et tout cela dans une ambiance forcément "bon enfant" (hu! hu ! hu!) et bien la nouvelle directionne! elle dit niet nada-pas possible, sécurité, sécurité, responsabilité (le nouveau credo à la mode) vous faites votre fête l'après midi sans nous (et sans les enfants du clis qui pourront pas être présents) comme ça nous on y est pour rien par contre si vous faites des sous heu! n'oubliez pas de nous donner...moralité des parents bénévoles écoeurés, une ambiance du tonnerre (de brest) et des enfants "ravis"! alors! elle est pas belle mon histoire! comment ça pas terrible? deux claques oui et monte dans ta chambre!
















"Nous sommes dans une époque d'intolérance très grande envers les conflits. notre hypothèse centrale est que tout refoulement du conflit provoque une plus grande barbarie. Dans le conflit, l'autre existe en tant que tel. c'est à travers et sous condition du conflit que l'autre existe, donc le conflit déveoloppe le lien social. Nous avons peut-être la tentation de croire qu'une société sans conflit serait une société pacifiée; a mon sens, d'un point de vue social, individuel, historique, ce n'est que dans le conflit et le le devenir qu'une société se déploie. Notre société nie les conflits par plusieurs techniques: une des plus utilisées est celle de l'arme de la communication. On fait croire que si on communique bien, la paix règnera. Tout se passe comme si la réalité était une et unique, et les dissidents, les contestataires et autres râleurs de pauvres gens qui n'ont pas bien compris le bon message" -extrait d'un entretien accordé par miguel Benasayab-psychanalyste et philosophe à l'hebdomadaire "le lien social" n°872-

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