Encore un matin
samedi 19 mai 2012
vendredi 18 mai 2012
un peu exprès
La page sèche entre deux averses.
Les mots sont à la traine
des nuages
et
je me demande
s'ils ne font pas un peu exprès.
A emporter
en consommant tout de suite,puisqu'on est toujours à côté.
De longues phrases de silence
où se nichaient l'essentiel, la brise des vagues,
une tendre mélancolie
et
la grâce des éléments
jeudi 17 mai 2012
le matin du jour du lendemain
Comme l'avait prévue l'assemblée conglustative des politologues de Bretagne Sud, réunis -voir archives- il y a quelques temps déjà, sur une Isle du Golfe,
dont nous tairons le nom, par souci de discrétion;
En langue de
Blois
Blois
donc,
la confection du plat de résistance issu des urnes s'est pour son armature principale placée résolument dans le créneau des pronostics.
avec la nomination de quelques chefs scouts pépères.
Mais
et Cependant,
pour la suite:
Rien que des presque tout nouveaux,
relativement jeune de préférence
et sans expérience ministérielle.
Ah Dame(s)!
ça change des habitudes...
Tout dépendra bien entendu comment les chefs scouts
animeront la "juvénile" troupe
et inversement.
Sinon à part ça, dans les moteurs et rouages de l'histoire contemporaine, "j'ai descendu dans mon jardin".
Juste une figure de style pour faire son intéressant vu que le campement de base se trouve au même niveau que celui du jardin, enfin...
de la friche éco-responsable.
Cela n'a, bien entendu, que peu de rapport avec mon propos précédent si ce n'est que décidément
et galette andouillette
comme disait
pas plus tôt que demain matin
mon coiffeur
"Il faut relativiser le relatif."
Depuis la mise sous tutelle de la cellule de veille, la rédaction se prélasse, sans le moindre sentiment de culpabilité.
Profitant même de la visite d'une stagiaire californienne accompagnée par son coach montpelliérain, elle a même décidé, à l'unanimité, - moins les vacances et congés maladie
- en préambule,
de mener temporairement la vie de château sur les terres du nouveau premier ministre, et puis très rapidement, de restaurer le concept d'un grand Ministère du Temps Libre (et gratuit) - afin de se trouver dans les meilleurs dispositions pour accueillir la nouvelle équipe gouvernementale de Gauche.
Avant ma prise de fonction de blogueur du niveau de la mer
(Hollande, niveau de la me...pfut! Drôle, Humour, plouf!...)
Visite du Mémorial de l'abolition de l'esclavage afin de symboliser, sur c/ses terres d'espérance, le début de notre collaboration avec le nouveau régime Bon d'là!
L'homme de la côte:
"Je sens que ça monte"
Sa conscience:deux classes:
"Normal c'est l'Ascencion,
Courage."dimanche 13 mai 2012
J'aime cette terre
"Si j'étais un oiseau,
je chanterais d'une voix rauque:
La terre battue par les pluies des orages
les fleuves tourmentés qui toujours nous inondent,
ce vent furieux qui souffle éternellement,
et ces aubes uniques et douces derrière la forêt...
Ensuite je mourrais,
et même mon duvet se décomposerait sous la terre.
photos: Johann-
Pourquoi souvent des larmes dans mes yeux?
Parce que j'aime cette terre profondément."-Ai Qing- "J'aime cette terre."-
source: Toile
"Au réveil
ce ne sont qu'illusions
Le rêve lui vient au moment du sommeil.
Compagnons des jeux de l'enfance
peut-être amis de longue date
Sur un bon lit sentiments douloureux
Sur la paille heureuses rencontres
Le rêve offre dans les temps de dénouement
et dérobe dans les temps d'abondance
Quand il ne s'agit pas d'une fausse alerte
alors c'est le sentiment d'avoir loupé quelque chose." -Ai Qing-"Rêve"-
source: Toile
Ferry Saint Bol bateau ?
"Je répète qu'il y a pour les races supérieurs un droit parce qu'il y a un devoir pour elles. elles ont le devoir de civiliser les races inférieures."
-Jules Ferry-discours devant la chambre des députés 29 juillet 1885
François Hollande dans le cadre de sa mise en scène d'investiture mardi, a décidé pour débuter les festivités de prononcer un discours aux Tuileries devant la statue de Jules Ferry a qui il veut rendre hommage. Admirons toute l'élégance du symbole...
Il est certain que cela fera plaisir aux bataillons des hussards de la République mais sans doute beaucoup moins à tous ceux qui se souviennent des souffrances de leurs ainés à qui l'on interdisait et réprimait en conséquence, l'usage de leur langue maternelle sous prétexte de ne voir qu'une seule tête avec une seule pensée à l'intérieur.
Seulement ceux-là, c'est bien couru, sont de dangereux passéistes réactionnaires et puis- Virguleu- la République ne s'est pas faite sans casser des oeufs, et des crânes aussi dans les colonies, poils au Jules Ferry.
Et puis au moins , cela donne une petite idée...avant la remise officielle des prix, qui a gagné l'avenue Matignon.
Les lobbies jacobins particulièrement influents dans nos sphères régionales s'en pâment d'avance. et puis, l'élégant Jean-Luc déjà parti aux croisades dans le grand nord est surement content. Et quand il est content -Ouf!- Il est gentil Jean-Luc...
j'espère que l'on n'oubliera pas pour l'occasion, de citer également un Léon Blum, de la même verve/Ecole,
Ce serait dommage de s'en priver:
«Nous avons trop l’amour de notre pays pour désavouer l’expansion de la pensée, de la civilisation française… Nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d’attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture et de les appeler aux progrès réalisés grâce aux efforts de la science et de l’industrie.» -Léon Blum-
Y'a pas à dire, il y a des jours où ça fait du bien de se sentir de gauche. N'est-il pas?
Surtout pour aller promener les enfants de Madame...
".../...L'interdiction de "parler breton" fut liée à cette volonté unificatrice,
tout aussi stupide que brutale, de la IIIè République. Pour enseigner
et imposer la langue commune, il semblait nécessaire d'interdire les
langues régionales. En dressant les petits, c'est-à-dire en exerçant la
contrainte de manière humiliante sur les écoliers. Tout enfant surpris
en train de parler breton devait ainsi porter un objet autour du cou
(souvent un sabot, ou un morceau de bois), comme preuve d'infamie
anti-républicaine. Facile de se faire piquer à l'heure de la récré !
Pour se débarrasser de l'objet infamant (et ne pas rentrer avec le soir à
la maison, où la rouste attendait parfois le mauvais élève), il fallait
dénoncer un camarade, qui, à son tour, récoltait l'odieux pendentif. On
imagine les bassesses que cela a pu occasionner entre les marmots... Le
plus drôle, dans l'affaire, c'est que l'instituteur, fonctionnaire zélé
le jour, se remettait à parler dans sa langue maternelle une fois que
la cloche avait sonné. .../..."
extrait d'article de:" Zapping du soir Espoir"
Et pour la signature de la charte européenne des langues régionales et minoritaires
passage de témoin avec l'ancien et sulfureux responsable des z'ébats z'elyséens, j'imagine."Yezhoù ma vez graet bihan ac'hanoc'h
Evel ar stered o strinkat brozh an noz
Ha petra vefe al loar hep ho skedoù
Met ur goulou nemetan kreiz an egor goullo
Yezhoù ma vez graet bihan ac'hanoc'h
Evel gwad hag aour bokedoù ar prajoù
Ha petra vefe ar goet hep ho garmoù
Met lavnioù oll heñvel en ec'honder unton
Teangacha mionlaigh, mar a thugtar oraibh,
Realtai breactha ar ghuna na hoich
Ni bheadh sa Re gan bhur lasracha gle
Ach solas aonair i bhfolus siorai
Yezhoù ma vez graet bihan ac'hanoc'h
E-giz inizi war ar mor bras hadet
Ha petra vefe ar mor hep ho glasted
Nemet irvi hag irvi hep diwez an tonneu
Teangacha beaga, mar a thugar oraibh,
Fuil agus or na mblath fiain
Ni bheadh sa bhfear gan bhur screach
Ach ionannas leamh o lann go lann
Teangacha beaga, teangacha mionlaigh,
Oileain scaipthe san fharraige mhor
Ni bheadh sa mhuir gan bhur bhfuinneamh
Ach iomairi seasca na dtonntracha buan."
" Langues que l'on appelle minoritaires
Comme les étoiles éclaboussant la jupe de la nuit
Que serait la lune sans vos éclats
Sinon une lumière unique au milieu de l'espace vide.
Langues que l'on appelle minoritaires
Comme le sang et l'or des fleurs des champs
Que serait l'herbe sans vos cris
Sinon des lames toutes semblables dans l'étendue monotone.
Langues que l'on appelle minoritaires
Comme des îles sur l'océan semées
Que serait la mer sans votre verdoyance
Sinon les sillons et les sillons sans fin des vagues."
-Gilles Servat/Michael Davitt-
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