vendredi 20 février 2009

fiche de poste


Qu'aurais-je à raconter de mes nuits sur la plage de l'intime puisque les nuits, semble- il , seraient faites pour cela. Sauf que dans la sombre matrice habitent aussi des ombres qui accrochent la lumière. Elles sont de nature opposable et complice comme chat et souris , elles répondent désir à principe et peur en place de compassion. Elles sont parfois difficiles à cerner tant la pudeur de l'aube et ses révélations peut transformer une nature humaine. Choisir son camp sous la pâle lueur d'une lampe de bureau et reconnaitre une certaine classe à la mauvaise fois évidente. Mes visiteurs nocturnes ont souvent de la brume dans les cheveux, leur promenade crépusculaire les renvoie fatigués, un peu éblouis par la lumière vive qui se déclenche à l'orée de la maison- Les paroles qui vont suivre sont taillées pour la ouate même si on ne le comprend pas toujours lorsqu'on se sent déporté dans les virages et il faudra alors comme un don de fakir et un peu d'inconcience aussi parfois pour marcher sur les oeufs sans trop faire de casse. En sourdine comme très loin se joue la musique qui colle au décor, des instruments à corde, une voix et sa guitare, ballade sous les étoiles, qui rapproche l'infréquentable, qui brise l'incassable. Et s'il fallait dire encore des coup de pompe pas perdus qui plombent les paupières et l'air vif du dehors pour réveiller l'ardeur. Et les pensées qui filent dans le courant des aiguillages, le vent qui se joue des noctambules, la pluie qui casse le rythme et le silence plein de vie. Il faut passer dans l'autre moitié pour comprendre, le royaume des fantômes, des vampires et des anges. Il faut être joueur dans les nuances, sincère avec la colère et bon comme du pain blanc... C'est ptêt un métier finalement...

Society

Hadda Be Playing On The Jukebox

VNV Nation - Illusion

pour L.., qui sait pourquoi.





























"Pour L.., qui sait pourquoi" Le bouquin demarre ainsi sur une énigme; Enfin, pas pour tout le monde puisqu''il y a au moins - à priori- deux personnes qui sont au courant du "pourquoi" D.., l'auteur et L a qui s'adresse l'ex voto du début de livre. On peut aussi imaginer quelques amis, famille et proches en tout genre qui auraient pu, volontairement ou non , se trouver dans la confidence, à un moment où un autre. Mais en fait tout cela relève bien entendu du supposé dans le pré, puisque jusqu'ici rien ne confirme que -petit a- L connaisse véritablement, je veux dire réellement enfin quoi,m'embrouillez-pas, ai connaissance de D et puis petit b au cas où ce serait le cas, sait-elle seulement pourquoi D pense qu'elle sait pourquoi ? Au delà de cette révélation qui sent fort la poétique du coeur gravé dans l'arbre de la forêt des soupirs ou de la peinture blanche au rouleau sur le pont de l'autoroute A9, on voudrait ainsi faire savoir au lecteur qu'il ne sait rien, sur un sujet dont il n'avait avant d'ouvrir le livre, aucune raison de se préoccuper, mais maintenant - IL SAIT qu'il ne sait pas- et bien sur cela change tout. Qui est L se demande le lecteur ? Où tout au moins... pense D, c'est la question que ses lecteurs devraient se suggérer sans non plus y passer trop de temps, sinon ils ne seraient pas prêt de commencer le livre ce qui pourrait être quand même génant pour la suite de l'histoire d'autant si j'en crois le résumé de page de garde sur reliure biblioteca, on pourrait également se poser quelques questions sur D- En effet, le livre raconte l'histoire de D, enfin pour la compréhension de mon public et surtout de moi même, nous l'appelerons Delphine, enfin quand je dis -nous- il s'agit bien entendu du choix de D l'auteur. et là soudain, pour les plus vifs d'entre-nous, je sens s'établir une connection irrémédiable entre Delphine et son créateur ce qui pourrait nous amener à des suppositions faciles du genre "c'est un premier roman" - "l'auteur parle de lui, c'est inévitable" ou d'elle, puisque -Dominique ménard- qu'elle s'appelle et -elle n'en est pas à son premier roman. Et oui forcément j'ai google vérifié, j'ai même cherché des traces éventuelles de L sur l'underground à toile laineux, mais là comme on dit en préparant le potage de la fête du têt "j'ai fait chou blanc". Ceci étant même avec l'expérience et le recul de la maturité de l'écrivain confirmé, rien n'empêche roman après roman ou sur un coup de tête (pour le potage, c'est trop tard, ils ont beaucoup aimé) de vouloir sans trop specter parler de sa petite personne à travers ses romans, y'en a bien qui s'étalent quasi-journellement sur leur blog ... ne croyez-pas que je vais donner des noms ce serait trop facile! "Pourquoi?" Z'avez qu'à demander à L.


-pause pipi-




-"Dominique Mainard Pour Vous"- Dans un rectangle blanc d'environ 8,5 cm sur 5, c'est ainsi que se présente l'auteur en gras et le titre de son livre un peu moins gras, derrière en fond, on peur apercevoir en haut à peu près au milieu de la page, ce qui ressemblerait à priori à une colombe, les ailes déployées, comme le sont souvent,-si je peux me permettre cette réflexion tout à fait personnelle- les colombes, dans les diverses représentations visuelles de celles-ci. En bas à gauche, on trouve deux mains tendues, avec des bras qui les tiennent, des bras chemisés dans ce qui ressemblerait à première vue à de la soie ou du satin peut-être , de couleur bordeaux, les manches retournées- On peut se demander si l'oiseau vient de les quitter, mais je préfère exclure cette idée dans la mesure où la colombe ou tourterelle, est tournée vers les mains et je me dis que décoller ainsi, à l'envers ne doit pas être bien aisé . Certes, je ne suis pas colombophile -du nord- oui il y a beaucoup de colombophiles dans le nord-j'ai également vérifié- et je précise qu'il ne s'agit pas pour autant d'amateurs de plat réunionnais ou d'inspecteur imperméabilisé en 403. Donc on peut sans véritablement se tromper, arguer du faît ( tiens!, on dirait un nom de propriétaire béké en martinique) que c'est l'oiseau qui va dans peu de temps à mains rire- qui est le pendant d'atterir sur les mains mais aussi avec l'idée sous-jacente d'éventuellement se lâcher les sphincters en passant au dessus - d'où l'expression populaire et peu usitée: "à mains rire qui rira le dernier". voilà je crois avoir à peu près tout dit sur ce livre qu'il me reste bien sur à lire- pour vous- pas de confusion, c'est le titre je le rappelle, ne pensez pas que je vais je vais me transformer en lecteur à voix haute- même si- confidence- j'ai déjà pensé - il y a longtemps et forcément prescrition- m'exercer à cette activité, allez donc savoir pourquoi et même L ne le sait pas, peut-être après avoir lu le livre de raymond jean -la lectrice dans lequel M faisait la lecture "d'une voix chaude et claire" ce qui par la suite donna des idées à C qui dans le film de M inspiré du roman, "décide à son tour de faire la lecture à domicile à des gens esseulés. Après avoir passé une petite annonce, elle fait la connaissance d'Eric, un adolescent handicapé, et de ses autres 'clients' : une fillette espiègle, une veuve de général marxiste dans l'âme, un P-DG névrosé qui se fait lire 'L'amant' de Marguerite Duras, ou encore un magistrat à la retraite, grand admirateur des sulfureux écrits du Marquis de sade." (source wikipedia) et il ne faudrait pas pour autant oublier delphine qui comme constance ou marie "a compris de quoi les être humains ont besoin: de réconfort, d'illusion, de mensonge même,de tout ce qui peut rendre la vie supportable." et dans sa quête de sens- ça c'est moi qui rajoute- pour faire plus sérieux, documenté, professionnel quoi! et bien delphine elle aussi, va faire des rencontres comme cette "vieille femme , grande lectrice de livres à l'eau de rose" ou encore "un adolescent autiste vivant dals le monde des jeux virtuels, mais aussi un homosexuel malade ( c'est plus fort l'homosexuel malade non?) dont delphine accompagnera les derniers mois, et, enfin l'amant de celui-ci, qui éveillera en elle (un livre écrit par une femme hétéro?...) des sentiments inconnus.". Je ne vois pas à l'heure qu'il est ce que je pourrais objectivement rajouter sur ce livre, c'est toujours un peu désagréable il me semble, de causer de quelque chose que l'on ne connait pas-même si par contre je l'ai vu et c'est sans doutes, je m'en excuse d'avance, ce qui a fait toute la différence dans mon choix délibéré de ce vendredi matin de de parler de et pour vous et de la lectrice dans le même panier pour pas se gêner; En ce qui concerne L je n'ai pas d'autres nouvelles, mais vous serez bien entendu les premiers informés dès que j'aurais du nouveau sur cette affaire- et pour conclure je ne pourrais que citer Hördelin: "l'homme qui songe est un dieu, l'homme qui pense un mendiant", je ne répète pas cela au hasard, c'est écrit en préambule du livre de D et je pense que L sait pourquoi, pas vous?

jeudi 19 février 2009

Louis Armstrong - What A Wonderful World

merci chanchan pour le "trop mignon"

droit au chapitre




j'ai reçu ceci:


"Récemment, une célèbre animatrice radio états-unienne fit remarquer que
l'homosexualité est une perversion. « C'est ce que dit la Bible dans le
livre du Lévitique, chapitre 18, verset 22 : "Tu ne coucheras pas avec
un homme comme on couche avec une femme : ce serait une abomination. "
La Bible le dit, un point c'est tout. », affirma-t-elle.
Quelques jours plus tard, un auditeur lui adressa une lettre :
" Merci de mettre autant de ferveur à éduquer les gens à la loi de Dieu.
J'apprends beaucoup à l'écoute de votre programme et j'essaie d'en faire
profiter tout le monde. Mais j'aurais besoin de conseils quant à
d'autres lois bibliques. Par exemple, je souhaiterais vendre ma fille
comme servante, tel que c'est indiqué dans le livre de l'Exode, chapitre
21, verset 7. À votre avis, quel serait le meilleur prix ?
Le Lévitique aussi, chapitre 25, verset 44, enseigne que je peux
posséder des esclaves, hommes ou femmes, à condition qu'ils soient
achetés dans des nations voisines. Un ami affirme que ceci est
applicable aux Mexicains, mais pas aux Canadiens. Pourriez-vous
m'éclairer sur ce point ? Pourquoi ne puis-je pas posséder d'esclaves
canadiens ?
Je sais que je ne suis autorisé à toucher aucune femme durant sa période
menstruelle, comme l'ordonne le Lévitique, chapitre 18, verset 19.
Comment puis-je savoir si elles le sont ou non ? J'ai essayé de le leur
demander, mais de nombreuses femmes sont réservées ou se sentent offensées.
J'ai un voisin qui tient à travailler le samedi. L'Exode, chapitre 35,
verset 2, dit clairement qu'il doit être condamné à mort. Suis-je obligé
de le tuer moi-même ? Pourriez-vous me soulager de cette question
gênante d'une quelconque manière ?
Autre chose. Le Lévitique, chapitre 21, verset 18, dit qu'on ne peut pas
s'approcher de l'autel de Dieu si on a des problèmes de vue. J'ai besoin
de lunettes pour lire. Mon acuité visuelle doit-elle être de 100% ?
Serait-il possible de revoir cette exigence à la baisse ?
Un dernier conseil. Mon oncle ne respecte pas ce que dit le Lévitique
chapitre 19, verset 19, en plantant deux types de culture différents
dans le même champ. Idem pour sa femme, qui porte des vêtements faits de
différents tissus, coton et polyester. De plus, mon oncle passe ses
journées à médire et à blasphémer. Est-il nécessaire d'aller jusqu'au
bout de la procédure embarrassante de réunir tous les habitants du
village pour lapider mon oncle et ma tante, comme le prescrit le
Lévitique chapitre 24, versets 10 à 16 ? On ne pourrait pas plutôt les
brûler vifs au cours d'une réunion familiale privée, comme ça se fait
avec ceux qui dorment avec des membres de leur belle-famille, tel qu'il
est indiqué dans le livre sacré, chapitre 20, verset 14.
Je me confie pleinement à votre aide. Merci de nous rappeler que la
parole de Dieu est éternelle et immuable. Un point, c'est tout !"

Max Boublil - Ce soir...

le piano à un doigt et la poésie qui va avec- pour le douzième degré, merci serge pour ce grand moment de lard contemporain.

aux quatre coins du monde







du 26 février au 1er mars se tient à chartres de bretagne (ille et vilaine) le huitième festival du film -voyage - aventure- sous titré: "aux quatre coins du monde" et c'est aussi le nom de l'association organisatrice






"mon regard se perd sur la carte accrochée au dessus de ma table de travail. Je peux rester ainsi des heures, à la contempler, suivre les courbes des continants, les contours des pays, me projeter dans une contrée lointaine, me prendre à rêver de grands espaces, d'aventures et de rencontres improbables. L'imaginaire des voyages est extraordinaire. Le temps, hélas, nous manquera pour vivre ce vaste monde!" -jean-luc diquélou-fondateur et directeur du festival-
et toujours dans notre rubrique "culture vous avez dit culture commme c'est ..."le centre culturel athanor de guérande nous convie à des -mardis inattendus- et les prochains sont... attendus le 24 février à 20h30 à la salle perceval pour un café philo donné à l'occasion du centenaire de françoise dolto et intitulé "dolto et l'enfant roi" avec marie-paule dumoulin docteur en psychologie et alain brice psychanalyste- et le 3 mars toujours à 20h30 et dans la même salle vous pourrez découvrir "ker jazzy band" qui plonge allègrement ses cuivres et toute la suite dans les standards du jazz des années 20 à 40

la mémoire de rien
















Il existe, sur le Causse noir, qui s'insère entre le grandiose Mejean et le pittoresque Larzac une rivière plutôt modeste, qui pourtant suffit, à un certain endroit du paysage, à creuser une excroissance calcaire au point d'y ménager un haut et large tunnel, lieu secret dont le nom qu'il lui fut attribué par les hommes n'est pas banal, puisqu'ils l'appelèrent Bramabiau, c'est à dire Brame-boeuf, à cause de la rumeur rauque et sourde que le passage de ses eaux suscite, sous la voûte qu'elles ont lentement creusée. Cette rivière infime qui, avant d'accomplir cet exploit souterrain, traverse en sinuant le plateau verdoyant, a été dotée d'un nom tout à fait inattendu, qui semble n'avoir jamais nulle part servi à désigner un lieu, mais plutôt à signifier cette sorte de plénitude intérieure, d'origine et de nature complexes, état idéal dans la constitution duquel entrent la félicité du corps et la béatitude de l'esprit. Ce nom tout à fait inusité en toponymie comme en hydrographie, c'est : Bonheur. Cette rivière sans prétention s'appelle donc "Le Bonheur". Un panneau de signalisation, fiché en terre à l'entrée du pont de pierre par lequel la route de Meyrueis à Valleraugue la franchît, atteste cette désignation, qui semblerait plutôt, au promeneur lettré, sorti d'une mytique cartographie du Tendre. Ainsi, le Bonheur, c'est cela: un ru sans histoire, qui parcourt un paysage sans souvenir. La mémoire dense et drue, légèrement musicale, de rien." -jour sans événement-"Causse Mejean ce vendredi 9 août 1996"- gil jouanard- poésie d'aujourd'hui à voix haute-orphée studio- gallimard-