dimanche 3 avril 2011

de choses et d'autres




Monika m'a envoyé ceci:

                                         INVITATION

  Au 29 rue des érables à Saint-Nazaire, manifestation de "l'Art prend l'air" dans le cadre    du   Conseil  général
  je vous invite dans mon atelier & mon petit jardin ouvrier & poétique,
  en compagnie du plasticien BENOIT  SIRE .

                                                  le 16 & 17 Avril .


-Benoit Sire-

Pour Info ///


 le site Internet dédié à la manifestation est maintenant en ligne à l'adresse suivante:

 sur lequel vous pouvez :
 retrouver la liste de tous les artistes participants ainsi que les informations concernant la manifestation.




 -Jean-Pierre Gallais-

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Photo découverte sur le site du Marquis de l'Orée  et dédicacée (par mes soins) à Anne des Ocreries


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'L'ancêtre parle, c'est l'Océan, c'est une race qui lavait les continents avec son voile de souffrance; il dit cette race qui est chant, rosée du chant et le parfum sourd et le bleu du chant, et sa bouche est le chant de toutes les bouches d'écume; océan! tu permets, tu es complice, faiseur d'astres; comment  n'ouvres-tu pas tes ailes en poumon vorace. Et voyez! il ne reste que la somme du chant et l'éternité de la voix et l'enfance déjà de ceux qui en feront héritage. Car pour la souffrance elle appartient à tous; chacun en a, entre les dents, le sable vigoureux L'océan est patience, sa sagesse est l'été du temps."
-Edouard Glissant-"Océan" - "La terre inquiète"

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en avril, ne te découvre pas d'un fil















Et pour accompagner ces  quelques z'images proposées par Serge, reprenons tous ensemble derrière notre guide suprême,  le dernier tube de la française des boeufs: "Je vais bien, tu vas bien..., je suis gai, tout me plait"

au mage d'un dimanche


"Un champ de blé prenait racine
Sous la coiffe de Bécassine,
Ceux qui cherchaient la toison d'or
Ailleurs avaient bigrement tort.
Tous les seigneurs du voisinage,
Les gros bonnets, grands personnages,
Rêvaient de joindre à leur blason
Une boucle de sa toison.
Un champ de blé prenait racine
Sous la coiffe de Bécassine.
C'est une espèce de robin,
N'ayant pas l'ombre d'un lopin,
Qu'elle laissa pendre, vainqueur,
Au bout de ses accroche-coeurs.
C'est une sorte de manant,
Un amoureux du tout-venant
Qui pourra chanter la chanson
Des blés d'or en toute saison
Et jusqu'à l'heure du trépas,
Si le diable s'en mêle pas.
Au fond des yeux de Bécassine
Deux pervenches prenaient racine,
Si belles que Sémiramis
Ne s'en est jamais bien remis'.
Et les grands noms à majuscules,
Les Cupidons à particules
Auraient cédé tous leurs acquêts
En échange de ce bouquet.
Au fond des yeux de Bécassine
Deux pervenches prenaient racine.
C'est une espèce de gredin,
N'ayant pas l'ombre d'un jardin,
Un soupirant de rien du tout
Qui lui fit faire les yeux doux.
C'est une sorte de manant,
Un amoureux du tout-venant
Qui pourra chanter la chanson
Des fleurs bleu's en toute saison
Et jusqu'à l'heure du trépas,
Si le diable s'en mêle pas.
A sa bouche, deux belles guignes,
Deux cerises tout à fait dignes,
Tout à fait dignes du panier
De madame de Sévigné.
Les hobereaux, les gentillâtres,
Tombés tous fous d'elle, idolâtres,
Auraient bien mis leur bourse à plat
Pour s'offrir ces deux guignes-là,
Tout à fait dignes du panier
De madame de Sévigné.
C'est une espèce d'étranger,
N'ayant pas l'ombre d'un verger,
Qui fit s'ouvrir, qui étrenna
Ses joli's lèvres incarnat.
C'est une sorte de manant,
Un amoureux du tout-venant
Qui pourra chanter la chanson
Du temps des ceris's en tout' saison
Et jusqu'à l'heure du trépas,
Si le diable s'en mêle pas.
C'est une sorte de manant,
Un amoureux du tout-venant
Qui pourra chanter la chanson
Du temps des ceris's en tout' saison
Et jusqu'à l'heure du trépas,
Si le diable s'en mêle pas."

-Georges Brassens- 

 Cette photo ainsi que le texte "Bécassine" proviennent du site: "Brassens" où vous saurez tout (ou presque) sur ce grand Monsieur.
Et pour la bio. c'est par exemple  par ici







samedi 2 avril 2011

tricentenaire du magnolia en France



La Ville de Nantes célèbre cette année le tricentenaire de l'arrivée du Magnolia avec une multitude d'évènements tout au long de l'année à suivre par ici


 photo: "Les tropicales.com"


Hein(g) que vous avez  cru que j'allais vous faire subir le magnolia forever de l'autre agité dans sa baignoire... Ben non (Ouf! voix off), j'ai préféré une autre version beaucoup plus heu... comment dire...





                    

elephant jumping on trampoline





l'enveloppe noire



".../...La table de la cuisine. Le pain, le lait. Il s'était levé aux aurores pour se procurer du pain et du lait. La nappe blanche, amidonnée. Deux tasses fumantes. Un ersatz de café au lait. Un ersatz, il est loin, le café, au Brésil...Ersatz de café, succédané de lait. La vieillesse, elle aussi est un ersatz, et le peuple a atteint le troisième âge, celui de la retraite.
Des tranches de pain compact, noir, chichement tartinées de marmelade de prunes. Mais la petite cuiller, le couteau, les petites assiettes ont l'éclat du neuf. Tout est propre, frais comme le printemps. Fenêtres ouvertes pour faire entrer l'élixir, le poison, l'illusion.
Madame Gafton ouvrit les journaux du jour. Elle chaussa ses lunettes, but une gorgée, regarda les titres de la première page, abandonna. Lire, de toute façon, elle n'en avait le temps que le soir, quand elle avait tout fini. Elle poussa la pile vers le bord de la table, près de son mari.
-C'est une bénédiction, notre climat! Cette succession de saisons. Qu'est-ce que ce serait, si nous n'avions que l'hiver? Ou l'été, comme dans le désert? Une harmonie comme chez nous, c'est une bénédiction...Chez nous, il y a de l'harmonie! C'est une chance, une grande chance.
Son mari lui lança un long, très long regard.
-Oui, oui, c'est précisément ce que disait quelqu'un dans la file d'attente des journaux, tout à l'heure. C'est un cadeau de la nature, ce printemps! Ce n'est plus la jeunesse, mais c'est tout de même une renaissance, non? Une vraie provocation, je te jure!
L'épouse retira ses lunettes, les posa sur la pile de journaux, plongea son regard dans la tasse. Silence. Puis un murmure. Oui, elle murmurait:
-Tu te rappelles quand est mort François-Joseph?
-Elle est bien bonne celle-là, qu'est-ce qui te prend?
-Je ne sais pas, c'est juste comme ça...J'embrouille tout. En fait c'était un homme tolérant, comme tu disais, un tolérant.
Il sourit. Il connaissait bien ces petites ruses du matin. Signes de tendresse, d'encouragement pour ses préoccupations. Elle ne lui posait pas de questions sur son étude en cours, elle savait que ça l'énervait avant de partir pour la bibliothèque. De toute façon, le soir, c'est lui qui reprendrait sans doute le sujet...
Mais le matin Venturia trouvait des formules rituelles pour lui faire comprendre que son étude l'obsédait autant que lui.
-En fait, j'étais en train de réfléchir...César, Néron, c'est quand, ceux-là? Je veux dire, quand est-ce qu'ils sont...Et Franco, et Salazar? Mussolini, je le sais, au printemps, c'était au printemps, n'est-ce pas? Et le Führer, c'est pareil, il s'est flingué au printemps. Et l'autre, le moustachu, le Géorgien, il a crevé en mars, impossible de l'oublier. C'est l'assaut du printemps?
Il approcha la pile de journaux, repoussa les lunettes à monture dorée près de la tasse. La femme arrangea ses cheveux blanchis, attachés sur la nuque.
-Oui l'assaut, comme tu dis. L'agression du changement. Quelque chose d'incertain, d'impétueux. Je vais te lire une petite histoire dans le journal d'aujourd'hui. Et qu'on ne me dise pas qu'il ne se passe rien chez nous...
Il mlissa le coin de la nappe. Elle se leva, la corbeille à pain dans les mains. Il la regarda. L'instant de paix de la journée. Le petit déjeuner lui donnait des forces; un repère calme, au début d'une nouvelle journée. Après c'était la course, la bousculade. Les queues, les fiches de bibliothèque, les lettres aux autorités, encore des queues.
-Ecoute. "Les faits que nous allons relater brièvement ci-dessous semblent tirés d'un film sur le Ku Klux Klan ou sur la chasse aux sorcières. La chasse aux sorcières du quartier de..."
Ecoute...Tu ne veux pas écouter?
Elle déposait les tasses et les couverts dans l'évier. Elle bougeait lentement, à contrecoeur. Elle boitillait légèrement de la jambe gauche, et avait du mal à se mouvoir, penchée ainsi d'un côté. Mais elle était revenue, s'était rassise. Ses mains pâles et dodues étaient de nouveau sagement posées sur la nappe immaculée.
-Donc, ils ont fait irruption dans un appartement. Et tu sais quoi? ils y ont mis le feu; tu peux imaginer ça! Ils y ont mis le feu! Parce qu'elle aimait les animaux, tu entends! parce qu'elle avait des chats ou des chiens, ou que sais-je. Souviens-toi du prétexte, des procédés et surtout du nom de cette femme, de son adresse. Tu comprends? Et machin, qui prétend représenter le conseil populaire du secteur...tu entends ça, complice des instigateurs, locataires de l'immeuble. Tu fais le lien, n'est-ce pas, tu vois le lien?
Elle le fixait, sans plus sourire, habituée à son obsession de relier les événements du jour au recherches qu'il poursuivait à la bibliothèque. Sa manie de revenir sans cesse que ce qui s'était passé quarante ans plus tôt. Cette fois, tout de même, sur un ton particulier. Comme triomphal. Une preuve enfin décisive, qu'elle ne parvenait pas à saisir. Mais elle sentait son trouble. une sorte de victoire redoutée, oui. Une panique longtemps refoulée, oui, oui, qui confirmait ses attentes et semblait lui redonner de la vitalité. .../..."

Extrait de: "L'enveloppe noire" un roman de Norman Manea- traduit du roumain par Marily Le Nir.Editions Seuil- Fictions & Cie.

vendredi 1 avril 2011

dans l'air

jeudi en vrac




La blague (forcément) du jour: A partir d'aujourd'hui, pour faire plaisir aux rentiers actionnaires de GDF SUEZ et à ses dirigeants copains comme cochons  poissons du gouvernement, ce dernier a décidé d'augmenter le prix du Gaz de 5,2%. Mais pour nous rassurer, dans les sphères qui causent depuis leurs logements de fonction ( chauffage compris) on nous précise qu'il n'y aura plus de hausse avant les prochaines élections brézidencielles (mon  mari).
Dame, faudrait voir à ne pas trop effaroucher l'électeur versatile...Et puis, en habitué des ptites pièces pour les pauvres à la sortie de l'église, il sera accordé cent euros et des brouzoufs au Pékin nécessiteux voulant changer sa vieille chaudière pourave contre une toute belle qui consomme pffff!!!  presque rien je vous dis. Vu le  prix d'une chaudière de la dernière génération, nous dirons tous en choeur : Merchi  beaucoup mon bon maître pour le  gentil cadeau...
Petit détail technique : Selon les spécialistes (indépendants) ça ne sert quasiment à rien  de changer de chaudière pour faire des économies si on n'a pas jeté auparavant ses vielles  fenêtres en simple vitrage.
Heureusement, grâce à l'augmentation également  -du jour- du minimum vieillesse de 2% tout cela ne sera bien sur qu'une simple formalité. N'est-ce pas?
Allez, circulez les pauvres, vous faites de l'ombre au paysage branchouille .



La phrase du philosophe PCF  au dernier conseil municipal de Saint-Nazaire (pendant le discussion suivant la décision d'augmenter les impôts locaux) .Je chit: "c'est la droite qui baisse les impôts"  (on dirait du Bigard dans le texte)
Ah ben oui forcément, dans ces cas là, le gars...




l'info dans la boite:

"L'association ENORZH invite 44=BREIZH et BRETAGNE REUNIE, organisateurs de
la manifestation du 18 juin 2011 à Nantes avec KEVRE BREIZH et l'AGENCE
CULTURELLE MORVAN LEBESQUE, à venir animer une réunion de présentation
ouverte à tous, citoyens comme associations de Nort et des environs.

Trois objectifs à cette réunion :

   1. Faire le point sur les avancées et actualités de la réunification de
la Loire-Atlantique à la Bretagne
   2. Rencontrer les associations culturelles et les citoyens pour
permettre de faire remonter attentes et revendications pour la
manifestation du 18 juin
   3. Présenter et mobiliser les acteurs du pays nortais pour permettre la
réussite de la manifestation du 18 juin

RENDEZ-VOUS :
Mardi 5 avril à 20h00
Salle sud, rue de la Fraternité
Nort-sur-Erdre

Plus de renseignements sur la manifestation :
http://44breizh.com/2011/02/19/diaporama-bretagne-en-resistances-grande-manifestation-a-nantes-le-18-juin-2011/

Le collectif 44=BREIZH
www.44breizh.com






Et pour la partie "déco" , un grand merci aux militants de Natur'action qui, le week-end dernier, ont nettoyé les abords de l'entrée principale de la ville. C'est fou ce qu'on peut  trouver comme saloperies quand on a le courage de se baisser. Quand aux gros dégueulasses qui confondent l'espace public avec leurs latrines on leur dit....(coupez censuré...)
-photos: Philippe-

emma



jeudi 31 mars 2011

réponse d'un "ami musulman" à Jean-François Copé

Serge nous envoie ce courrier paru aujourd'hui même sur le site de  "Rue 89"

Réponse d'un « ami musulman » à la lettre de Jean-François Copé


Cher Jean-François,
"J'ai lu avec grand intérêt la lettre que tu m'as adressée dans L'Express et, puisque nous sommes désormais amis, permets-moi de te tutoyer et de te dire les choses en toute franchise.
D'abord je dois te confier que chez moi (en France avant que tu demandes), ce n'est pas comme ça que l'on traite ses amis. On ne fait pas un débat pour savoir comment nos amis devraient s'habiller ou s'exprimer. On ne se mêle pas de leur vie religieuse et on ne se permet pas de dire à leur fille que sa robe est trop longue. Ce serait très déplacé, tu en conviendras.
On ne se sert pas non plus de ses amis pour gagner des élections. On ne salit pas leur dignité et on ne leur porte pas préjudice, même si ça fait monter l'audimat au radio-crochet du coin…
Tu dis vouloir m'aider à combattre les préjugés à mon sujet, mais c'est toi qui les alimentes à chaque fois que tu prononces les mots islam, menace et laïcité dans la même phrase. Je ne t'ai rien demandé et je n'ai pas besoin de ton aide. Je veux juste que tu me laisses en paix.
Le jour où tu auras vraiment envie d'avoir une conversation avec moi, retrouve moi autour d'un bon repas, sans caméras si possible, comme ça tu pourras me regarder dans les yeux te dire le fond de ma pensée.
D'ici là, si vraiment tu t'ennuies et qu'il te reste de l'énergie, je peux t'indiquer un certain nombre de problèmes qui requièrent toute ton attention dans le pays : à commencer par le fait qu'il manque du travail à beaucoup de nos concitoyens et que les gens ne se parlent quasiment plus depuis que toi et ton équipe tenez le micro.
J'aimerais aussi répondre point par point à un certain nombre de remarques que tu fais dans ta lettre et qui, si l'un de nos amis la lisait, risqueraient de l'induire quelque peu en erreur.

Qui « défigure » l'islam ?

Quand tu dis que notre foi, l'islam, est « défigurée dans l'opinion par des comportements ultraminoritaires », ce serait bien de rappeler que cette « opinion » se construit moins à partir de la réalité que du discours politique et médiatique auquel, il me semble, tu participes un peu (note ce doux euphémisme que l'amitié t'offre en privilège).
Toi qui as depuis fort longtemps renoncé à la langue de bois et à la stratégie politique, tu devrais savoir qu'il ne convient pas de dire une chose et son contraire d'une interview à la suivante. On pourrait t'accuser de tenir un double discours ce qui, par les temps qui courent, reviendrait à te bannir de la sphère publique où tu sembles t'épanouir.
Plus loin dans ta lettre, tu parles de mon grand-père mais tu confonds probablement, c'est celui d'un autre qui est mort à Verdun. Le mien a combattu à Al Alamein en Egypte, dans une guerre qui n'était pas la sienne. Du côté de maman, ils étaient plutôt vers Alger, où ils ont pu découvrir les joies de l'électricité dans les années 50.
C'est vrai que tout ça fait partie du passé… mais je suis bien content que tu fasses avec moi ce devoir de mémoire qui nous rappelle d'où nous venons et ce qui nous unit, tout en nous permettant de tirer des enseignements qui nous éviterons de répéter les mêmes erreurs. Comme par exemple de stigmatiser une partie de nos concitoyens pour des objectifs politiques.

L'alibi de la laïcité

Tu voudras bien m'expliquer aussi pourquoi dès que tu parles d'islam, tu te sens obligé d'invoquer la laïcité pour dire quelque chose de pas sympa juste après.
Si tu n'aimes pas les barbes et les foulards, libre à toi d'exprimer ton opinion. Nul besoin de faire comme tous ceux qui, pour légitimer leur rejet des formes visibles de l'islam, se drapent sous la cape de la laïcité en espérant y trouver une respectabilité à leur racisme d'autrefois.
Je sais bien que tu n'en fais pas partie, toi qui poursuit des objectifs « empreints de paix et de respect », mais c'est tout de même dans ton camp qu'on entend des gens parler de « croisades », de la « France [qui] doit rester la France », et du jeune musulman dont on veut « qu'il travaille, qu'il ne parle pas verlan et qu'il ne mette pas sa casquette à l'envers ».
Si c'est toi le chef de cette belle équipe d'esprits éclairés, je te souhaite bien du courage. C'est bien d'avoir une opinion. C'est mieux d'avoir la vérité. Or notre vérité commune est dictée par la loi de notre pays et il se trouve justement qu'en 1905, une loi a été votée pour établir le principe de laïcité que les polémistes (contre lesquels tu fais bien de t'insurger) ressassent à tort mais surtout à travers sans vraiment l'avoir lue.

Laïcité=liberté (y compris de porter la barbe)

Et que dit-elle cette loi ? Elle dit que nous sommes libres. Libres de choisir en conscience notre religion et de la vivre comme bon nous semble, sans faire de prosélytisme et sans devoir la cacher ou la renier dans la sphère publique. Libres de s'habiller comme il nous plaît, de porter une barbe ou de se couvrir la tête si on le souhaite. Libres de prendre notre place au sein de la République comme nous l'avons fait jusqu'ici en l'enrichissant de notre travail, de nos idées et de nos espoirs.
Aucune instance musulmane n'a réclamé le changement de cette loi. Aucun musulman n'a demandé un privilège dont serait exclu l'un de ses concitoyens.
Nous demandons, et la majorité de nos concitoyens avec nous, le strict respect de la loi de 1905. Sans cadres ni contraintes supplémentaires et sans polémiques pour venir, chaque jour un peu plus, restreindre nos libertés et nos droits fondamentaux.

Citoyens comme les autres

Mon cher Jean-François, à trop vouloir nous aider, tu risques de nous causer du tort en faisant croire qu'il y a une spécificité islamique qu'on aurait jusque là ignorée. Il n'en est rien. Nous sommes des citoyens comme les autres, acteurs anonymes des changements et des sacrifices que doit concéder notre pays aujourd'hui.
Ta famille politique n'est pas étrangère à cette situation (mais bon, on ne choisit pas sa famille…). Ce serait malheureux de donner ainsi raison à ces mauvaises langues que j'entends déjà dire qu'avec des amis comme toi …on n'a pas besoin d'ennemis.
Pour ces raisons, tu comprendras que je ne souhaite pas venir à ta petite fête du 5 avril. Je préfère vous laisser laver votre linge sale en famille. Fais-moi signe quand tu auras repris tes esprits et que les choses se seront un peu calmées vers chez toi.
Je termine en te rappelant que le respect, c'est d'accepter l'autre tel qu'il est et non tel qu'on voudrait qu'il soit, avec ses différences. Il serait bon que tu t'en souviennes désormais, avant d'invoquer une idée de fraternité que tu piétines chaque jour"
Ton ami, Marwan Muhammad.