source: Blog du collectif...
Messieurs-dames humanistes et de bon goût du parti "socialiste" et afficionados, vous êtes pour la petite ou la grosse commission?
Après les bulldozers casqués la commission arrive enfin sur le terrain
Notre Dame des Landes pour les nuls
d'après les carnets de Pierre Deruelle
"...Un projet de 1967 pour répondre aux défis de notre temps"
proposé par Philippe
illustration source: Carnets de Pierre Deruelle
Lydie nous envoie ceci:
ce que l'on ne voit pas dans
la presse et que l'on entend pas à la radio et à la télé
....
"je n'ai même plus le temps d'écrire...
Sonnés ! les gens sont littéralement sonnés à l'aube de ce dimanche matin,
par la violence des affrontements diurnes et nocturnes, à la Vache Rit dont la
pièce fermée est transformée en infirmerie... Le préfet dit qu'il n'y a eu
'aucune prise en charge de blessés dans la région' : pas de risque, aucun
véhicule ne peut passer !
Sonnés ! mais pas vaincus !
nddl : Communiqué de l’équipe médic 24 novembre 2012
Depuis Notre-Dame-des-Landes
"Depuis des semaines d’occupation et de harcèlement policier et militaire,
alors que nous continuons à défendre la zone du bétonnage programmé, nous avons
atteint aujourd’hui, samedi 24 novembre, un pic de violence avec une centaine de
blessé.e.s, dont une trentaine graves pris en charge à l’infirmerie de l’équipe
medic établie à la Vache rit, l’une des nombreuses équipes de soins sur la
zone.
On dénombre une vingtaine de personnes touchées par des éclats de grenades
assourdissantes, aux jambes, aux bras, à la lèvre, au bas ventre. Ces bouts
métalliques ou plastiques entrent dans les chairs, on peut rarement les
extraire, et ils restent souvent à vie.
Les grenades assourdissantes sont censées être utilisées selon un protocole
précis : notamment en cas d’encerclement des forces de l’ordre, et en
direction du ciel, ce qui n’était clairement pas le cas aujourd’hui. Les
gendarmes mobiles les utilisent de façon à ce qu’elles explosent à côté ou sur
les manifestants, provoquant des blessures graves.
Une personne a été touchée au bas ventre par un éclat d’une de ces grenades
offensives, provoquant un gros hématome et des lésions internes. On constate
chez deux personnes 10 impacts chacune dans les jambes. Une personne risque de
perdre son oeil droit. On constate également une plaie au tympan due à un tir de
grenade, provoquant une surdité brutale. Suite à des tirs tendus de flashball,
on dénombre quatre blessures au thorax, avec fractures de côtes et état de choc,
de multiples blessures aux jambes et aux mains, une blessure hémorragique au
visage. Et de nombreux.ses autres blessé.e.s.
Il était difficile d’évacuer les blessé.e.s les plus graves par ambulance ou
par véhicule particulier suite aux différents barrages de police. Ces scènes de
défilé ininterrompu de blessé.e.s du matin au soir ravive dans nos mémoires le
souvenir de l’action de masse contre les pylônes THT (Très Haute Tension) dans
la Manche le 24 juin 2012 pendant laquelle les forces de l’ordre ont fait
l’usage démesuré des mêmes armes, faisant plus d’une vingtaine de blessé.e.s en
une heure.
L’habituelle stratégie de frapper fort celles et ceux qui résistent à leurs
plans de destructions ne semble pas fonctionner ici à Notre-Dame-des-Landes. La
force et la détermination est bien vive sur les visages. Nous ne lâcherons
rien."
-Geneviève-