lundi 4 juin 2012

le Divina par le trou de souris





"C’est l’histoire d’un endroit qui s’appelle Mouseland. 
Mouseland était un endroit où toutes les petites souris vivaient et jouaient, naissaient et mouraient. Elles y vivaient d’une manière vraiment semblable à notre vie, à vous et moi.../..."
la suite chez les poètes indignés





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Fulup était passager de la croisière inaugurale du Divina,  dernier paquebot sorti des chantiers nazairiens. Il nous a fait parvenir quelques photos du voyage qui a conduit les 4345 passagers et les 1388 membres d'équipage (pour la tranquillité faudra repasser...) de l'estuaire de la Loire à Marseille en passant par Lisbonne, Gibraltar et Valence.
Mais que fait-on à bord de ce genre de transport  heu...de troupe ?
 Et bien, on mange et puis entre deux repas on se fait une petite collation, pour tenir de bar en bar jusqu'à l'apéro... ensuite, on débarque "discrètement" dans un port au milieu de ses petits camarades de jeu afin de visiter les boutiques à souvenirs (made in china)  et de découvrir les costumes qu'on dirait:traditionnels, des autochtones...
Et puis,  faudrait pas oublier non plus la soirée du commandant , les spectacles, jeux ,animations sportives z'et culturelles.
Bref, vive les maisons de retraite flottantes.

ça fait rêver non?










































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Patron! un  ptit dernier pour la route



Tiens tiens, j'ai dit tiens...

source Ouest-France

dimanche 3 juin 2012

gay pride 2012 Nantes



en direct du char du centre lesbien -gay-bi et trans de Nantes (L.G.B.T.) Camille nous envoie quelques photos de la Gay-Pride nantaise qui a réuni ce samedi plus de quatre mille personnes dans les rues de la cité des ducs de Bretagne


















c'était la grande marée, la grande marée...



"La marée, je l´ai dans le cœur
Qui me remonte comme un signe
Je meurs de ma petite sœur, de mon enfance et de mon cygne
Un bateau, ça dépend comment
On l´arrime au port de justesse
Il pleure de mon firmament
Des années lumières et j´en laisse
Je suis le fantôme jersey
Celui qui vient les soirs de frime
Te lancer la brume en baiser
Et te ramasser dans ses rimes
Comme le trémail de juillet
Où luisait le loup solitaire
Celui que je voyais briller
Aux doigts de sable de la terre../...




.../... Rappelle-toi ce chien de mer
Que nous libérions sur parole
Et qui gueule dans le désert
Des goémons de nécropole
Je suis sûr que la vie est là
Avec ses poumons de flanelle
Quand il pleure de ces temps là
Le froid tout gris qui nous appelle
Je me souviens des soirs là-bas
Et des sprints gagnés sur l´écume
Cette bave des chevaux ras
Au raz des rocs qui se consument
Ö l´ange des plaisirs perdus
Ö rumeurs d´une autre habitude
Mes désirs dès lors ne sont plus
Qu´un chagrin de ma solitude.../...



 .../...Et le diable des soirs conquis
Avec ses pâleurs de rescousse
Et le squale des paradis
Dans le milieu mouillé de mousse
Reviens fille verte des fjords
Reviens violon des violonades
Dans le port fanfarent les cors
Pour le retour des camarades
Ö parfum rare des salants
Dans le poivre feu des gerçures
Quand j´allais, géométrisant,
Mon âme au creux de ta blessure
Dans le désordre de ton cul
Poissé dans des draps d´aube fine
Je voyais un vitrail de plus,
Et toi fille verte, mon spleen.../...



.../... Les coquillages figurant
Sous les sunlights cassés liquides
Jouent de la castagnette tant
Qu´on dirait l´Espagne livide
Dieux de granit, ayez pitié
De leur vocation de parure
Quand le couteau vient s´immiscer
Dans leur castagnette figure
Et je voyais ce qu´on pressent
Quand on pressent l´entrevoyure
Entre les persiennes du sang
Et que les globules figurent
Une mathématique bleue,
Sur cette mer jamais étale
D´où me remonte peu à peu
Cette mémoire des étoiles.../...



 
.../...Cette rumeur qui vient de là
Sous l´arc copain où je m´aveugle
Ces mains qui me font du fla-fla
Ces mains ruminantes qui meuglent
Cette rumeur me suit longtemps
Comme un mendiant sous l´anathème
Comme l´ombre qui perd son temps
À dessiner mon théorème
Et sous mon maquillage roux
S´en vient battre comme une porte
Cette rumeur qui va debout
Dans la rue, aux musiques mortes
C´est fini, la mer, c´est fini
Sur la plage, le sable bêle
Comme des moutons d´infini...
Quand la mer bergère m´appelle"
-Léo Ferré- La mémoire et la mer-



 "C'était la grande marée, la grande marée, la grande marée..."





vendredi 1 juin 2012

Saint Bole priez pour nous



Marre des symboles

"Je fais partie de cette petite minorité de français qui n'a pas versé une larme en voyant l'ancien et le nouveau président de la République se prosterner devant la flamme du soldat inconnu ou serrer, de concert, les mains des militaires gradés tout près de la place de la Concorde qui, dixit Nicolas Sarkozy "a connu tous les Grands Evènements de la France". Moi, perso, j'en ai marre des symboles. Vous savez, ces places, ces musiques, ces poignées de mains, ces petits enfants, ces photos, ces dessins, etc, qui sont censés remplacer par de l'image une réalité qui n'existe pas. J'en ai marre et ça tombe mal car nous sommes les champions du symbole. Logique, en cette période de disette, le symbole ne coûte pas cher et peut faire croire que le monde est beau et plein d'espoir. Prenons la montagne de pompes, déposées par de braves gens vachement engagés sur la place du Trocadéro pour montrer que l'on est contre les bombes à sous-munitions, qui te broient en une seconde une jambe de gamin qui rentre de l'école en passant par les champs. Imaginez-vous le fabriquant de ces saloperies devant la télé frémir devant toutes ces chaussures entassées et décider d'arrêter la fabrication de son gagne-pain? Prenons les merveilleux concerts où le violoniste israélien joue à côté du violoniste palestinien au service de la musique. Avez-vous constaté que cela avait le moindre impact sur la guerre israélo-arabe? Moins de bombes, moins d'attentats, moins de prisonniers politiques, moins d'injustices? Non...Juste une image à la télé. Alors c'est bien de rendre hommage à Louise Michel, à Zola, à Hugo...génial de relire Léon Blum et marcher sur les traces de Mitterrand du côté de Château-Chinon mais franchement, la politique ce n'est pas ça et ça ne peut pas être ça...Il est temps de rentrer dans le dur, de se confronter aux problèmes, au pouvoir d'achat, à la misère grandissante, au chômage, à la fermeture des boîtes, à la formation, à l'école, à la demande de la jeunesse.
Je me fous que François couche à l'Elysée, qu'il prenne le train, qu'il roule en vélo, qu'il mange au Mc Do ou qu'il écoute Iggy Pop...Je me fous des symboles...On en a bavé pendant cinq ans des symboles.
On veut du lourd."

-Etienne Liebig- Chronique du numéro 1063 de l'hebdomadaire Lien Social


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L'Eglise de la très sainte consommation nous propose:





"Notre Eglise
Parce que seul l’acte d’achat peut nous procurer bonheur, joie et félicité,
Parce que seule compte la croissance éternelle de notre PIB,
Parce que notre devoir envers la Patrie est de travailler et consommer sans modération,
Parce que nous ne croyons qu’en l’Argent, Dieu tout puissant,
Parce que notre épanouissement passe par votre travail, votre zèle, votre temps,
Parce que nos bénéfices ne sont possibles que par votre frénésie d’achat,
Parce qu’il y en a marre des pauvres qui profitent des riches,
Parce que si la planète Terre se désagrège, c’est aussi à cause des pauvres qui ont des voitures toutes pourries, et même qu’à cause d’eux, mais c’est pas grave, nous les riches irons habiter d’autres planètes"








"Parce que la vie est compétition, jungle et guerre économique,
Parce que l’économie est plus importante que l’humain,
Parce que le capitalisme est indépassable et l’aboutissement suprême et bienfaisant de notre univers,
Parce que nous sommes des winners et que nous entendons bien le rester,
Parce que nous le valons bien,

Nous, puissants, dominants et décideurs, fidèles lillois de l’Eglise de la Très Sainte Consommation, sommes fiers et heureux de venir semer à travers le monde la bonne parole : travaille, obéis, consomme !
Vive le Kapital, Vive la Kroissance, Vive la Konsommation !
Amen ! Ton pèze !"










 EGLISE DE LA TRES SAINTE COSOMMATION




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En promotion dans notre rayon: Béton-Navion et Vole la galère
Le Sneck du jour: 






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