le piano à un doigt et la poésie qui va avec- pour le douzième degré, merci serge pour ce grand moment de lard contemporain.
jeudi 19 février 2009
aux quatre coins du monde



du 26 février au 1er mars se tient à chartres de bretagne (ille et vilaine) le huitième festival du film -voyage - aventure- sous titré: "aux quatre coins du monde" et c'est aussi le nom de l'association organisatrice
"mon regard se perd sur la carte accrochée au dessus de ma table de travail. Je peux rester ainsi des heures, à la contempler, suivre les courbes des continants, les contours des pays, me projeter dans une contrée lointaine, me prendre à rêver de grands espaces, d'aventures et de rencontres improbables. L'imaginaire des voyages est extraordinaire. Le temps, hélas, nous manquera pour vivre ce vaste monde!" -jean-luc diquélou-fondateur et directeur du festival-
et toujours dans notre rubrique "culture vous avez dit culture commme c'est ..."le centre culturel athanor de guérande nous convie à des -mardis inattendus- et les prochains sont... attendus le 24 février à 20h30 à la salle perceval pour un café philo donné à l'occasion du centenaire de françoise dolto et intitulé "dolto et l'enfant roi" avec marie-paule dumoulin docteur en psychologie et alain brice psychanalyste- et le 3 mars toujours à 20h30 et dans la même salle vous pourrez découvrir "ker jazzy band" qui plonge allègrement ses cuivres et toute la suite dans les standards du jazz des années 20 à 40
la mémoire de rien
Il existe, sur le Causse noir, qui s'insère entre le grandiose Mejean et le pittoresque Larzac une rivière plutôt modeste, qui pourtant suffit, à un certain endroit du paysage, à creuser une excroissance calcaire au point d'y ménager un haut et large tunnel, lieu secret dont le nom qu'il lui fut attribué par les hommes n'est pas banal, puisqu'ils l'appelèrent Bramabiau, c'est à dire Brame-boeuf, à cause de la rumeur rauque et sourde que le passage de ses eaux suscite, sous la voûte qu'elles ont lentement creusée. Cette rivière infime qui, avant d'accomplir cet exploit souterrain, traverse en sinuant le plateau verdoyant, a été dotée d'un nom tout à fait inattendu, qui semble n'avoir jamais nulle part servi à désigner un lieu, mais plutôt à signifier cette sorte de plénitude intérieure, d'origine et de nature complexes, état idéal dans la constitution duquel entrent la félicité du corps et la béatitude de l'esprit. Ce nom tout à fait inusité en toponymie comme en hydrographie, c'est : Bonheur. Cette rivière sans prétention s'appelle donc "Le Bonheur". Un panneau de signalisation, fiché en terre à l'entrée du pont de pierre par lequel la route de Meyrueis à Valleraugue la franchît, atteste cette désignation, qui semblerait plutôt, au promeneur lettré, sorti d'une mytique cartographie du Tendre. Ainsi, le Bonheur, c'est cela: un ru sans histoire, qui parcourt un paysage sans souvenir. La mémoire dense et drue, légèrement musicale, de rien." -jour sans événement-"Causse Mejean ce vendredi 9 août 1996"- gil jouanard- poésie d'aujourd'hui à voix haute-orphée studio- gallimard-
il fermait son rideau de fer
Chaque soir, du lundi au samedi , dans le genre des 19h30 il fermait son rideau de fer et l'on pouvait alors entendre la complainte du mécanisme historique, qui rappellait un peu celle des dragues la nuit sur la loire. Un jour, je me suis posé la question -rouge- celle qui rapporte logiquement le plus si l'on peut y répondre :"Est-ce que, ces bruits déchirant le début de soirée de notre quartier plutôt paisible s'arrèteraient le jour ou la grande épicerie de l'est de l'europe aurait fermé définitivement boutique pour cause de décès ? Elle était plutôt costaude ma question et je suis sur que lucien jeunesse himself, avec ses deux mains si vous le voulez bien, il n'aurait pas su -quoi faire! Alors! peut-être que mon père... lui qui avait mis au fond de sa poche nazairienne quelque jeep et tablette de chocolat et qui ne jurait que par les lumières et progrès de la bannière étoilée et son gourou local : servan- schreiber- mais non voyons, pas le psy qui fait la morale au cancer, non l'autre, celui que l'on appellait à l'époque par ses initiales: jjss- bien avant la mode des dsk ou ppda c'est dire s'il était branché sous les néons le gars. En attendant, mon paternel avec qui j'avais partagé le ptit pas en apesanteur des hommes et celui géant de l'humanité ne saurait rien de rostropovitch passant son bach en cassant des briques sur le mur de berlin. D'ailleurs il n'avait pas imaginé non plus, je suppose, le rapprochement que j'aurais pu faire un jour entre l'ouverture des parkings de supermarché de l'ouest à la mytique trabant et le grincement émis par le portail de sa droguerie chaque soir de sa semaine qui en comptait jusqu'à six- enfin là je cause bien entendu sous le regard perçant et lucide de maître mahé- huissier de justesse à st joachim et briéron comme pas deux- Mais quelle idée aussi, me direz-vous d'appeller cette chose "rideau de fer" surtout quand c'est fait de parpaing, de béton ou de brique..mais pas de ferraille, ils auraient mieux fait de la fermer. j'vous dis et puis ptêt que le pape en mobile il y a mis de son huile miraculeuse pour que ça grince moins mais en ce qui concerne la boutique du boulevard gambetta, ça n'a strictement servi à rien, pisque au jour d'aujourd'hui , je peux le dire en témoin...sonore de mon époque, même servi en musique, ça grince toujours! alors comme disait lénine, qu'était pas le dernier à la ramener et qui avait le bras long et le sens de la raie partie -pauvre pêcheur- : "que faire?"
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