samedi 14 juin 2008
mercredi 11 juin 2008
mardi 10 juin 2008
ici c'est étroit sur l'homme
"Ici c'est étroit sur l'homme; dans les avenues ouvertes, je soupire après la côte si belle dans son habit de lande, comme une petite île rongée par les vagues, mon coeur est là-bas dans les mâchoires de la mer. Loin là-bas, cap à l'occident, si vous voulez aller, de l'autre côté des montagnes et des côtes agréables, oh! vouv verrez peut-être, étranger heureux, le pays où est mon coeur, le pays qui m'a enfanté. O îles de la Grèce, îles de la Grèce, aux jardins si riches, au soleil éternel, entre toutes les îles vous êtes renommées, et les harpes d'or de mille poètes vous ont louées par le monde. Et cependant jamais je n'ai désiré aller vers vous. Vivre en vous je ne pourrais ni pour argent, ni pour or, car mon coeur est là-bas dans les pauvres archipels, où l'on entend parmi les roches le saint langage des Celtes ! " -jean-pierre calloc'h
"Y'a la nature qu'est tout en sueur dans les hectares y'a du bonheur C'est l'printemps Y'a des lilas qu'ont même plus l'temps de s'faire tout mauves ou bien tout blancs C'est l'printemps Y'a du blé qui s'fait du mouron les oiseaux eux ils disent pas non C'est l'printemps Y'a nos chagrins qu'ont des couleurs Y'a même du printemps chez l'malheur Y'a la mer qui s'prend pour Monet ou pour Gauguin ou pour Manet C'est l'printemps Y'a des nuages qui n'ont plus d'quoi on dirait d'la barbe à papa C'est l'printemps Y'a l'vent du nord qu'a pris l'accent avec Mistral il passe son temps C'est l'printemps Y'a la pluie qu'est passée chez Dior pour s'payer l'modèle Soleil d'Or Y'a la route qui s'fait nationale et des fourmis qui s'font la malle C'est l'printemps Y'a d'la luzerne au fond des lits et puis l'faucheur qui lui sourit C'est l'printemps Y'a des souris qui s'font les dents sur les matous par conséquent C'est l'printemps Y'a des voix d'or dans un seul cri c'est la Sixtine qui sort la nuit Y'a la nature qui s'tape un bol à la santé du rossignol C'est l'printemps Y'a l'beaujolais qui la ramène et Mimi qui s'prend pour Carmen C'est l'printemps Y'a l'île Saint-Louis qui rentre en Seine et puis Paris qui s'y promène C'est l'printemps Y'a l'été qui s'pointe dans la rue et des ballots qui n'ont pas vu qu'c'était l'printemps"-c'est le printemps-léo ferré-
"J'irai vers un rivage où ne saurai plus si la mer est en moi ou si c'est elle qui vient blanchir ses vagues à mes pieds. Mais elle sera là, inhumaine et superbe, acéphale et souveraine; Elle s'étendra comme s'étend la lumière, se retire, m'indiquant une dernière fois la possibilité d'une alternance intérieure et de grandeur et d'immobilité. J'entendrai, dans les gouttes dernières, expirer sur le sable depuis le lent sommet des vagues, des sonorités de mouvement et comme de lumière. Et sur le sable au soleil des perles brilleront d'un vague regret des eaux; ce seront mes couleurs." - alain coêlho-
Elle tient du paradoxe cette langue de terre, aussi salée que les larmes contenues des compagnes de marins quand une fois encore il faudra qu'ils s'en aillent, leurs hommes, vers d'improbables et aléatoires trésors; car elles savent bien , derrière le masque creusé de leur dignité, que l'océan réclamera, encore et toujours, son tribu. L'histoire est ainsi faite et écrite à jamais dans la douleur, la souffrance et la liberté conjuguée par tous les temps. Elle tient du paradoxe la terre bretonne quand les rêves voyagent, au bout du quai, par procuration, tandis que le corps cultive, s'enracine et s'exalte sur une certaine idée du monde, celle qui veut qu'on y revient toujours si l'on peut, ici ou là qu'importe, mais toujours à portée de marée.
lundi 9 juin 2008
le ruban creux et la coiffe en prime



Bonjour chez vous! J'en ai déjà parlé mais bon vous savez ce que c'est -on- enfin j'ai, parfois tendance à me répéter (ah! bon pas vous? mince alors...) mais si vous voulez c'est un peu comme les fraises , les vraies (si rares) quand on aime et bien on y revient, et donc régulièrement ,je prends mes clics et parfois des claques en allant sur un site nazairien, qui se prend pas le chou, mais qui a toujours le ton (rouge?) juste et qui publie des billets d'humeur et plus encore... sur la vie locale. Les contre -pouvoirs étant aussi nécessaires que -hélas- inhabituels sur notre rocher breton, quand on en tient un, ben dame! on a pas envie de le lâcher. Et donc ce vic -end, je jette un ptit coup d'oeil sur estuaire -mag - je cite: "magazine écrit par et pour les habitants de l'estuaire de la loire autour de saint nazaire" (méfions-nous des imitations) et dans la rubrique- points de vue- je tombe sur un texte de "nez au vent" (et il a du flair le blair) concernant la dernière bétonnade "mercantile et spectaculaire" nazairienne qui fait pâmer d'émotion l'édile en chef estuairien et sa cour; je veux bien sur parler du "ruban bleu" le nouveau centre commercial (j'achète donc je suis) qui, en toute simplicité, comme savent si bien faire les pros de la psycho- comm. , s'est donné pour sous- titre: "une autre idée du monde" (ah ouai c'est bon ça coco...) et donc concernant cette oeuvre glorieuse j'ai lu avec un plaisir certain (eh alors y'a pas de mal à se faire du bien crénon.. ) ceci: "Une autre idée du monde?
A parcourir le couloir commercial du Ruban Bleu, on n'y relève pas grand chose qui donne « une autre idée du monde » comme le proclame le slogan écrit sur les murs. Plutôt un centre commercial copie conforme des autres, addition linéaire d'enseignes standard, visant comme partout des consommateurs lambda, aseptisés un peu compulsifs et à la recherche de quelques marques à succès. Cela va-t-il changer la vie des nazairiennes et des nazairiens? Et cela vaut-il la dépense engagée? Où est l'originalité? Ce n'est qu'une basilique de plus, à ciel ouvert cette fois, dédiée à la dépense commer-ciale puisqu'à écouter les grands prêtres de la publicité, seul l'acte de dépenser donne à certains la sensation d'exister.
Est-ce cela l'autre idée du monde? Et dans une ville sous municipalité socialiste?Aucun recoin, aucun local n'est offert dans cet ensemble érigé sous conduite municipale, à une activité gratuite, ludique, culturelle, éducative. Aucune suggestion d'une autre idée du monde. Aucun commerce à contrepied de ces impersonnels magasins clonés dans chaque ville. Aucune suggestion d'un autre type d'activités d'échanges et de commerce... Les associatons ont été éloignées, Qu'offriront les syndicats déjà cloisonnés dans leur tour? Jusqu'à cet écran géant banal. Personne n'a eu l'idée d'en faire un outil pour enjamberla base affreuse qui bloque le regard en bout de couloir? Cet écran ne pouvait-il pas nous renvoyer les images vivantes des passages à l'entrée de l'estuaire, des entrées dans le port, de la vie à Saint-Nazaire?Je me demande même en riant s'il ne faudrait pas étudier l'accès au sommet de la tour des syndicats, s'il offre une vue attrayante sur l'estuaire? Une activité ludique et touristique originale... pour enjamber encore du regard ce mur absurde et laid. Une autre idée du monde qu'ils disent!!! ces serviteurs dévoués à reproduire partout les mêmes vitrines et enseignes. " -nez au vent- dans estuaire mag
A parcourir le couloir commercial du Ruban Bleu, on n'y relève pas grand chose qui donne « une autre idée du monde » comme le proclame le slogan écrit sur les murs. Plutôt un centre commercial copie conforme des autres, addition linéaire d'enseignes standard, visant comme partout des consommateurs lambda, aseptisés un peu compulsifs et à la recherche de quelques marques à succès. Cela va-t-il changer la vie des nazairiennes et des nazairiens? Et cela vaut-il la dépense engagée? Où est l'originalité? Ce n'est qu'une basilique de plus, à ciel ouvert cette fois, dédiée à la dépense commer-ciale puisqu'à écouter les grands prêtres de la publicité, seul l'acte de dépenser donne à certains la sensation d'exister.
Est-ce cela l'autre idée du monde? Et dans une ville sous municipalité socialiste?Aucun recoin, aucun local n'est offert dans cet ensemble érigé sous conduite municipale, à une activité gratuite, ludique, culturelle, éducative. Aucune suggestion d'une autre idée du monde. Aucun commerce à contrepied de ces impersonnels magasins clonés dans chaque ville. Aucune suggestion d'un autre type d'activités d'échanges et de commerce... Les associatons ont été éloignées, Qu'offriront les syndicats déjà cloisonnés dans leur tour? Jusqu'à cet écran géant banal. Personne n'a eu l'idée d'en faire un outil pour enjamberla base affreuse qui bloque le regard en bout de couloir? Cet écran ne pouvait-il pas nous renvoyer les images vivantes des passages à l'entrée de l'estuaire, des entrées dans le port, de la vie à Saint-Nazaire?Je me demande même en riant s'il ne faudrait pas étudier l'accès au sommet de la tour des syndicats, s'il offre une vue attrayante sur l'estuaire? Une activité ludique et touristique originale... pour enjamber encore du regard ce mur absurde et laid. Une autre idée du monde qu'ils disent!!! ces serviteurs dévoués à reproduire partout les mêmes vitrines et enseignes. " -nez au vent- dans estuaire mag
Et ce matin, qu'est ce que je découvre donc dans ma boite aux lettres virtuelle? un ptit message de philippe qui m'envoie des dessins de "sneck" sur l'actualité nazairienne et de de quoi qui causent, ben en autre du ruban creux- trop fort! comme ils disent les abdos.
Serge le languedocien , qui était dernièrement sur nos rives a quand à lui était saisi par la grâce bretonne et il m'envoie un montage heu! décoiffant...
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