jeudi 3 avril 2008

je me fais mon cinoche






















Un reportage de fin d'après midi sur arte, c'est l'histoire d'une vie, celle d'antonio qui fête justement ce jour là ses 67 ans et comme il le dit lui même malicieusement "il ne les fait pas" et il a bien raison , à croire que le cinéma ça conserve, ah oui parce que faut que je vous raconte, antonio il se ballade depuis plus de quarante ans avec sa camionette de village en village de la province de l'alentejo au portugal et chaque soir dans une salle des fêtes il installe son projecteur, l'écran et le tour est joué, la magie peut commencer, le public écarquille les yeux, les enfants rient, ce soir c'est "jour de fête" de jacques tati. D'abord il a fallu faire venir le public et c'est pas toujours évident surtout quand le foot de la télé fait concurence, mais antonio, il est confiant, il attend tranquillement que le match se termine et peu à peu la salle se remplit. Les villageois ont été prévenu de la séance en fin d'après midi par le haut parleur de la camionette "ce soir à la salle des fêtes, un grand film pour toute la famille, avec des poules, des lapins, des oies et un facteur, un film drôle, émouvant, plein de poésie..." , un film qui ressemble à antonio, le sentimental qui a consacré sa vie au cinéma au risque de "négliger" tout le reste et de se retrouver seul avec ces belles actrices italiennes qui lui susurrent à l'oreille de ses rêves: "antonio" "antonio". En regardant ce reportage, j'ai évidemment pensé au film de Giuseppe Tornatore "cinéma paradisio" on y retrouve la même tendresse, les mêmes émotions et un amour iraisonné pour le rêve sur pellicule. Alors cette histoire là, elle m'a fait aussi retrouver mes culottes courtes et tous ces jeudis après-midi de l'enfance passés au "normandie" rue albert de mun, un grand cinéma comme il n'en existe plus, où un gentil monsieur projectionniste me faisait rentrer dans son univers merveilleux de bobines, de machine crépitante, de cartons et d'affiches ramenées au soir à la maison et que je punaisais sur les murs de ma chambre et alors allongé sur mon lit je me refaisais la séance parti bien loin dans les étoiles du cinéma. Aujourd'hui "le normandie" a cédé sa place à un mauvais resto chinois; "l'athénée" de l'avenue de la rep. a disparu lui aussi, il s'est appellé ensuite" le club" avant de devenir un super-marché culturel. et "le celtic" de la rue du bois savary s'est transformé en immeuble locatif, quand au "trianon" rebaptisé "les korrigans"-( cinéma de monsieur molière (joli nom) ancien producteurs s.v.p. de andrei wajda) il vit hélas ses derniers jours. Il y eut aussi- un dernier pour la route- "le france" une salle grand luxe où l'on pouvait prendre ses aises et allonger ses jambes, devenue aujourd'hui une friche commerciale. Maintenant la magie du septième art où ce qu'il en reste a pris ses quartiers chez "ville port" le bébé branché de msieur le maire et le rêve cinématographique se conjugue à la chaine dans la froideur plastique, pop corn et impersonnelle qui s'appelle paraît-il progrès- Alors pour un soir, ringardos-nostalgique... j'ai envie de rêver, de retrouver le caissier dans sa cabine qui met une croix au crayon sur le plan numéroté de la salle- et pour le balcon forcément c'est plus cher et oui tout la haut la lutte de classe a encore de beaux jours devant soi. J'ai envie aussi d'actualités du coq de chez pathé, même si elles ressemblaient à la voix de son maître, mais aux infos de 20h ont-elles vraiment changées? et puis, le documentaire d'une quinzaine de minutes qui permettait à de jeunes recrues de faire leurs premières armes, et encore les publicités pour les bas dim-pa pam pam pam pa pam- les "régalad" de chez kréma et la glace miko- que l'ouvreuse vous apportait dans son panier d'osier à l'entracte. Sur la scène du normandie il y avait aussi le dimanche les attractions, magiciens et compagnie! un jour il y eu également un "crochet" et alors du haut de mes sept ou huit ans je chantais: "le coucou a niché sur l'arbustre, le coucou a fait des nids partout..." pour la peine on me donna le troisième prix (sur trois candidats) et un bon d'achat chez thierry sigrand et le lendemain... j'avais ma photo dans presse -O- et là! j'vous raconte pas!
"La lumière revient déjà et le film est terminé. Je réveille mon voisin il dort comme un nouveau-né. Je relève mon strapontin j'ai une envie de bailler. C'était la derniere séquence c'était la dernière séance et le rideau sur l'écran est tombé. La photo sur le mot fin peut faire sourire ou pleurer mais je connais le destin d'un cinema de quartier il finira en garage en building supermarché Il n'a plus aucune chance c'était sa dernière séance et le rideau sur l'ecran est tombé Bye Bye les héros que j'aimais L'entr'acte est terminé Bye Bye rendez-vous a jamais mes chocolats glacés, glacés J'allais rue des solitaires à l'école de mon quartier à cinq heures j'étais sorti Mon père venait me chercher on voyait Gary Cooper qui défendait l'opprimé C'était vraiment bien l'enfance mais c'est la dernière séquence et le rideau sur l'ecran est tombé Bye bye les filles qui tremblaient pour les jeunes premiers Bye bye rendez-vous a jamais mes chocolats glacés, glacés. La lumière s'éteint déjà La salle est vide a pleurer mon voisin étend ses bras il s'en va boire un café un vieux pleure dans un coin son cinéma est fermé. C'était sa dernière sequence C'était la dernière séance et le rideau sur l'écran est tombé"- eddy mitchell-

mercredi 2 avril 2008

couleurs d'aencre en chti

par solidarité avec les camarades du chnord vous avez dorénavant la possibilité de lire ce blog en version chti: http://chti.logeek.com/generator.php?url=http%3A%2F%2Fpjjp44.blogspot.com%2F -merci à toi scofield pour l'humour et le lien -

cap au large














































"Si nous prenions le large
S'en aller un instant
Peu importe le temps
Faire un tour dans la marge.
Sous le vent du désir
Construire un avenir
Et hisser la grand voile
Pour sortir de la toile.
Le rêve d'un moment,
Parenthèse enchantée,
Croisière en liberté,
Voyager autrement.
T'entrainer dans ma bulle
Pour partager nos pulls
Quand le froid reviendra
Envahir nos auras."
-au large-Sonia -








"Le vent levant, le vent violent, le vent d’autan, le vent d’antan et de naguère, le vent bénin, le vent câlin ou clandestin, le vent chagrin qui désespère, le vent qui souffle sur mes moufles et qui maroufle mes pantoufles, le vent d’hiver, le vent qui fait tant de méfaits et qui défait ce que j’ai fait, le vent mauvais…Le vent qui gliss’ sous ma pelisse, le vent qui plisse ma peau lisse, le vent malin, le vent qui pleure et de bonne heure,couche mes fleurs et me fait peur, le vent qui crie toute la nuit, le vent coquin, le vent idiot, le vent marin, le lève tôt de Saint-Malo, le lève tard de Zanzibar, le vent du large pousseur de barge… Du nord au sud, le ciel se charge : le vent enrage .Quel vent de chien ! "-comptines et racontines- jac kallos-
"A provoquer le temps, à bâtir des galères A déchirer le vent, à retenir la mer Comment courir, vers le vent du grand large A nouer son mouchoir pour penser à aimer Le dénouer le soir pour ne pas s'oublier Comment courir, vers le vent du grand large Où trouver les violons perdus le long des plages Et l'éclat des chansons, décrocher des nuages A briser les miroirs au galop de l'été A jeter sur le soir des galets fatigués Comment coucher, sur le lit des rivières Comment redevenir le flambeau des batailles A l'horizon des désirs, des barrières de corail Comment courir, vers le vent du grand large Où trouver les violons perdus le long des plages Et l'éclat des chansons, décrocher des nuages Comment courir encore vers le vent du grand large Fouler le long des plages les jardins de l'aurore Et quand revient le soir renouer son mouchoir Et pour ne plus se voir éclater les miroirs Où trouver les violons perdus le long des plages Et l'éclat des chansons, décrocher des nuages Comment courir encore vers le vent du grand large Couler le long des plages les jardins de l'aurore Et quand revient le soir renouer son mouchoir Et pour ne plus se voir éclater les miroirs Comment..." où trouver les violons-art mengo-

"C'est pas l'homme qui prend la mer c'est la mer qui prend l'homme, tatatin Moi la mer elle m'a pris je m' souviens un Mardi J 'ai troqué mes santiags et mon cuir un peu zone contre une paire de docksides et un vieux ciré jaune J'ai déserté les crasses qui m' disaient "Sois prudent" la mer c'est dégueulasse les poissons baisent dedans -Dès que le vent soufflera je repartira Dès que les vents tourneront nous nous en allerons. C'est pas l'homme qui prend la mer c'est la mer qui prend l'homme Moi la mer elle m'a pris au dépourvu tans pis J'ai eu si mal au cœur sur la mer en furie qu' j'ai vomi mon quatre heures et mon minuit aussi j' me suis cogné partout j'ai dormi dans des draps mouillés Ça m'a coûté ses sous C'est d' la plaisance, c'est le pied Ho ho ho ho ho hissez haut ho ho ho C'est pas l'homme qui prend la mer c'est la mer qui prend l'homme Mais elle prend pas la femme qui préfère la campagne La mienne m'attend au port au bout de la jetée l'horizon est bien mort dans ses yeux délavés Assise sur une bitte d'amarrage, elle pleure son homme qui la quitte La mer c'est son malheur -C'est pas l'homme qui prend la mer c'est la mer qui prend l'homme Moi la mer elle m'a pris comme on prend un taxi Je ferai le tour du monde pour voir à chaque étape si tous les gars du monde veulent bien m' lâcher la grappe J'irais aux quatre vents foutre un peu le boxon jamais les océans n'oublieront mon prénom-Ho ho ho ho ho hissez haut ho ho ho C'est pas l'homme qui prend la mer c'est la mer qui prend l'homme Moi la mer elle m'a pris et mon bateau aussi Il est fier mon navire il est est beau mon bateau c'est un fameux trois mats fin comme un oiseau {Hissez haut} Tabarly, Pajot Kersauson ou Riguidel naviguent pas sur des cageots ni sur des poubelles -C'est pas l'homme qui prend la mer C'est la mer qui prend l'homme Moi la mer elle m'a pris je m' souviens un Vendredi Ne pleure plus ma mère ton fils est matelot ne pleure plus mon père je vis au fil de l'eau Regardez votre enfant il est parti marin je sais c'est pas marrant mais c'était mon destin Dès que le vent soufflera nous repartira dès que les vents tourneront je me n'en allerons"- dès que le vent soufflera-renaud séchan