dimanche 17 février 2008

poésie du dimanche





































"Dimanche








Charlotte fait de la compote.
Bertrand suce des harengs.
Cunégonde se teint en blonde.
Epaminondas cire ses godasses
Thérèse souffle sur la braise.
Léon peint des potirons
Brigitte s'agite, s'agite.
Adhémar dit qu'il en a marre.
La pendule fabrique des virgules.
Et moi dans tout cha ? Et moi dans tout cha ?
Moi ze ne bouze pas sur la langue s'ai un chat."
-René de Obaldia-
















"J’ai écrit un jour pas de « poème le dimanche » car c’est le seul jour de la semaine qui ne rime pas avec poésie. Une décision finalement qui ne rime… à rien !.../..." Nathalie Achard sur -les créatures-








Dimanche matin -"Oh ! Les éveils des bourgades sous l'or des branches, où courent la lumière et l'ombre - et les roseaux et les aiguilles d'or des insectes des eaux et les barres des ponts de bois et leurs croix blanches. Et le pré plein de fleurs et l'écurie en planches et le bousculement des baquets et des seaux autour de la mangeoire où grouillent les pourceaux, et la servante, avec du cru soleil aux manches. Ces nets éveils dans les matins ! - Des mantelets, des bonnets blancs et des sarraus, par troupelets, gagnaient le bourg et son clocher couleur de craie. Pommes et bigarreaux ! - Et, par-dessus la haie luisaient les beaux fruits mûrs, et, dans le verger clair, brusque, comme un sursaut, claquait du linge en l'air." -Emile Verhaeren-
















"Je voudrais écrire un poème ou bien savoir dessiner chanter écrire ou composer pour décrire ce que j'aime Mais pour faire ça l'envie ne suffit pas tes vers sont bêtes ils ne ressemblent à rien. Mais ils évitent que t'embêtes n'est-ce pas ? C'est déjà bien. D'ailleurs je m'en fous éperdument de faire des vers plats, des rimes à rien. Ce qui compte pour moi, pour l'instant c'est d'occuper ma pensée par n'importe quoi de ne plus penser à rien. Pour m'empêcher de pleurer pour m'empêcher de crier de leur hurler mon chagrin à tous ceux qui ne comprennent rien. Qui se foutent de moi qui s'imaginent dieu sait quoi. Mais surtout pas que je puisse être triste que je puisse désirer être seule tu divagues de plus en plus ma pauvre amie. Peut-être vaut-il mieux pour finir que tu pleures, que tu cries. " Otir (15 ans) concours de mauvaise poésie-spleen du dimanche soir- sur fluctuat.net
















-complainte d'un autre dimanche- "C'était un très-au vent d'octobre paysage, que découpe, aujourd'hui dimanche, la fenêtre, avec sa jalousie en travers, hors d'usage, où sèche, depuis quand ! Une paire de guêtres tachant de deux mals blancs ce glabre paysage.
Un couchant mal bâti suppurant du livide ; le coin d'une buanderie aux tuiles sales ; en plein, le val-de-grâce, comme un qui préside ; cinq arbres en proie à de mesquines rafales qui marbrent ce ciel crû de bandages livides.
Puis les squelettes de glycines aux ficelles, en proie à des rafales encor plus mesquines ! ô lendemains de noce ! ô brides de dentelles ! Montrent-elles assez la corde, ces glycines recroquevillant leur agonie aux ficelles !
Ah ! Qu'est-ce que je fais, ici, dans cette chambre !Des vers. Et puis, après ! ô sordide limace !Quoi ! La vie est unique, et toi, sous ce scaphandre,tu te racontes sans fin, et tu te ressasses !Seras-tu donc toujours un qui garde la chambre ?
Ce fut un bien au vent d'octobre paysage..." jules laforgue








c'est le printemps ou quoi?


pompiers bon oeil




dimanche matin, la grande échelle est de sortie rue du bois savary pour un problème d'évacuation de cheminée- avec en filigramme ce qui pourrait bien ressembler à l'histoire du "pot de terre contre le pot de fer" traduisez: le propriétaire d'une maison face aux promoteurs de l'immeuble tout neuf d'à côté.

samedi 16 février 2008

"ils sont venus, ils sont tous là"





































Comme nous vous l'avions annoncé il ya quelques jours, l'association nazairienne "natur action" après avoir organisé , le 2 fêvrier dernier, dans le cadre des prochaines municipales, un débat avec les différentes listes en présence sur la préservation des espaces verts, avait décidé d'interpeller cet après midi les candidats sur l'urbanisme dans la cité et pour ce faire avait convoqué tout le monde au pied d'immeubles en construction dans le quartier de kerlédé. Et bien pour tout vous dire, la première impression c'est qu'il faisait pas chaud et c'est ptêt la raison pour laquelle il n'y avait pas grand monde sur site, allez "a bisto de nas" (comme on dit en aveyron) une quarantaine de pékins nazairiens avaient répondu à l'appel et la majeure partie représentait les listes politiques ou groupes associatifs-certains, portant les deux casquettes- plus que les habitants du quartier. Mais bon la politique c'est bien connu c'est un métier ou tout au moins c'est sans doutes ce qu'on aimerait bien nous faire croire, et pas de problème là dessus ça marche; Ô certes l'histoire n'est pas nouvelle, ce n'est jamais simple de prendre la parole en public surtout quand on n'a pas fait l'école des partis et ainsi la deuxième impression c'est celle d'un certain malaise au spectacle d'élu bateleur, parlant haut et fort, faisant des effets de manche et souriant condescendant avec son staff lorsque des gens expriment malhabilement peut-être mais sincèrement en tout cas, leur préoccupation concernant la vie nazairienne. On n'est pas là pour faire de la démagogie disait l'un, seulement, parler d'urbanisme au delà des envies de chacun, c'est forcément très compliqué surtout quand on n'a pas en mains les dossiers ou tout au moins les clés pour les comprendre. Alors il reste quand même des questions: pourquoi et comment construire? comment satisfaire les 3500 demandes de logement en attente? comment permettre à ceux qui n'ont pas les moyens d'avoir un toit aujourd'hui surtout quand on connait le coût du foncier? peut on concilier logement social et respect d'une qualité de vie? où peut-on construire? les édifices publics ne devraient-ils pas montrer l'exemple de la maitrise de l'énergie? comment faire des logements qui ne ressemblent pas (je cite toujours) " à des silos à êtres humains"? pourquoi se déplace t'on dans les quartiers uniquement avant les élections? n'y a t'il pas confusion entre réunion d'information sur ce qu'on va faire et véritable débat sur les envies de la population? le débat n'est-il pas pipé d'avance?...
encore des questions pour nos élus cette fois vous habitez où? est ce qu'on densifie dans votre secteur?et que diriez vous d'aller vivre quelques temps, allez! une année dans les logements que vous faites construire - forcément et nous n'en doutons pas une seconde- pour le bien de tous, vous seriez ainsi plus proches de vos électeurs et aussi de fait, plus sensibles à leurs problèmes au quotidien, qu'en pensez-vous?-une petite précision: vous habiteriez ces appartements à un prix calculé en fonction de vos revenus réels -salaires plus indemnités d'élus etc

le grand café serait -il décentralisé?