lundi 19 janvier 2026

conduite intérieure

 

".../...
Ma Nazairienne aux grands yeux noirs
Cheveux d'ébène qui brillent le soir
De toutes les femmes de la Loire inférieure
C'est elle qu'a bouleversé mon coeur
Ni petite ni grande le pied mignon
Je ne sais d'elle pas même son nom
Et je ferais le tour du monde pour la revoir
Ma Nazairienne aux grands yeux noirs.
.../..." auteur inconnu


"Plus d'objectif
Plus de désignation

Sans agir
sans choisir
revenir aux secondes
cascade sans bruit
îlots coulants
foule étroite
à part dans la foule des environnants

Habiter parmi les secondes, autre monde
si près de toi
du coeur
du souffle

Perpétuel incessant impermanent
train vers l'extinction

Passantes
régulièrement dépassées
régulièrement remplacées
passées sans retour
passant sans unir
sobres
pures
une à une descendant le fil de la vie
passant..." 
Henri Michaux


"Pensées à la nage merveilleuse,
qui glissez en nous, entre nous, loin de nous,
loin de nous éclairer, loin de rien pénétrer;
étrangères en nos maisons,
toujours à colporter,
poussières pour nous distraire
et nous éparpiller la vie."     
   
Henri Michaux


Mais c'était avant;
depuis, je me suis acheté une conduite
(intérieure)



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"Il te faut de la pauvreté
Dans ton domaine.

C'est comme ce besoin qu'on peut avoir
D'un mur blanchi à la chaux.

Une richesse, une profusion
De mots, de phrases, d'idées

T'empêcheraient de te centrer,
D'aller, de rester

Là où tu veux,
Où tu dois aller

Pour ouvrir,
Pour recueillir.

Ta chambre intérieure
Est un lieu de pauvreté."
Eugène Guillevic


"Si nous consentons à ce que notre esprit soit jugulé par des directeurs de conscience, c'est de notre faute autant que de la leur. Il y a une facilité à ne pas réfléchir par nous mêmes, un plaisir de la soumission mentale. Apprendre à se détacher des tutelles étrangères ne correspond à une révolution soudaine, mais à une propagation lente, tortueuse, difficile. En ce sens, les lumières sont une épreuve autant qu'une fête : une traversée intellectuelle ou chacun doit s'engager, à toutes les époques. Dans cette aventure où la pensée devient adulte, elle doit se faire violence pour renoncer à la facilitée sa servitude."    
Nathan Devers extrait de: Penser contre soi-même"  



"Un système politique est d'autant plus estimable qu'il respecte les solitudes, d'autant plus haïssable qu'il consacre les rassemblements. La civilisation la plus douce protège les solitaires de la foule, promeut l'inutile comme le souverain bien."   
Patrice Jean      
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vendredi 16 janvier 2026

et c'est


















Photos source:Lundimatin


Film à voir 
Pour la suite, A Lire houba
c'est selon
Très belles photos! (comme toujours chez Lundimatin)

                           \[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{




                                          \[\[\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\

On se jumèle
(comme deux soeurs):






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Il faut du temps pour trouver ses mots
et  souvent, parfois,
même pas on les trouve les mots;
alors on joue du regard quand on le peut encore;
on enlève ses lunettes et on se barre,
pour respirer.
Il faut du temps pour perdre ses mots,
et puis au fil qui s'effiloche
le temps s'accroche;
alors il faut du temps pour trouver la sortie
et puis finalement c'est elle
parfois-souvent
qui la trouve pour toi.
Tu vois?




"L’anémone et l’ancolie
Ont poussé dans le jardin
Où dort la mélancolie
Entre l’amour et le dédain
Il y vient aussi nos ombres
Que la nuit dissipera
Le soleil qui les rend sombres
Avec elles disparaîtra
Les déités des eaux vives
Laissent couler leurs cheveux
Passe il faut que tu poursuives
Cette belle ombre que tu veux"
Guillaume Apollinaire "Clotilde"



Je fais plein de choses qui -entre nous- ne servent à rien
pour les autres
et à moi non plus.
Pourtant, elles me sont indispensables
Vous croyez que ça me sauvera?

                                 illustration source Toile


J'ai beaucoup blablaté
je blablate encore;
le fil conductor


Le printemps appartient à ceux qui lui ressemblent,

Aux corps adolescents animés par l'orgueil,

A ceux dont le plaisir, le rire, le bel oeil

Ignorent qu'on vieillit, qu'on regrette et qu'on tremble.

- O guerrière Nature, où sont ces jeunes gens?

Quel est ton désespoir lorsque saigne et chancelle

La jeunesse, qui seule est fière et naturelle

Et brille dans l'azur comme un lingot d'argent?

Ces enfants, bondissant, partaient, contents de plaire

Au devoir, à l'honneur, à l'immense atmosphère,

Aux grands signaux humains brûlant sur les sommets.

Ils dorment, à présent, saccagés dans la terre

Qui fera jaillir d'eux ses rêveurs mois de mai...

- Songeons, le front baissé, au glacial mystère

Que la Patrie en pleurs, mais stoïque, permet.

Ils avaient vingt ans, l'âge où l'on ne meurt jamais...

La Guerre

Anna de Noailles "La jeunesse des morts"


Le paysage est à la carte, sur le mur ou dans l'écran qui bouge
et ensuite le paysage se reprend, revient sur lui,
la nuit et c'est....