"Diviser pour régner, tel était, bien entendu, le refrain élémentaire de
l'ensemble... juifs contre chrétiens, juifs et chrétiens contre arabes,
tout ce qui avait trait au monothéisme devant être agité, morcelé,
fissuré, décomposé... Tout ce qui pouvait faire obstacle à un réglage
scientifique, « libre », « épanoui », de la sexualité et de la
reproduction en elle-même et pour elle-même, serait peu à peu réduit et
gommé... A « opium du peuple », formule manifestement dépassée,
succédait ainsi « poison de la femme », mot d'ordre dont on espérait un
retentissement beaucoup plus profond et violent, d'autant plus que les
« peuples » se mettaient maintenant de plus en plus souvent à se
resservir de la religion abhorrée pour faire entendre leurs
revendications..."
"Mais combien de temps l'homme peut-il passer à se rappeler le meilleur
de l'enfance? Et s'il profitait du meilleur de la vieillesse? A moins
que le meilleur de la vieillesse ne soit justement cette nostalgie du
meilleur de l'enfance"
"J'ai décidé de ne plus rien décider,
d'assumer le masque de l'eau,
de finir ma vie déguisé en rivière ,
en tourbillon, de rejoindre à la nuit
le flot ample et doux, d'absorber le ciel,
d'avaler la chaleur et le froid, la lune
et les étoiles, de l'avaler moi-même
en un flot incessant"