samedi 6 septembre 2025

à quoi reconnaît-on?


 A voir l'océan aussi beau
je me dis que la mer veille."
Stéphane de Groodt


"Je ne suis qu'un détail
 coup de pinceau, en moins en trop

Un dérapage incontrôlé
ou bien un geste raté

Un coup de crayon perdu
La marque du génie méconnu

Un oubli, un défaut
Je suis une ombre au tableau
Jacque Higelin


"...Le miracle que c'est dans un tel désordre de s'être trouvés, d'être ensemble dans les jours d'un si précieux maintenant; sur la Rivière sans retour de cette rapide époque balayant tout sur son passage; sachant que ce sera peut-être tout à l'heure Emportés par la foule enivrée de cataclysmes  où nos mains se perdront; à défaut de quoi ce sera trop tard, sous le ciel bizarre et livide, à une passante, très fugitive beauté enfin aperçue  mêlée aux fuyards d'un convoi de la déroute bactériologique."
Baudoin de Bodinat extrait de: "La vie sous Terre, réflexion sur le peu d'avenir que contient le temps où nous sommes."
cité par Jérôme Leroy dans: "Bref rapport sur une très fugitive beauté"






 Illustration source Lundi matin.
(petite précision: parfois je met sur ce blogaillou des photos qui ne m'appartiennent pas, découvertes lors de mes promenades sur la toile. Je le précise en général-désolé si j'ai parfois oublié de le faire- mais ce que je voulais dire surtout c'est  que certaines photos sont glanées sur des sites dont je n'approuve pas toujours certains contenus; lundi matin en est un bon exemple; J'apprécie souvent leurs photos mais régulièrement je trouve quelques textes publiés indigestes,  chiants, faciles voir choquants. 
Comme quoi, rappelons -si besoin était -que nous sommes multiples et c'est  bien  de cela  dont il s'agit dans notre histoire, aventure... Humaine


"C'est un échiquier de nuits et de jours où le destin joue des hommes comme de pièces:
ça et là les déplace, les assemble et les tue, et l'un après l'autre les remise."
Omar Khayyäm extrait de: "Les Rubaiyat"


"Il n'y a pas de comique en dehors de ce qui est proprement humain."
Henri Bergson


A quoi reconnaît-on un con (ou une conne N.D.C.)
c'était une question posée par Pierre Desproges.
Ptêt qu'il suffit de se deviner dans son miroir.
Y'a pas plus con que soi!
Si! rassurons-nous; On trouve toujours...
Mais quand même!
 Qui c'est le premier, la première servi(e) ?


"Et la vie au moins, ce n'est pas la morale qui l'a inventée..."
Friedrich Nietzsche


Restons positifs


mercredi 3 septembre 2025

déambulation

 

On est jamais les mêmes
ici, ailleurs.
Le contexte nous environne
nous encadre
nous situe.
On est toujours les mêmes
ici et ailleurs,
une combinaison de cellules
en perpétuel renouvellement.
Tout le reste,
rien que le reste
est affaire de façade
et de déambulation
charnelle et verbale


"Prends garde ô vagabond la route marche elle aussi"
Rainer Maria Rilke





"A tous les repas pris en commun, nous invitons la liberté à s'asseoir. La place demeure vide mais le couvert est mis."  
René Char       




"Sur la lune, on danseVoyez-vous le soirEst très loin la terre
À sa gorge bleutéeDans son innocenceEntouré de mystères
Sur la lune, on danseVoyez-vous le soirEst très loin la terre
Et grandes arrosoirsEn forme évaséesDans le rose du soir
Est au bord d'un cratèreQuand je l'ai rencontréEt nous avons dansé
En de longues fouléesBondent les pies de terreAux ailes osselées
Aucun amour ne dureNi n'est fait pour durer
En nous amusantÀ la force du ventLes jambes écartées
Je l'ai vu partirEn alunissantDans le froid finissant
Aucun amour ne dureNi n'est fait pour durer
Pour durerPour durerPour durerPour durer
Pour durerPour durerPour durerPour durer
Un soir, la luneUn soir, la lune
Sur la luneSur la luneAucun amour ne dureNi n'est fait pour durer
Pour durerPour durerPour durerPour durer
Pour durerPour durerPour durerPour durer
Sur la lune, on danseVoyez-vous le soirEst très loin la terre
Est très loin la terreEst très loin la terre"
Gérard Manset


                                  illustration source: Multiludes


                                           Photo Gilles

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Jeudi 25 septembre 
18 heures

Médiathèque Etienne Caux (Saint-Nazaire)

Rencontre avec le résident Tiziano Scarpa
écrivain italien

Source MEET

"Combien de sensations me restent obscures, parce que je ne sais pas les nommer! Combien d'autres m'échapperaient si j'ignorais leur nom! Je me souviens d'avoir été marquée, petite, par la liste des péchés capitaux. Le mot envie m'a beaucoup appris sur les mouvements de mon âme et les attitudes de mes camarades à l'Hospice. Mais parfois je me demande si je ne vivrais pas mieux avec moins de mots. Je ne peux pas les vivre pleinement ici. Je mène une vie abstraite. Les mots tournent autour de ma tête comme des mouches. Ils bourdonnent, je n'arrive pas à les attraper et, quand je les attrape, ils sont morts, j'ignore quelle vie ils menaient dans la bouche des autres, ce qu'ils veulent dire exactement.

Les mots sont des coquilles vides qui abritaient un mollusque, mais comment s'y sent-on, je l'ignore.

Les mots sont des avertissements donnés par les morts sur ce qui existe.

Les mots sont la vengeance des morts, par qui nous arrivent des désirs et des attentes dont l'ampleur nous dépasse."     
Tiziano Scarpa    

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"La logique, c’était ma matière préférée à l’école parce que c’est une façon de déceler l’absurdité des propos que peut tenir un individu.
— Par exemple?
— L’idée que les immigrés nous appauvrissent en tant que pays, et prennent tout l’argent qui devait nous revenir. Sans compter nos emplois et nos femmes. […]
C’est, logiquement, un appel à la peur. Fais peur aux gens et tu leur feras faire tout ce que tu veux." 
Donna Leon