jeudi 10 juillet 2025

nous sommes les marchands de notre vie

 

                   Photo Lydie T.

"La ville sérieuse avec ses girouettes
sur le chaos du toit des maisons
ressemble au coeur figé, mais divers du poète
avec ses tournoiements stridents des déraisons."
Guillaume Apollinaire


     Photo Kalon-Eusa


"Une longue journée de solstice

Ce 21 juin, la journée s’est étirée sur près de 16 heures 7 minutes et 3 secondes à Ouessant. Le soleil a débuté ses ablutions à 22h25 et a refait son apparition à 6h18. La nuit noire totale - ou crépuscule astronomique - s’est amorcée à 2h03 et son aube à 2h41. Sur la mer (aube nautique) c’est à 4h37 du matin que les premières lueurs ont éveillé la faune maritime, et à minuit et 7 minutes que le crépuscule nautique a débuté.

Désormais les nuits reprennent doucement du terrain. Tous les deux jours, le soleil se couche une minute plus tôt. La nette accélération se fera ressentir dès le 12 juillet (une minute par jour).

L'été bat son plein

Après une petite perturbation d’ouest en début du mois de juin drainant 14 mm de cumul de précipitation, suivie d’un passage d’humidité débutant nordet pour finir suroît du 11 au 13 juin (16 mm de cumul de précipitation), l’été a pris ses marques à Ouessant.

Avec un maximum de 25,3°C les 19 et 30 juin dernier, doublé de vents insignifiants (moins de 50 km/h en rafale), l’île s’est plongée au cœur de la saison estivale. Liée à cette chaleur insulaire, la brume de mer s’est montrée en soirée ou tôt le matin au fil d’une dizaine de journées.

Mais le plus surprenant a été la hausse significative de la température de l’eau en surface (+ 2°C) pour atteindre un maximum de 18,2°C les 20 et 21 juin. Quelques pics de houle ont été remarqués les 3 et 13 juin avec des maximum de 5,30 m aux Pierres Noires."
Ondine Morin

Echo d'Ouessant

Kalon - Eusa infos n°151 - Juillet 2025 






"C'est moi-même que je n'ai jamais rencontrée, dont le visage est scotché au verso de mon esprit"         
Sarah Kane

    photo Marc Racineux


"Nous sommes pareil à des commerçants,
des marchands.
Nous vendons notre travail.
Nous vendons notre temps.
Ce que nous avons de plus précieux.
Notre temps de vie.
Notre vie.
Nous sommes les marchands de notre vie."          
Joël Pommerat



                                                           {{{{[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[



".../...
Monsieur Einstein loin des canonsCroyant travailler pour lui seulA découvert des équationsQui vont nous tomber sur la gueule.
../..."
Léo Ferré

 

            photo Marc Racineux

"Demain, nous fuirons, mais ce soir encore, nous faisons semblant puisque nous ne savons rien faire d'autre."         
Jean-Christophe Lagarde







"Aucun homme,
Aucune religion
Ne possède l’unique, feu, sacré,
La recette miracle,
La concession
L’estampille certifiée conforme d’un dieu privatisé,
Sous tutelle d’exploitation et droits de passage réservés."
Môrice Bénin





lundi 7 juillet 2025

dans l'attente que l'avenir lui donne un sens

 

"Et ainsi ne pouvant faire que ce qui est juste fût fort, on a fait que ce qui est fort fût juste."
Blaise Pascal   lu chez:   "Les restes du banquet"


"On commet l'erreur commune de voir dans le personnel politique ou médiatique qui s'accroche à ses fromages, dans des indécences parfois largement octogénaires, une hypertrophie du moi, une avidité morbide, le sentiment d'être indispensable. Alors qu'on est tout simplement face à des hommes et des femmes qui ont peur de mourir si ils s'arrêtent." 


"Il trouve tout trop encombré de tout. Il pense que c'est lié à l'idée de la mort. L'accumulation l'angoisse parce qu'il est bien conscient que c'est une espèce de rempart dérisoire contre la fin. Ces livres qu'il achète, qu'il empile. C'est un raisonnement magique: tant qu'il a des livres à lire, il vivra. Or c'est tout le contraire qui se produit: il mesure plus facilement la proximité de la vieillesse et de la mort, du temps qui reste."     
Jérôme Leroy extraits de: "La petite fasciste"    Editions "La manufacture de livres"

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Dame marque


  Déménagement perpétuel



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"Ce qui faisait la supériorité des livres, elle avait découvert ça à El Puerto de Santa Maria, c'était que l'on pouvait s'approprier des vies, des histoires et des réflexions qu'ils contenaient, et que l'on était jamais la même quand on les refermait que quand on les avait ouverts pour la première fois. Des gens très intelligents avaient écrit certaines de ces pages ; et si on était capable de les lire avec humilité, patience et envie d'apprendre, ils ne vous décevaient jamais. Même ce qu'on ne comprenait pas restait ancré dans un coin caché de votre tête : dans l'attente que l'avenir lui donne un sens.../..."
Arturo Pérez-Reverte