mardi 3 octobre 2023

trafic

 

Pouvait pas s'empêcher d'être devant, sur les photos...
Il en avait toujours été ainsi.
 Parait que cela venait de sa petite enfance; il avait été élevé comme ça.
Premier de la classe et à voler de ses propres ailes.
La fierté des parents, même si ils l'avaient perdu de vue très tôt.
Un ingrat sans doute où alors c'était autre chose,
la peur d'être oublié?
Une timidité profonde, que dis-je maladive; le forçant à s'exhiber?
Personne savait, on supputait à tout va sur le front de mer,
mais en attendant, il était toujours là, sur son "tapis" volant
à se faire photographier à longueur d'année et surtout quand passait un paquebot,
 un cargo, ou des gens...
Histoire de leur voler-un peu- la vedette... 





 


 "On n'a pas la chance de faire deux fois une première impression."
Raymond Queneau

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                             photo agglo st nazaire

« Marché d’Ici » de 10 h à 18 h
Le 7 octobre 2023 au port de Rozé
À Saint-Malo de Guersac
Le deuxième « Marché d’Ici » sur le site du port de Rozé.
EXPOSANTS : artisans locaux
L’épicerie La locomotive sera ouverte toute la journée pour l’occasion.
Restauration et bar sur place : tajines, saucisses frites et crêpes.
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" Quand je vois passer un bateau
J'ai envie de me foutre à l'eau
Et d'enjamber le bastingage
Et vivre entre le ciel et l'eau
Le reste de mon âge.

J'ai envie d'aller où il va
Remonter le long de Java
Descendre à terre, le soir au mouillage
Et rire comme un étranger
D'un rire qui fait éclater
La rose bleue d'un tatouage.

J'ai envie d'aller loin d'ici
Brûler ma vie dans ces pays
Où les cargos éventrent les collines
Aller de Manille à Cuba
Changer le coton en tabac
Et le tabac en cocaïne.

Plonger le poing rongé de sel
Dans le corsage d'arc-en-ciel
D'une chinoise ou bien d'une manouche
Et prendre ses seins tout petits
Comme des oeufs au fond d'un nid
Pour les écraser sur ma bouche.

Tailler, le couteau bien en main
Une balafre à mon destin
Et enlacer ces filles malhonnêtes
Qui, par un mouvement des reins
Allument le sang des marins
Au fonds des clandés de Papeete.

Défilant le long du bateau
Regarder les champs de pavots
Semés de filles à la démarche étrange
Le pan de la jupe fendue
Bat l'amble sur des jambes nues
Juteuses comme des oranges.

Quand je vois passer un bateau
Je rêve de me foutre à l'eau
Et n'ai besoin d'autre Sésame
Que d'être là, à mon piano
A rêver sur la gamme."
Guy Bontempelli
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"J'adore les bagnoles "(sic)
 
"Dans Les usines Citroèn je fus construite,
Jamais on n'avait vu une ligne pareille,
A l'époque où les gens aimaient prendre la fuite
Le week-end-end en famille c'était moi la plus belle !!!

Je n'étais pas chère mais si confortable,
Je dansais sur les routes de nos campagnes,
J'emmenais les enfants ou bien les notables,
De nombreux commerçants je devins la compagne...

Combien de modes ai-je donc traversées?
Sur les chemins hippies je fus symbolisée,
Devenue icône de paix bien fièrement
Je reste pour toujours la mémoire d'un temps...

Puis est arrivée l'heure de l'électronique
Où la simplicité devait être bannie;
Donc s'est arrêtée la chaîne pacifique,
Les ouvriers pleurèrent qu'on me sacrifie...

Mais à  nouveau mes bielles se sont agitées,
Ma carcasse rouillée allait reprendre vie
Grâce à  ces passionnés plein de mélancolie
Refusant le tragique de ma destinée...

Des quatre coins de France je suis ressortie
Des garages et des granges où j'attendais la mort;
Réparée, ressoudée, ma robe embellie
De mille et un éclats par cet élan si fort
De notre patrimoine dont je fais partie,
Ce pays attaché aux valeurs, quelle chance!
Si bien qu'à  l'étranger ma renommée grandit,
Ainsi je suis si fière de mon nom"
Source
 
 de quoi en faire toute une histoire
 
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"Prana" de Sébastien Guérive, à voir chez:  KUB

"L'ombre ne vit qu'à la lumière"
 Jules Renard

samedi 30 septembre 2023

dans les mots

 

 Marie-toi avec l'infini, épouse un cactus."
Ferenc Rakoczy
 
 


" À force de n'être plus que des épines
Et de minuscules feuilles sur des branches très tendues,
A mesure qu'on descend plus au sud
Plus au sud encore, il n'y aura plus d'arbre:
Tout un vocabulaire manquera pour la venue d'un poème
Écrire ne sera plus que sable ou caillasse,
Du silence dans le désert:
Un désir d'arbres dans les mots."
James Sacré
 
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"Le 13 avril 2020, en plein confinement, Emmanuel Macron prononçait un discours magnifique. Reconnaissant que nous vivions alors dans « la peur, l’angoisse pour nos parents, pour nous-mêmes », il saluait l’effort de toute la nation face au Covid, définissant les fameuses trois lignes de la société : d’abord, les fonctionnaires, les soignants ; puis les agriculteurs, les livreurs, les caissières, etc. ; enfin, nous tous.

Le président appelait à une indépendance financière, agricole, sanitaire, industrielle et technologique de la France – oui, rien que ça –, impliquant « le temps long » et « la possibilité de planifier ». Enfin, Emmanuel Macron estimait que nous devrions à l’avenir « nous rappeler » que notre pays, alors, tenait « tout entier sur des femmes et des hommes que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal ». Citant la fameuse phrase de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen selon laquelle « les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune », il appelait à « donner toute sa force à ce principe ».

Rien de tout cela n’a été fait. Peut-on mieux rémunérer les salariés de la « deuxième ligne » ? Accroître les salaires ne relève pas de la prérogative du gouvernement, donc il ne peut rien faire, n’est-ce pas ? Sauf que, de façon très paradoxale en cette période de « crise » devenue un éternel présent, les entreprises n’ont jamais gagné autant d’argent.

Des marges en constante progression

Les chiffres sont là. Que s’est-il passé, entre le premier trimestre 2021 et le deuxième trimestre 2022, lorsque les prix des matières premières et de l’énergie importées ont explosé ? Le constat de l’Insee est net : lorsque le prix de ces « intrants » augmente, « les entreprises répercutent près de la moitié de la hausse sur le prix de leurs produits ». En revanche, lorsque le prix des intrants diminue, « les entreprises n’ajustent pas les prix de vente à la baisse ». Autrement dit, quand ça monte, ça monte, ma p’tite dame, je suis étranglé, moi, mais quand ça baisse, je garde les sous pour moi. Et pas qu’un peu : de 2018 à mi-2022, les entreprises ont répercuté plus que la totalité (1,3 fois plus exactement) de la hausse du prix de l’énergie sur le prix de vente de leurs biscuits ou machines à laver.

D’où ce résultat logique : alors que la société crève la bouche ouverte, le « taux de marge », qui est le rapport entre la marge que se font les entreprises et le prix de vente de leurs bidules, ne cesse d’augmenter. Il est actuellement de 33,2 %, en hausse de près de 2 points depuis fin 2022, soit un bond énorme en très peu de temps. D’abord pour les raisons que nous venons de voir. Mais aussi parce que les augmentations de salaire ont été inférieures à l’inflation ces dernières années.

Autrement dit, les entreprises pourraient refiler un peu d’oseille aux camarades travailleuses et travailleurs. Pour cela, le gouvernement dispose d’un très gros bâton : menacer celles qui ne seraient pas partageuses de leur supprimer, ou de réduire, les exonérations de cotisations sociales dont elles bénéficient. Les « baisses de charges » ont en effet… triplé en seulement dix ans, étant aujourd’hui proches de 90 milliards d'euros par an. Cela sera-t-il décidé par Élisabeth Borne lors de la prochaine conférence sociale ? Le suspense est insoutenable." 
Gilles Raveaud "De l'utilité commune: grosses marges, petits salaires." à lire dans CHARLIE-HEBDO.FR


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Spécial copinage: "Fin d'Chantier" 17 avenue de Penhoët à Saint-Nazaire
 Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 19h. 
 
photos source: "Fin d'Chantier"

                                        
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"Notre vie est un livre qui s'écrit tout seul. Nous sommes des personnages de roman qui ne comprennent pas toujours bien ce que veut l'auteur."
Julien Green