samedi 13 mars 2021

la vie est une énorme plaisanterie

 
Le sable émouvant
 
Une plage empruntée 
mais au fond
plutôt à son aise dans l'abandon,
alors qu'il il ne reste que le précaire désordre de cicatrices troubles emmêlées,
et
vite oubliées au hasard du vent et de l'eau vive.
 
Courez, courez, jamais vous ne les rattraperez.




"Cet été, le Festival Photo La Gacilly met cap au Nord et part à la rencontre des photographes venu.e.s de Finlande, Suède ou encore d’Islande, grands noms de la photographie des pays scandinaves autant que la jeune création. Engagé depuis son origine sur les questions environnementales, le second volet de programmation sera consacré au monde de demain plusieurs expositions et événements.

Les dates d’ouverture du festival seront communiquées au printemps prochain après consultation et concertation avec les autorités".

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 un ptit KUB
un gros KUB
c'est l'heure de...


 

"{...]
Les ports c'est con
Même quand c'est là
Dans l'encre bleue
D'une carte postale
Et quand je veux
Avoir le LA
Je me coupe en deux
Et je me cavale

Les ports c'est con
Même autrefois
Quand les thoniers
Tendaient leurs bras
A la mariée
En robe de toile
Avec leur sang
Soleil des voiles

Les ports c'est con
Dans les bistrots
Et le folklore
Des matelots
Et la putain
De la marée
Qui va qui vient
Sans rien donner."
Léo Ferré- extraits de: "Les gares et les ports"
 




"Un vent, un grand vent nouveau
Soufflait sur le pays très chaudement
Dans un bain, un bain de foule dévot
À moitié ébahi, on se mouillait mollement
La glace fondait dans les Spritzs, c'était à n'y comprendre rien
Tout le monde se plaignait en ville du climat subsaharien
On n'avait pas le moral mais l'on répondait bien
À tous les mots, les traits d'esprit du serveur central
Un monde nouveau, on en rêvait tous
Mais que savions-nous faire de nos mains
Un monde nouveau, on en rêvait tous
Mais que savions-nous faire de nos mains
Zéro, attraper le Bluetooth
Que savions-nous faire de nos mains
Presque rien, presque rien
Le monde, le monde de demain
On le bégayait tous sans n'y comprendre rien
À la loi nouvelle des éléments
Qui nous foutait la frousse et les poils en même temps
La clarté nous pendait au nez dans sa vive lumière bleue
Nous étions pris, faits, cernés, l'évidence était sous nos yeux
Comme une publicité qui nous masquait le ciel
Des millions de pixels pleuvaient sur le serveur central
Un monde nouveau, on en rêvait tous
Mais que savions-nous faire de nos mains
Un monde nouveau, on en rêvait tous
Mais que savions-nous faire de nos mains
Zéro, attraper le Bluetooth
Que savions-nous faire de nos mains
Presque rien, presque rien, presque rien
Se prendre dans les bras
S'attraper dans les bras
Se prendre dans les bras
Ça on le pouvait
Un monde nouveau, on en rêvait tous
Mais que savions-nous faire de nos mains
(Un monde nouveau, on en rêvait tous)
(Mais que savions-nous faire de nos mains)"
Feu Chatterton





"Je naquis la nuit en février
Quand le soleil passe dans l'eau
Emporté par des mers enfantines
Je survis au loin sur des collines
Qui dira par une bouche amère
Ce qui tient mon âme emprisonnée
Qui dira par une bouche amère
Ce qui tient mon âme emprisonnée
La Bretagne a-t-elle autant de charme
Pour porter de sable l'horizon
Pour colorer mes yeux de ces vagues
Et couronner mon front de ces algues
J'ai des langues farouches dans la tête
J'ai des vents parfumés dans l'oreille
Le ressac palpite dans mon coeur
J'ai des huîtres et du vin dans la bouche
Quand je m'embarque dans mes océans
Je mets la voile vers les barreaux scellés
De la fenêtre ouverte à l'autre bout
Par où mon âme voudrait s'envoler
Qui dira par une bouche amère
Ce qui tient mon âme emprisonnée
Qui dira par une bouche amère
Ce qui tient mon âme emprisonnée
Au fil des quais glissant sous les arches
Où l'herbe pousse entre les pavés
Je cherche dans des reflets d'enfance
Des souvenirs d'avant que je marche
Ma mer est là qui coule toute grise
Et qui se brise en écumes blanches
Sur les étraves des piliers des ponts
Comme des phares sillagent mon front..."
Gilles Servat  "Kaloundour



jeudi 11 mars 2021

j'irai du côté du vent

 

"Il y a une donnée d'immunologie que je trouve extrêmement intéressante philosophiquement, c'est le fait qu'environ 15% de notre ADN est d'origine virale.
C'est fascinant: nous sommes le produit des crises sanitaires que nos ancêtres ont traversées avant nous; non pas qu'ils aient vaincu les virus pour s'en débarrasser mais pour les intégrer dans notre génome.
Peut-être, dans le futur, trouvera-t-on des éléments de ce coronavirus dans l'ADN de nos descendants?
Ce que cela nous raconte, c'est que nous sommes toujours les enfants de crises avec lesquelles on a appris à vivre.
Et si j'espère bien sûr qu'on se débarrassera de ce virus, nous devrons apprendre à "vivre avec" ce qu'on a traversé, pour en faire un élément de ce qu'on est en train de devenir."
Delphine Horvilleur

"La seule chose qu'on puisse décider de faire, face à tout ce qu'on ne contrôle pas dans l'existence, et la mort par essence, c'est se demander comment on va raconter l'histoire.
On peut dire que c'est anecdotique, mais c'est déjà énorme. c'est ce que je m'emploie à faire comme rabbin: je suis une conteuse qui raconte aux endeuillés une histoire qu'elle tient de leur bouche, afin qu'elle puisse parvenir à leur oreille autrement.
Et on a bien vu ces dernières années à quel point les histoires pouvaient le meilleur et le pire. 
Les types qui sont partis tuer des jeunes à la terrasse des cafés en 2015, eux aussi se racontaient des histoires. Il y a des histoires assassines, on le sait. Mais il y a aussi des histoires porteuses de vie.
Ce qu'on est en train de traverser, on pourra choisir de le raconter, pour les générations suivantes, comme une tragédie ou comme un moment d'espoir.
Et c'est avec ça qu'on va changer l'avenir.
Donc la vraie question, c'est: sur quel narratif allons-nous miser l'ensemble?
Quelle histoire on se raconte pour changer l'histoire, de façon à nous relever et à choisir sa vie."
Delphine Horvilleur -extraits de "C'est quand la vie et la mort se tiennent la main que l'histoire continue"
 propos recueillis par Marie Lemonnier Idées-l'OBS n°2940

 

Et bien dansons maintenant( deuxième saison)


"[...]
J'irai du côté du vent. Le vent me portera aux pieds d'un diamant. Je serai un survivant. L'homme est ainsi fait. Il a des blessures que ne cicatrisent jamais. Comme le tronc des arbres géants mais leurs sommets verts se jettent dans le ciel.
Petit homme se jette dans le trou. Il a du mùal à croire qu'un bout de ce bleu soit à lui.
Alors il faut danser avec les anges et tout pardonner, se pardonner à soi-même et accéder à l'universel.
[...]"
Richard Bohringer extrait de: "Traîne pas trop sous la pluie.