vendredi 8 janvier 2021

c'est pas pareil

 

Le lac est gelé
sur les bords.
Je suis gelé. Gelé, de la gelée, ce n'est  pas pareil hein?
disait un ptit bonhomme frigorifié en jouant avec le sens des mots
au réveil, sortant la tête d'une tente de camping et humant l'air frais.
C'était une autre histoire, d'un autre jour; une autre saison aussi
seulement, en regardant le lac du Parc Paysager charrier quelques glaçons
je m'en suis souvenu.
Les idées vont ainsi dans les recoins de la mémoire chercher je ne sais quoi pour faire sens
-comme ils disent les heu...sensitifs.
 
Il faut jouer avec les mots,
ce n'est que justice, puisque bien souvent ce sont eux qui se jouent de nous. 
Gelé, de la gelée ce n'est pas pareil hein?
 

 

Découvert chez
KUB:


mercredi 6 janvier 2021

le pied intégral

La force de l'habitude
et sa faiblesse.
Bien entendu? 
 
Dans le temps
toutes les secondes se valent.
Aujourd'hui je n'en suis plus très sur.
J'ai l'impression qu'on les a rognées aux angles.
Mais attention, ce n'est pas pour me déplaire.
Le temps qui s'émousse, s'arrondit, se donne le droit de prendre son temps
et dans les courbes alors il interroge le compromis,
celui qui fait souvent défaut
et dans ce cas là: on perd son temps.

 


"Avec la poésie, l'imagination se place dans la marge
où précisément la fonction de l'irréel vient séduire ou inquiéter,
toujours réveiller l'être endormi dans ses automatismes."
Gaston Bachelard



"Hé! Hé! j'suis pas une spécialiste, mais à mon avis, là, vous allez mourir, hein!"
Audrey Fleurot- "La dame du lac" -Kaameloot-
 
 
 

 

 
 
 
 

"Je voudrais être une pierre

D'un chemin abandonné,

Une pierre bien usée

Par d'anciens passages d'hommes,

De chars alourdis de gerbes

Et de troupeaux inclinés.

 

Je voudrais être une pierre

Au sommet d'une colline,

Une pierre ronde et bleue

Au milieu des chênes nains.

Le vent pousserait sur moi

Les aiguilles des pins calmes,

L'odeur de la mer prochaine

Et sèche du romarin.

 

L'hiver, les pluies amicales

Me laveraient doucement

Et dans le chaud de l'été

Un lézard furtif viendrait

Reposer sur mon silence,

Me donner l'essence pure

D'un contact avec la vie

Suffisant pour satisfaire

Un obscur désir secret." 
Louis Branquier 
 

Variations  Chez: "PENSE-BÊTE":