mercredi 16 décembre 2020

les cheveux qui sentent la mer

 


"De vieux restes de désir ou de pudeur
encombrent le long tunnel des jours
de sa poussière grise et volatile.
Il faut accueillir sans craintes 
ou remords cette lassitude qui vide
 ses cendres sur les épaules
sentir la bonne chaleur 
de la petite chose oubliée dessous 
avant de poursuivre le chemin."
 

 

 


 " Elle passe bien vite cette caravane de notre vie
Ne perds rien des doux moments de notre vie
Ne pense pas au lendemain de cette nuit

   Prends du vin, il faut saisir les doux moments de notre vie."

 Omar Khayyâm chez: Le Marquis

 



 

 Chez: "La Crevaison -pour le monde qui va":



 

                                             Photo: Source "Brighton Swimming club and Sea Bathing for Men"

 

                                                           

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 En attendant les nouveaux jours
 
 Hier
des deux mains
dans le sable
jamais passé de mode
ni de raison.
Plongée dans  l'histoire
qui fait plouf
sans trop faire de vagues 
Quoi que... 
 




lundi 14 décembre 2020

c'est tout comme


 Vu d'ici

La vie comme elle va,
comme elle s'en va
comme les Mousques disent.
Impression du temps chiffré
Enseigne lumineuse, baladeuse
CARE
petits-fours ...


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photo source: Toile

Depuis mon service  vidéo confidentiel, j'avais conservé pour les longues nuits d'hiver quelques impressions de bastingage que je me repassais en boucle entre endormissement et sommeil paradoxal.

La nuit porte vermeil me susurrait à l'oreille, l'abeille noire.

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"...L'Amérique, l'Amérique
Je veux l'avoir et je l'aurai
L'Amérique, l'Amérique
Si c'est un rêve, je le saurai..." Joe Dassin


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 Maternelle
 "Le monde rouillait.
Derrière la fenêtre, c'était l'automne. L'air jaunissait.
quelque chose d'inévitable se déroulait dehors: la mort des choses. 
[...]
 
 
 
[...]

"Il m'apparut que l'humanité se montrait trop étroite, trop sérieuse, trop grave ; qu'il fallait, dans l'existence que je décidai de commencer sur-le-champ et qui serait la mienne si je me donnais le droit, le courage et la liberté de la vivre, ne jamais subir les règles des autres. Tout effort ne devrait être qu'un travail sur ce qui nous semble d'abord simple et naturel. Plus jamais on ne me forcerait à trafiquer ma nature, à la faire ployer, jusqu'à s'humilier, pour qu'elle se configure selon le goût, la morale ou l'intérêt d'autrui.

C'est en moi-même que je voulais faire carrière ; devenir quelqu'un qui ne fût que moi. Ou plus exactement devenir un moi qui ne pût être quelqu'un d'autre. Nul, jamais, ne pourrait plus m'infliger ce que je refusais de tout mon être. Quiconque m'éloignerait de mes penchants, de mes impulsions intimes, de ma personnalité profonde, représenterait désormais un ennemi que je n'aurais aucun scrupule à éliminer. Ma patience était dépassée ; je naissais avec vingt ans de retard. Je n'avais plus une seconde à perdre. En même temps, je me persuadai que j'avais débuté dans la vie en commençant par la mort. Cela avait été un entraînement, me dis-je. Ce n'était pas perdu. C'était un investissement. Rien n'était plus faux : ce qui est cassé ne se répare pas ; ce qui est brisé se brise chaque jour davantage."Yann Moix extraits de: "Orléans" Editions "J'ai lu/Grasset