jeudi 15 octobre 2020

un son particulier

 

Un matin,
je pense à tous les captifs du dehors
cramponnés à leur rocher
suspendus aux vagues...
et
à la relativité de l'existence.
 
Laissez-moi entrer.
Laissez-moi sortir
 
 Cris du coeur

Entre les deux,
 la vie  en pelote ballotte 
au gré des fantaisies d'une Histoire moderne.
 

 

 

 

 

"Le pied, le pull-over et le système digestif"
il ne s'agit pas d'un roman ni d'un western spaghettis 
mais d'une oeuvre pérenne de Daniel Dewar et de Grégory Gicquel
dans le cadre de la collection Estuaire.
A voir entre les pinces de crabe près de la capitainerie courant 2021 

 plus d'infos

 


 

 
"L'homme sera toujours une énigme.
il pense beaucoup de choses alors qu'il ignore le siège même de sa pensée." 
Belhamissi Sadek 
 

 




mercredi 14 octobre 2020

la vie des langues

 

Nous partîmes  à trois
mais par un prompt renfort
il en vint 3000
en arrivant au bord
(du champ).
 
"Il faut rendre à l'agriculture sa place et son rang." 
Alphonse Karr  
 

 Un peu de laisser-aller dans l'alignement
peut-être
mais...
en ces temps là
les considérations sur l'occupation de l'espace n'étaient sans doute pas les mêmes
et la conscience (vide ou pleine) pas toujours dégainée
heu!
à tout bout de champ.

C'arnaque?

 
                                                
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                                               Programme  (forcément)mangé au MEET
 
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 Découvert chez: KUB
                 illustration source: Lundimatin

"Si chacun était capable de regarder attentivement en soi, il se rendrait compte que chacun par en dessous est fou, que nous sommes tous fous, et que nous vivons, par en bas, dans une folie très secrète qui nous permet là les plus insolites audaces, sauts et liens avec les autres et le monde. Et nous sentons donc, par en dessous, mais avec clarté, la condition de démence de la normalité, la simplification et la misère de l’organisation et de la vie sociales à laquelle, par au-dessus, chacun participe. Ainsi, ce qui se passe par au-dessus, c’est que nous faisons comme si nous y croyons, alors qu’en ce sens nous savons (par en dessous) que nous menons une vie de fiction et de mauvais théâtre (la vie réelle), soutenue uniquement par la « peur de vivre » qui s’est établie dans le commencement des temps (avec l’Histoire) de tous et de chacun. Là est l’utopie véritable, le lieu sans lieu du désir, tandis que les utopies idéales ordinaires, qui veulent épouser la Réalité, sont de ce fait condamnées à se situer dans le Futur, espace de l’illusion dominante qui a pour nom Réalité. Mais l’utopie véritable est ici, maintenant, en moi où je ne suis personne de réel. Et il se peut que la seule différence entre les uns et les autres soit dans le degré de foi, dans la mesure où chacun s’identifie avec son personnage réel (fictif) et devient, par conséquent, insensible à la divine folie qui court en lui, par en dessous, entre les chairs."
Augustin Garcia Calvo 
Traduit de l’espagnol par Manuel Martinez, avec la collaboration de Marjolaine François.
 Source: Lundi matin