lundi 26 août 2019

à faire de perspective



"Je ne veux plus écrire. Je veux être libre de cela, des mots, des livres, de la vie intérieure et sauvage.
C'est la fin de l'été.
Le ciel sent encore le parfum des fleurs."
Nina Bouraoui 

 

"Je suis un peintre raté. Tout est là je crois. D'où cette attirance pour le trait, la touche et la couleur, l'agencement improbable de formes, un peu hasardeuses, qui finissent par composer des visages, des rivières et des collines, des moments, des lambeaux de vies, des romans.
Je crois bien que j'écris comme j'aurais aimé peindre. et peut-être a-t-il mieux valu jadis qu'aucune peinture ne fût digne de ce que j'attendais, et qu'ainsi je me livre plus entièrement, et avec un total abandon, à l'écriture, sans arrière-pensée, sans craindre de bien ou mal faire. Une écriture de chevauchée, d'élan, d'homme libre de tout, et qui n'a rien à prouver, ni à lui-même, ni aux autres.
J'aimais tout dans la peinture. La soie des pinceaux, l'odeur de la térébenthine, de la gomme arabique, des huiles, des vernis, du siccatif flamand, dont j'abusais d'ailleurs peut-être un peu trop pour composer mes petits tableaux aux thèmes invariables-oranges, coings, citrons, insectes.
 De toutes les couleurs que je maniais, j'avais un goût prononcé pour les déclinaisons d'ocres et de terre, certains rouges cireux et translucides, des verts céladon, des jaunes très pâles et puis, par-dessus tout peut-être, un bleu très particulier, presque noir, un bleu qui me ramenait à la nuit lorsque, souvent en été, elle semble épaisse et veloutée, comme faite ce chair, et que nous prend l'envie déraisonnable d'y plonger comme dans une mer ou comme dans un ventre.
.../..."
Philippe Claudel extrait de: ""Nel blù dipinto di blù"






                                                   \\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\{{{{{{{{{{{{{


La mer est mon royaume
un film de Marc Picavez

Streaming:




Le film en intégrale chez KUB MEDIA

                                             \\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\~~~~~~~~~~~~ ~


 A l'affiche (exposée au Grand Café-"Contre-Vents") du temps qui passe
et s'amarre
ou radote
 selon les points de vue différenciés


 

                                                        \\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\[[[[[[[ 

 












 









                                          |||||||||||||||||||||||||||||||||||#####################||||||


s'amuser avec la perspective 
indécence de la vie .





samedi 24 août 2019

dernière station avant la mer


L'océan a tous les passages
à  disposition.
Venelle,
      chemin,
                boulevard...

"Je crois que j'ai une ouverture"
vers le grand plongeon 
pensait l'homme tomate maillot 
filant vers sa destinée aoûtienne.

 
"Il est temps de mûrir, imbécile
 de guérir cette envie qui te prend de pleurer,
tout ça parce que l'enfant,
trouvant d'un coup son équilibre, sur le vélo
prend son envol
et que du haut de son troisième étage
et de ses presque quatre-vingts ans
l'aïeule
applaudit en riant,
tout ça parce que
ivre et debout dans cet éclair
où se rejoignent les deux bouts
de la vie
tu ne sais plus cet instant." 
Bruno Berchoud




  
"Naturalezas" qu'elles s'appellent
les sculptures de Benjamin Ménendez.
offertes par la ville d'Aviles à la ville de Saint-Nazaire
pour célébrer leur jumelage.
L'alignement des deux pièces de l'oeuvre donne la direction du port de Aviles (Asturies)
...
et figurons-nous que la plage tout à côté de l'oeuvre c'est celle de Villès
et d'ailleurs ne dit-on pas couramment, ici même,  en patois local:
Tu vas te baigner où?
Ben à Villès

Etonnant non?



Carnet rose portuaire

Nous sommes deux frères jumeaux nées sous le signe.... 
d'eau
                                                      



"Il y a cette voix
De la résignation
Qui tient lieu de vie
Au plus grand nombre
Qui se déplace

De gris en gris
Sans ombre
Sans écho
Au crépuscule
Des luttes
Sans étincelle
Plus aucun souffle n’existe

Souviens-t-en
Quand
Bousculés
Par l’indifférence
Les mots voudront
Baisser la tête

Où que la nuit se fige
Ne cède jamais au silence
C’est un acte de survie"

Christophe Bregaint
découvert chez: "Beauty will save the world"