lundi 1 avril 2019

faits d'images


 Jardin des plantes
 Thé à l'amante 
 Forêt en mouchoir de poche
Bonne pioche

Douce pensée aux poètes jardiniers
disciples de l'imaginaire.




"Le pire n'est pas que la vie refuse ce qu'on désire, c'est que, l'ayant donné, elle le reprend".
(Juan Carlos Onetti) chez Le Marquis de L'Orée
 

La phrase dans le poste: "Dans un monde qui change, il vaut mieux penser le changement que changer le pansement."
Pierre Dac

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photo source:DUNE

relâchement des paupières

L'image s'abîme dans le paysage

confondue dans son immobilité

dans effondrement de la vue 

qui ne peut que se perdre

l'équilibre se joue 

dans l'éclat soudain du reflet.



- une joie, une légèreté-



Il y avait la dune

une grande dune blonde

comme un pain chaud

la rumeur des vagues

qui me tournait le dos

...

il me semblait 

qu'il suffisait de fermer les yeux

que tout resterait immobile 

éternellement



mars 2019, 22° le dos aux vagues

Christine Saint Geours

                                                    
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source: KEDISTAN


Leyla Güven • Lutter pour la Vie

" Le silence, l’arrogance et la violence d’un régime valent-ils qu’on lui sacrifie sa vie par suicide ? Celles et ceux qui, dans les prisons turques ont mis fin à leurs jours ne se sont pas posé la question ainsi. Ils ont mis fin à leur jour, comme le firent Mohamed Bouazizi en Tunisie, Jan Palach en Tchécoslovaquie, Quang Duc, en 1963, au Vietnam"

source et suite KEDISTAN

          

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 La rue a des choses à dire et affaires-de propriétaire. Marquer son passage constitue une activité sans doute née-cessaire à l'équilibre de ses pensées. Essentielle?  peut-être, pour assumer son écart et sa diversité, exprimer une caractéristique et ouvrir l'esprit à l'aphorisme. Les mots ont tous les droits lorsqu'ils s'exhibent à nous, celui de nous faire sourire, bisquer, de nous amuser, de nous faire rêver,de nous rendre léger à l'instant d'une rencontre, de nous énerver...La rue a une âme et des états d'expression habillant le regard déambulant.

 


 

 


 

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 Source: ICONOVOX-"Fait d'images"


 

dimanche 31 mars 2019

dansez sinon nous sommes perdus



"Dansez, sinon nous sommes perdus"
Pina Baush





Le chant du réfugié

"Je suis parti le feu dans le dos, l’espoir devant moi,
Le cœur meurtri, les yeux enfumés.
Je suis parti les mains déchirées, les pieds dans la boue.
Je suis parti le feu dans le dos, l’espoir devant moi,
La rage dans la tête, le tonnerre dans les oreilles.
Je suis parti la peur dans le ventre, mes frères dans la peau,
La fièvre dans le sang, l’amertume dans la bouche.
Je suis parti le feu dans le dos, l’espoir devant moi.
Mon corps est parti mais mon âme est restée.
Par les mers et les terres sans arrêt j’ai erré,
Espéré, supplié, pour  un jour pouvoir arriver.
J’ai, des femmes et enfants sans cesse abordés,
Des vieillards et parents innocents rencontrés
Je suis parti le feu dans le dos, l’espoir devant moi.
Mon corps est parti, mais mon âme est restée.
J’ai couru,  marché,  sauté,  trébuché,
Pour un jour, la liberté pouvoir retrouver,
Pour un jour, aux miens, le goût de vivre redonner,
Et enfin le sourire et la joie pouvoir retrouver.

Je suis parti le feu dans le dos, l’espoir devant moi.
Mon corps est parti, mais mon âme est restée.
Grâce à Dieu, un matin le bateau accosté,
J’ai enfin la liberté  retrouvée,
Et l’espoir revenu, j’ai enfin savouré
Ce bonheur espéré, souhaité, mérité.
Je suis arrivé, mais mon cœur est blessé.
Avec des menaces et  menottes j’ai été hébergé.
Dans les murs de la liberté j’ai été enfermé.
Le froid du dehors et la glace dans les cœurs
Ont été les témoins de mes premières heures.
Je suis arrivé, mais mon cœur est blessé.
Tous ces gens me regardent étonnés, agacés.
Dérangeant, cet étrange étranger
Qui a oublié ce qu’est le verbe manger,
Et qui a pendant des mois voyagé.
Je suis arrivé, mais mon cœur est blessé.
Je ne sais plus qui je suis, où je suis; je suis dépassé.
J’écoute, je parle, je ne comprends pas, je pleure.
Papiers, dossiers, lois, fonctionnaires, questionnaires.
Mon Dieu, pourquoi tant de méfiance et de misère?
Un drôle de mélange  avec mes enfants, mes sœurs.
Mais où sont ma mère, mon soleil,  ma maison?
Pourquoi ces ruines, ces guerres, ces larmes, sans raison?
Je suis arrivé, mais mon cœur est blessé.
Ma tête est mélangée, mes os sont froids, mon sang glacé.
Me suis-je trompé de route ou m’a-t-on trompé?
M’est-il interdit de vivre enfin la paix?
La recherche de la terre promise n’est–elle qu’un mirage
Qui naît au milieu des ravages et carnages ?
Je suis arrivé et mon cœur est pansé.
Je suis arrivé et mon trouble a passé.
Ma vie ne s’arrêtera pas; finies mes souffrances.
Le monde me sourit, la vie recommence, ou commence.

Je suis arrivé, et si  ma chair est pansée,
Et que me viennent de plus belles pensées,
Mon cœur est auprès  ceux qui sont restés,
Qui se battent pour cette chère mais trop chère liberté.
Comme moi ils partiront remplis de colère
Pour enfin retrouver un être cher, une terre,
Un frère, une  mère, ou parfois un cimetière.
Comme moi ils feront ce chemin de souffrances
Pour ne plus vivre tant de maltraitance.
Comme moi ils vivront la peur et la douleur
Pour un rêve de bonheur et de douceur.
"

Slim Daouzli








"La danse est une cage où l'on apprend l'oiseau"
Claude Nougaro










"Le premier bonheur du jour
C'est un ruban de soleil
Qui s'enroule sur ta main
Et caresse mon épaule

C'est le souffle de la mer
Et la plage qui attend
C'est l'oiseau qui a chanté
Sur la branche du figuier

Le premier chagrin du jour
C'est la porte qui se ferme
La voiture qui s'en va
Le silence qui s'installe

Mais bien vite tu reviens
Et ma vie reprend son cours
Le dernier bonheur du jour
C'est la lampe qui s'éteint"

Françoise Hardy