lundi 29 octobre 2018

Oh! Brasil


Faut-il désespérer des Hommes
et de leur  grande honte ?
Ce matin, les nouvelles qui suintent des Amériques
virent au tragique.

Le crève-coeur
des larmes de sel
 relient nos peurs 
d'un sale mal aux côtes
 Atlantique.


"Aimer ce que l’on a perdu
Laisse ce cœur-là confus.
Ce que l’on a entendu
Ne peut rien contre l’insensé
Appel du non.
Les choses tangibles
Deviennent insensibles
Sous la paume de la main
Mais les choses révolues
Bien plus que belles,
Elles resteront."



" J’ ai passé une heure à penser à un vers
Que ma plume n’a pas voulu écrire.
Pourtant, il est là-dedans
et ne veux pas sortir.
Mais la poésie de ce moment
inonde ma vie tout entière."


                                                           
"Le monde est grand et tient
dans cette fenêtre sur la mer.
La mer est grande et tient
dans le lit et la couche où s’aimer.
L’amour est grand et tient
dans le bref espace du baiser."



" Et maintenant, José?
La fête est finie,
la lumière aussi,
la foule est partie,
la nuit a fraîchi,
et maintenant, José?
et maintenant, et toi?
toi qui es sans nom,
qui te moques d’autrui,
qui fais de la poésie,
qui aimes, qui te récries?
et maintenant, José?"  
                                 (Carlos)  Drummond



"Soit comme le nuage, libre, transitoire:
Ephémère, comme le parfum (aléatoire)
Du souffle de la vie, que s’éteint.
Mime l’air, que volette sans clameur,
Sans lequel on ne construit pas la vie…
Imite le cœur, discret, agile,
Insensible au temps des horloges…"

 Antônio Lázaro de Almeida Prado




"Ne m’ enterrez pas. Brûlez-moi.



Que meure comme il a vécu

Le poète qui comme moi

Toute sa vie a brûlé.



Que le corps se torde

Dans les flammes

En un dernier spasme.



Ne m’ enterrez pas. Brûlez-moi.



Je ne veux pas être enfermé

Dans um cercueil

Mais emporté



Par la combustion !

Je veux que le feu

Me soulève en sursant !



Ne m’ enterrez pas. Brûlez-moi.



Il a beaucoup aimé la terre,

Le poète, qu’ il ne soit

Pas son prisionnier.



Au millieu du brasier

Qu’ il s’ envole

Comme s’ il avait des ailes.



Ne m’ enterrez pas. Brûlez-moi.



Qu’on lui brûle les pieds

Qu’on lui brûle les mains

Qu’on le brûle jusqu’au



Blanc des os

Et la douce substance

Qu’ il y a dans les os.



Ne m’ enterrez pas. Brûlez-moi.



Que mes muscles forts

Se délivrent

De la rigueur de la mort



Sur des buissons en flammes !

Que mes bras soient comme

Des branches pétillantes !

Ne m’ enterrez pas. Brûlez-moi.



Craque le bois

Où l’on a cloué

Des femmes en feu.



Que rien n’écrase

La chair de l’ homme

Qui tant aima la terre



(Ne m’ enterrez pas. Brûlez-moi.)



Que la terre  l’ épargne !

Et la cendre finale

S’ épande et s’ évanouisse ...



Que le vent léger

L’  enlève invisible

Que le vent l’ emporte



(Ne m’ enterrez pas. Brûlez-moi.)



Vers la mer qui est libre

Vers la mer de l’enfance

Vers la mer immense..."
Vinicius De Moraes 
 




".../...E que no peito dos desafinados
No fundo do peito bate calado
E que no peito dos desafinados
também bate um coração."       

                    C’est que dans la poitrine des désaccordés
                    Au fond de la poitrine, bat muet
                   C’est que dans la poitrine des désaccordés
                   il y a aussi un coeur qui bat.

  Antonio Carlos Jobim


https://go.allout.org/fr/a/donate-brazil/?akid=27579.1874090.x1weqN&rd=1&t=9&utm_campaign=donate-brazil&utm_medium=email&utm_source=actionsuite


Bolsonaro a un long historique d'incitation à la haine et à la violence. Lorsqu'il était député, il a déclaré :

À une députée : « Je ne te violerais pas, tu ne le mérites pas, tu es trop moche ».
« Je préfèrerais que mon fils meure plutôt qu'il soit gay ».
« Un policier qui ne tue pas n'est pas un policier ».
« La plus grande erreur commise par la dictature militaire est de ne pas avoir tué assez de gens ».
Il a même dit pendant les élections qu'il « mettrait un terme à toute forme d'activisme au Brésil ».
Je suis brésilienne, activiste, lesbienne, et je ne bougerai pas d'ici. Bolsonaro et ses partisans ne me font pas peur. Je lutterai pour les droits, la sécurité et la dignité de tous les Brésiliens LGBT+ aussi longtemps que je le pourrai. Mais j'ai besoin du soutien des membres d'All Out du monde entier pour créer All Out Brésil.
Devenez membre fondateur 'All Out Brésil et aidez-moi à lutter aux côtés des autres Brésiliens LGBT+ !
Photo d'AnaMerci pour votre soutien,
Ana
Chargée de campagne pour All Out au Brésil






"Pourquoi aimer?

si immense est la mer

qui se contient

même quand en colère

n'arrive pas à se répandre

seulement les coquillages s'agitent

de la rencontre aux rochers

dans la fureur de ses vagues



marée montante marée descendante

les sirènes ne m'enchantent

que si grillées sur le sable - tsunami...

Éclatant des volcans

Sur la plage de Copacabana.



Pourquoi aimer

si immense est la mer

qui se contient

mer de tourments et de charmes

des voiles qui s'agitent

où se cache le cœlacanthe

les amertumes du désamour.



Aimer, aimer, désarmer...

pourquoi te contiens - tu

si immense est la mer?



Pourquoi y a-t-il la mer? Parce que amour..."


"Por que amar?

se imenso é o mar

que se contém



mesmo quando em cólera

não consegue se derramar

somente as conchas agitar

de encontro aos rochedos

na fúria de suas vagas



maré cheia maré vazante

sereias só me encantam

se tostadas na areia - tsunami...

Irrompendo vulcões

na praia de Copacabana.



Por que amar

se imenso é o mar

que se contém

mar de tormentas e encantos

das velas que se agitam

onde se esconde o celacanto

as amarguras do desamor.



Amar, amar, desarmar...

por que você se contém

se imenso é o mar?



Por que há mar? Porque amor... "

Edir Meirelles




samedi 27 octobre 2018

le sable des pavés n'a pas la mer à boire


"Je n'ai jamais
mangé d'huître, d'escargot,
de cheval, de cygne, de serpent, de caille,
ni d'oeil de poisson,

été sous héroïne ni dans un jeu télévisé,
essayé cocaïne, peyolt, ecstasy, amphés
ni bu ma propre urine.

Je n'ai jamais été coincé dans une camisole de force
ni dans une pièce en un acte,
je n'ai jamais
démonté une bombe, une voiture ou un mariage,
joué à la roulette russe ou une souris verte au tuba.

Je n'ai jamais été entièrement à l'aise

sur le plan sexuel, pour essayer de prier,
pour tuer une araignée,
ou me faire rembourser un article.

Moi, j'aime

écrire des poèmes,
faire claquer mon fouet de Monsieur Loyal
pour faire grimper les mots tout en haut du trapèze volant,
leur faire tenter un triple saut périlleux
à travers l'espace blanc
et rejoindre leur
flamboyant partenaire,
suspendu.

Je travaille sans filet,
tout seul, paré d'une
grande
corbeille à papier."

Peter Bakowski autoportrait 27 janvier 2001 



"Dehors
des nuages
cherchent la lune
dans un fatras d’étoiles.

J’écoute l’horloge,
lis le livre
de mon sang.

Je m’interroge :
Que sais-je ?

Que l’eau érode la pierre,
que la solitude érode l’être humain.

Je nous vois,
à la croisée des chemins,
dépliant des cartes
de douleur et de désirs.

(…)
Je pense que le sens de la vie
est de quitter notre cuirasse :
c’est pourquoi
je pilote mon coeur
sur le papier,
c’est pourquoi
nous nous risquons
aux journaux intimes, aux lits et aux baisers.

Au coin de la rue,
la tristesse mendie.
Il fait froid
et il a
un seul bras.
Nos pièces ne sont pas le soleil,
nos pièces ne sont pas des baisers.

(…)"
 Peter Bakowski- extrait de: "Le coeur à trois heures du matin" Editions Bruno Doucey





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Le plus grand Fest-Noz de Bretagne











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"Le sable des pavés n'a pas la mer à boire.../..."
Léo Ferré