lundi 8 janvier 2018
rester vivant...
"Le flux et le reflux me font marée"
Raymond Devos
"Je fis un feu, l'azur m'ayant abandonné,
un feu pour être son ami,
un feu pour m'introduire dans la nuit d'hiver,
un feu pour vivre mieux."
Paul Eluard "pour vivre ici"
"Je n'en doute pas : nous sommes souvent aux premières rangées de la douleur à essayer de comprendre comment nous pouvons un jour nous envoler, un autre nous meurtrir à répétition contre le monde ou errer à des milliers de kilomètres du désir dans son labyrinthe d'images. Découvrir d'où viennent les petits plis de tendresse qui de temps à autre se referment sur nous comme des cicatrices, et le feu."
Nicole Brossard "La capture du sombre"
Rester vivant...
Rester vivant, dit la voix, s'applique aussi à toutes les filles, qui que vous soyez restez vivant à cause du vent lisse dans les roses et dans vos délires, restez vivant montrez-vous avec vos syllabes et vos images, n'ayez as peur de toucher à votre mélancolie, restez vivant malgré les mouches et les brûlures, les petites décorations, les armoires fermées de chacun, restez vivant les bras ouverts comme les pages d'un dictionnaire, respirez haut et fort entre les signes les miroirs les petits croquis, n'oubliez pas votre grigri et la grammaire latine, restez vivant malgré votre mère dans son bain, les terroristes et les menteurs, restez vivant dans l'axe de la lune et touchez, touchez donc à vos miroirs aux bons endroits avant de vous regarder partir.
Restez vivant comme quelqu'un qui n'est pas vous."
Nicole Brossard "La capture du sombre"
Riss
l'édito de Charlie Hebdo n°1328
"La tâche est grande
On y suffit à peine.
Il faut d'abord
refaire la vie,
une fois refaite
on pourra la chanter.
Notre temps, pour la plume,
n'est pas très facile."
Vladimir Maïakovski "Ecoutez si on allume les étoiles"
vendredi 5 janvier 2018
Ah le monde
photo: Camille P.
"Ah! le monde
tout commence paix.
Aussi par une assignation à prendre part à une danse macabre
"qu'ils" ont orchestrée.
Il y a tant d'impuissances qui viennent s'installer lentement.
S'insinuant dans toutes nos gesticulations.
Pourtant il sera encore temps de sortir du bunker mental dans lequel nous sommes cachés depuis tant d'années.
Quel poids!
Dans quelle demeure sommes-nous?
Dans quelle peur?
Quel égarement?
Comment sortir?
Pourquoi en sortir?
Avons-nous peur du vacarme dévastateur?
Avons-nous peur de nos souvenirs incompris?
[...]
La colère nous met à l'abri de quoi?
L'indignation atténue-t-elle notre colère?
Comment brutalement peut se créer une scénographie des mots, entendus, écoutés,
sans ressassement?
Sans le jaillissement d'une douleur destructrice?
Nous n'avons pas encore construit une scénographie de la parole
face à ceux qui avaient mis à exécution un scénario de l'horreur,
le scénario de la décapitation!
Nous n'avons pas encore déroulé le parchemin de nos histoires non écrites face à ceux qui ont érigé des plaques commémoratives destinées à un oubli éternel.
Nous n'avons pas encore exhumé des décombres nos mémoires douloureuses face à ceux qui ont déjà décrété l'impossible réconciliation.
Sans pardon, sans regret, sans repentance.
tout se passe à l'endroit précis où se pose délicatement l'aile d'un moineau.
Moineau, qui lui connaît si bien l'envol et la liberté.
Cette chose délicate, sensible.
De l'infime poésie qui explose comme le plus terrible des volcans.
Car le moment est venu.
Plus rien ne peut retarder l'éruption!"
Hadida Djahnine "Autres conversations avec les fantômes- extraits)
\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\||||||||||||||||||||||||||
6 ans
50 auteurs
60 rencontres et plus
ATLANTIDE
"Je considère les rencontres insolites, les lieux, les voyages, les auteurs et l'écriture comme un moyen de féconder un humanisme ou l'imaginaire serait aussi bariolé que l'arc-en-ciel et nous pousserait à nous remettre en question"
Alain Mabanckou directeur artistique du Festival
[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\
illustration Society
"Ah! le monde
tout commence paix.
Aussi par une assignation à prendre part à une danse macabre
"qu'ils" ont orchestrée.
Il y a tant d'impuissances qui viennent s'installer lentement.
S'insinuant dans toutes nos gesticulations.
Pourtant il sera encore temps de sortir du bunker mental dans lequel nous sommes cachés depuis tant d'années.
Quel poids!
Dans quelle demeure sommes-nous?
Dans quelle peur?
Quel égarement?
Comment sortir?
Pourquoi en sortir?
Avons-nous peur du vacarme dévastateur?
Avons-nous peur de nos souvenirs incompris?
[...]
La colère nous met à l'abri de quoi?
L'indignation atténue-t-elle notre colère?
Comment brutalement peut se créer une scénographie des mots, entendus, écoutés,
sans ressassement?
Sans le jaillissement d'une douleur destructrice?
Nous n'avons pas encore construit une scénographie de la parole
face à ceux qui avaient mis à exécution un scénario de l'horreur,
le scénario de la décapitation!
Nous n'avons pas encore déroulé le parchemin de nos histoires non écrites face à ceux qui ont érigé des plaques commémoratives destinées à un oubli éternel.
Nous n'avons pas encore exhumé des décombres nos mémoires douloureuses face à ceux qui ont déjà décrété l'impossible réconciliation.
Sans pardon, sans regret, sans repentance.
tout se passe à l'endroit précis où se pose délicatement l'aile d'un moineau.
Moineau, qui lui connaît si bien l'envol et la liberté.
Cette chose délicate, sensible.
De l'infime poésie qui explose comme le plus terrible des volcans.
Car le moment est venu.
Plus rien ne peut retarder l'éruption!"
Hadida Djahnine "Autres conversations avec les fantômes- extraits)
\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\||||||||||||||||||||||||||
6 ans
50 auteurs
60 rencontres et plus
ATLANTIDE
"Je considère les rencontres insolites, les lieux, les voyages, les auteurs et l'écriture comme un moyen de féconder un humanisme ou l'imaginaire serait aussi bariolé que l'arc-en-ciel et nous pousserait à nous remettre en question"
Alain Mabanckou directeur artistique du Festival
[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\
“Je rêve d’un monde sans emploi !”
[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[{{{{{{{{{{{{{{{
Je m'aime
que et boule de neige
Arpèges dans la gamme du vivre encore
Trop fort, deux dents, dehors
sur les bords
de la mainmise
dans le décor
Inscription à :
Commentaires (Atom)












