mercredi 14 décembre 2016

à ceux qui me disent


".../...  
Mais qu'est-ce qu'on avait cru?
Qu'on allait nous glisser un tapis rouge sous les pompes,
qu'on nous souhaiterait la bienvenue, sans doute nous offrir un rafraîchissement,
nous remercier d'être là, nous demander si tout allait bien?
D'où qu'on sortait pour s'être fait un film pareil,
d'un hôpital psychiatrique, d'un songe, d'une nuit infinie,
d'une grotte des siècles où on tournait le dos à la lumière
ayant pris des ombres pour la réalité?
.../..."
Magyd Cherfi extrait de de: "Ma part de Gaulois" Editions: Actes Sud







"A ceux qui me disent que je suis le produit d'un hasard, je réponds que la neige à un visage d'absolu.
Car elle ne se trompe pas.
Certains flocons remontent.
D'autres se promènent, à l'horizontale. et tout me dit "mystère".
Même si je sais qu'elle est de l'eau crispée.
Et ma vie. Je dis que je marche sur l'inconnu, et qu'à chaque minute, elle peut s'ouvrir à mes pieds.
Il remonte trop de mystère à ma surface pour que je consente à tout prévoir.
Tous les rêves....
Cette vie qui vous abandonne au matin.
Pourquoi t'évertuer à tout hisser vers la conscience quand tu plonges profondément tes racines.
Crois aux forêts,
aux algues,
crois au temps qui remonte, aux habitations de campagne,
à des lits que ne tourmentent ni jour ni nuit,
à des boissons longues, à des mers.
Nourritures très anciennes.
Ces sapins, poussés malgré des maisons sans racines, me disent de toute évidence, un immense poids d'inconnu,
et dans cette neige tourbillonnante, coiffés, léchés, peints et enduits,
dressés comme souvenirs de ma vraie vie,
immuables et obstinés,
ils me garantissent une vérité,
le bonheur de mon existence."
Françoise Canard
 





"Je ne veux pas chanter le peuple
car je ne connais ni son étroite peine
ni son lent amour, ni ses guerres
légitimes, illégitimes.
Je ne veux pas chanter les femmes
car je ne les connais pas
hors des créatures splendides qui ne m'ont pas aimé
que je n'aurais su aimer..
Je veux être un homme
ni trop droit ni trop amer
doucement, longuement mourir
vivre parfois
parce que rien d'autre n'est possible"
Yves Martin 








like a bridge



Pour comprendre un peu de par ici
il faut sans doute y mettre les formes;
une  géométrie qui n'est pas affaire de hasard mais plutôt lourde d'histoires
 interprétées avec une longue vue
ou  par le bout de la lorgnette et ses soeurs jumelles:
A la guerre comme à la guerre
 sauce américaine
 ou armoricaine , selon les goûts et les douleurs...
Mais,
quand il s'agit
de faire la bombe anniversaire, c'est sur, ils reviendront l'année suivante, les yankees,
comme en 17 avec l'artillerie lourde (de conséquences),
et puis aussi
non mais sans blague:
Queen Mary 2 (le retour) en guest star.

Tu te rends compte?
D'habitude elles se tirent d'ici à jamais les cathédrales flottantes
ben là, ptit gars,  le fleuron, le liner, comme on en faisait plus depuis des lustres ( France, Normandie etc) il va ramener sa grosse carcasse transatlantique. histoire de marquer le coup et de faire mumuse avec des maxi multi à la coque.
l'évènement s'appelle The Bridge 2017 et il se déroulera entre Nantes, Brest et Saint-Nazaire du15 au  25 juin  avant de filer vers la grosse pomme made in USA






Les souvenirs et les cinq bols, chacun y puise ce qu'il peut, ce qu'il veut aussi.
mais pour l'heure, devant les triangles  non pas des Bermudes, mais ceux de Felice Varini
la géométrie voit rouge , fil conducteur d'un espace de grues , de pont suspendu, de tôles embouties, d'ateliers considérables d'où sortent "les géants des mer" comme on lit sur les plaquettes de l'office de tourisme.
 que dis-je: les pyramides, c'est plus raccord  avec la multitude de palmiers poussant sur la ville depuis quelques années...

Allez!
 j m'en va faire ma midinette
Hissez Haut les choeurs over troubled water