lundi 21 mars 2016

quoique


Véritable cloche à poussière
très utile
dit-on
pour se mettre en ménage
de printemps.


"Prisonniers, écoutez le bruit de la mer qui court sur le sable.
La vague à vos pieds roule des oiseaux, des algues et les outils de votre libération.
du côté de la ville, une jubilation inconnue emplit le hall des usines.
Les roues mordent la matière et lui confectionnent une bonne petite âme ouvragée comme un bijou.
Trains et paquebots tissent autour du monde l'immense cage des noces.
Dans les chantiers béants, les ouvriers cognent le coeur fruste de la terre, le flanc des charognes minérales.
Surpris par le silence qui glace l'air, par cette attente sans fin au bout de laquelle il n'y a rien et qui se prolonge sans raison, ils lèvent la tête.
Autour d'eux, on cloue des potences dans l'air du plus long été.
Triomphante et nue, la cognée est levée dans le soleil.
Et l'homme que je suis à honte soudain d'être un homme vivant, complice de son temps." 
Albert Ayguesparse-"Prisonniers de la vie" 



Tu t'en fiches
contrefiches de l'affiche
qui s'affiche
et t'aguiche.
Ma biche.

Quoique!

En frisant ta barbiche
tu défriches la Clémence
toute godiche.
Pôv bibiche! 

Quoique!


Tu te cailles les miches
un peu et déniche
 ta vieille peau fétiche
Capiche?

Et tu te lis comme dans les pages d'un livre
Quoique!







CHEZ:  "Pas la peine de crier":



samedi 19 mars 2016

on m'dévisage, on m'envisage

"Notre vrai visage nous attend."
Jacques Lacarrière

                                                             "Le visage humain fut toujours mon grand paysage"
                                                                                        Colette


 
"Pour chacun une bouche deux yeux
deux mains deux jambes
.../...
Alors
entre la bouche qui blesse
et la bouche qui console

entre les yeux qui condamnent
et les yeux qui éclairent

entre les mains qui donnent
et les mains qui dépouillent
entre les pas sans trace
et les pas qui nous guident

où est la différence
la mystérieuse différence?"
Jean-Pierre Siméon extrait de: "La différence"




"Ton visage est un endroit qui a marqué ma vie."
Anna Gavalda

                                                                             "Voir un visage revient à dire en silence 
                                                                                          son énigme invisible." 
                                                                                              -Jean-Luc Marion-