dimanche 1 novembre 2015

à quel monde pensons-nous


Monsieur Martin,
enfin si vous permettez que je vous appelle ainsi.
Je sais, 
 Monsieur Heidegger,
ça aurait fait sans doute plus poli
...
seulement, hélas,  écorcher votre nom.(vous avez vu)
Honte de ma vie.
Pour une fois que j'avais l'occasion du hasard de vous rencontrer
monsieur Martin 
(tine?)

Si vous avez deux minutes, je ne voudrais pas trop vous importuner mais...
votre question en question me pose question,
monsieur Martin.

Un monde pour un dimanche
où je m'étais juré de consacrer un peu de temps a des choses aussi essentielles que 
de vider quelques pots de fleur fanées  à la santé des chrysanthèmes
que je ne planterais jamais
tant je les hais
( excessif, j'ai dit ça pour la rime).

Une plante qui se vend aux nombres de boutons 
ça sonne le glas
de la poésie en jardinerie.
Non?

Et le cimetière, hein... aussi joliment apprêté qu'un versant de montagne après le passage des
Eaux et Forêts...

Je le déteste tout autant
quinze jours, trois semaines
allez!
pour les précoces retardataires
 un mois par an.

Le reste du temps, j'aime venir déranger
 les rangées de tombe
et tout ce qu'on veut bien y mettre
quand les allées sont aussi fréquentées qu'un chemin Ouessantin
à la Toussaint
et alors,
 je me fais tout un monde avec les souvenirs des autres


 Forcément, il vaut mieux savoir de quel monde on parle.
 Vous croyez pas monsieur Martin?




- Renversant- ex "Pot aux roses"






vendredi 30 octobre 2015

mise à flot


Un flot continu est nécessaire à la bonne marche



Emprunté le chemin des douaniers-Il pleuvait ce jour là - je n'en ai vu aucun- de gabelou- puisqu'il est interdit aux douaniers de sortir- les jours de pluie. c'est à cause du képi -en carton bouilli-
m'a t-on dit!

Pas de péager dans le paysage.
C'est parfois plus sage.
 pour espérer retrouver
le sens de la phrase

Un  flot continu est nécessaire à la bonne marche 

 Doute que doute.
                         Je lance ma bouée
à la baille