Il est 22h05
sur mon pédalier
au roulement à billes .
Sur la longue ligne droite traversant le Parc Paysager
à la proue du vélo
le ciel se fait rose d'émotion contenue
-de la situation-
Signe qu'il fera beau demain
si j'en crois un dira t-on d'hier.
Ah!
Le beau est forcément subjectif ; fonction des conjonctures
et de leurs entournures.
A priori et comme de bien entendu, dans les milieux météorologiquement autorisés,
il s'agirait dans ce cas précis d'une histoire de soleil.
Allez donc dire ça à ceux qui n'en peuvent plus de sécheresse...
Et puis,
en ce qui concerne mes armoiries
bourlinguer sous la pluie ne m'a jamais fait peur
mais paraîtrait que c'est du normal de par ici
où l'on a tombé deux dents
quand nous étions ptit...
Beau et con à la fois
pensais-je en languedocien
dans une autre vie
en regardant quelques steaks griller sur la plage de Palavas.
Mais contingence en l'occurrence
n'étais-je pas alors sur la photo de la brochette
comme une tranche de foie from ouest?
Il est 22h10
sur mon pédalier au roulement habile.
Je ne veux pas m'en faire
en bord de clairière
dans le vent salé du soir
qui m'entraine vers d'autres histoires
dorées
sur tranches de nuit.
mardi 9 juin 2015
lundi 8 juin 2015
derrière la tête du monde
Conseil d'astronaute chez: "La Méduse et le Renard"
"Surtout
dès que tu as le vertige
rappelle-toi que
l'espace n'est qu'une idée
derrière la tête
du monde"
Chez hélénablue à 1h06 j'ai lu ça:
"Chacun de nos gestes même le plus infime induit celui de l'autre, et réciproquement. Chacun de nos regards, de nos sourires, de nos battements de cils, de nos mots, de nos manières d'être... La relation est une chose fragile qui se tisse lentement avec délicatesse, implicitement, au mieux tendrement mais qui peut aussi se défaire brutalement, un coup de canif dans la soie. On est à l'abri de rien, pas même de soi-même, mais une relation est précieuse et, une relation construite sur la confiance, la sincérité et l'acceptation de l'autre tel qu'il est avec son bagage, ses désirs, son langage, peut endiguer et peut aussi forger une matière qui nous dépasse. L'amour est de cette sorte d'alliage, il donne et demande beaucoup mais surtout il permet à chacun d'exister. C'est ainsi que je le vis, c'est ainsi que je veux aimer, et l'être aussi ... Personne ne sait, tous on expérimente, on tente, on s'aventure et on s'apprend...Je ne connais rien de meilleur à ce jour, si ce n'est mettre au monde un enfant."
".../...
Il n'y a pas de système faunesque
derrière un homme
rien que le système de l'abandonné
dans l'attente d'un signe
rochers aboient
fantômes
quel air
et issue
lorsqu'il neige
à l'approche d'un sacrifice
humain
l'homme
squelette volant
poudroie les ombres
fléau du dernier soleil
Il marche, il a beaucoup
marché
c'est son unité d'abandon
obsession pour
une scène obsédante
il glisse
fendu est le temps
.../..."
Jean Daive-extrait de: "Entre deux draps, dans un égout "
du 24 au 26 juillet à Airvault (79)
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.../...
Il jette les noeuds
dans les temples. "Oui"
j'écris autrement
il jette les topologies
dans les temples. "Oui"
un philosophe au fond de sa cellule
lime chaque matin les barreaux
et pense à légiférer la liberté
Lime enroulée dans linge mouillé
lime langée, donc-liberté langée
"Oui"
lois langées-peut-être
Une cellule à la place du feu
et non du four
là, il pense, mais côte à côte
deux infinitifs à propos du mot
L.i.b.e.r.t.é. -
légiférer, répudier
.../..."
Jean Daive- extrait de: "Anamorphose d'un faune" Monstrueuse
-Editions Flammarion
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