lundi 8 juin 2015

derrière la tête du monde





Conseil d'astronaute chez: "La Méduse et le Renard"

"Surtout
dès que tu as le vertige
rappelle-toi que
l'espace n'est qu'une idée
derrière la tête
du monde"






Chez hélénablue à 1h06 j'ai lu ça:

"Chacun de nos gestes même le plus infime induit celui de l'autre, et réciproquement. Chacun de nos regards, de nos sourires, de nos battements de cils, de nos mots, de nos manières d'être... La relation est une chose fragile qui se tisse lentement avec délicatesse, implicitement, au mieux tendrement mais qui peut aussi se défaire brutalement, un coup de canif dans la soie. On est à l'abri de rien, pas même de soi-même, mais une relation est précieuse et, une relation construite sur la confiance, la sincérité et l'acceptation de l'autre tel qu'il est avec son bagage, ses désirs, son langage, peut endiguer et peut aussi forger une matière qui nous dépasse. L'amour est de cette sorte d'alliage, il donne et demande beaucoup mais surtout il permet à chacun d'exister. C'est ainsi que je le vis, c'est ainsi que je veux aimer, et l'être aussi ... Personne ne sait, tous on expérimente, on tente, on s'aventure et on s'apprend...Je ne connais rien de meilleur à ce jour, si ce n'est mettre au monde un enfant."




 ".../...
Il n'y a pas de système faunesque
derrière un homme

                                            rien que le système de l'abandonné
                                            dans l'attente d'un signe

rochers aboient
            fantômes

 quel air
et issue

lorsqu'il neige
à l'approche d'un sacrifice
humain

                                        l'homme 
                                        squelette volant
                                        poudroie les ombres

fléau du dernier soleil

Il marche,                       il a  beaucoup
                                       marché

c'est son unité d'abandon

                                obsession pour 
                                 une scène obsédante

il glisse

fendu est le temps 
.../..."
Jean Daive-extrait de: "Entre deux draps, dans un égout "








 du 24 au 26 juillet à Airvault (79)




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.../...
Il jette les noeuds
dans les temples. "Oui"

j'écris autrement

il jette les topologies
dans les temples. "Oui"

un philosophe au fond de sa cellule
lime chaque matin les barreaux
et pense à légiférer la liberté

Lime enroulée dans linge mouillé

lime langée, donc-liberté langée
"Oui"
lois langées-peut-être

Une cellule à la place du feu

et non du four

là, il pense, mais côte à côte

deux infinitifs à propos du mot

L.i.b.e.r.t.é. -
                                          
                                                     légiférer, répudier
.../..."
Jean Daive- extrait de: "Anamorphose d'un faune" Monstrueuse
-Editions Flammarion

 


dimanche 7 juin 2015

fragments




Le jardin est mal fané.
On y sert de l'odonate
au pet léger
émanant l'atmosphère
de sa grâce désinvolte.

Le jardin tintinnabule
au moindre souffle d'un presque été,
je suis,
je serais.


"un zeste d'état sauvage
de régate le long de côtes étrangères
pays inhabités
de drapeaux plantés
un zeste de siège sur un chariot
de regard au coeur d'une étrange vallée
-non scarifiée par le barbelé des frontières
par le bruit des voix
par le clapotis des bacs
les bailles à goudron et les cages à poules
le long du chariot
c'est un zeste de course à mi-corps dans l'avoine rouge
de quête de groseilles à maquereau  de raisins de loup
de coupe de rotin
et de sommeil sous la toile ouverte de la nuit
étendue sur hiboux et chacals
une chose qui nous dépasse nous amena ici
une chose qui devint la jante de notre survie
le groseillier coriace de la foi

car qui presse les nuages contre les montagnes
afin que demeure légère et blanche la poudre
comme le talc français du cap
qui pousse les blancs boucliers noirs boucliers
avec la sagaie de la nuit
laissons-les  attendre l'aurore et sa calebasse de feu
qui de sa propre main
mène le brouillard dense à l'assaut des montagnes
afin que nous voyions large et loin

mais des merveilles ne redisent plus une merveille
les voix ne résonnent plus clairement
le pays n'est plus ni vaste ni cruel
mais petit et sans défense
et sur les routes goudronnées personne ne laisse de traces...
pourtant nous sommes façonnés par des saisons
de prospérité et de douleur
par la simplicité de quatre murs
par la poussée de la terre
la duplicité de la lumière de l'été
c'est pourquoi nulle part ailleurs nous ne pouvons aller
car nulle part la terre n'est tendue de tant d'émotion
l'air n'est ni clair
le jour ne se lève avec autant de violence
nulle part ne pouvons dormir aussi doucement
que dans la paume ouverte de ce pays."
Antjie Krog- "ni pillard, ni fuyard"- traduction: Georges-Marie Lory-Editions: "Le temps qu'il fait"


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PROGRAMME


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"[...] parce qu'il y a une unité en dépit de la diversité infinie et une diversité infinie en dépit de l'unité."
-Samuel Butler-