dimanche 17 mai 2015
la révolution du jasmin
Changer son fusil d'épaule.
Crosse en l'air et rompons les rangs
Du tronc commun en faire un vase
fragile et subtil réceptacle à nos envies fondamentales d'Être
homo-sapiens pour toi et moi
émoi et toit
plutôt que de retourner au néant-dertal.
qui nous colle tant aux basques et aux bretons aussi
comme pour toutes les autres tribus
d'ailleurs
que l'on fit taire
à l'âge des barres de fer
chocolatées.
Dégoûté!
Dans quel herbier on se trouve?
avec tous ces chants de ruine
prompts à magnifier des héros en sauce
qui n'avaient jamais rien demandé
que de vivre à la va comme je te pousse
sans se soucier de quelque démiurge téléguidé
par un sabre et son groupie-ion.
Les fleurs tout comme nos fêlures se suivent
et se ressemblent tant.
Fragiles et désirables.
Instables et périssables.
Délicates et volages.
Précaires et faillibles,
éphémères, incertaines, changeantes...
Des oeillets au jasmin et puis quoi encore..
On vient de là.
On vient du blues.
Comme un bébé king qu'aurait jamais vraiment su grandir
et toujours autant de mâle à partir
samedi 16 mai 2015
le pot aux roses
Mon rosier est au parfum.
C'est son côté Albion
me précise
un puceron
spécialiste
et amateur
de: qui sent bon.
J'en ai plein d'autres des potes âgés
mais attention, jamais de grosses légumes
y'a pas la place
dans mon giron.
-aussi vaste que limité-
Mais...
je crois bien
qu'ainsi nous nous comprenons.
Non?
Mon rosier,
j'adore mettre le nez dans ses affaires.
On pourrait légitimement penser que c'est légèrement
heu! ( r)osé
ça ne se fait pas et patata...
ben...
tant pis pour la morale qu'en fait bien des chichi.
Moi!
j'aime ça
et puis
ça pas l'air de lui déplaire
à mon anglaise sophistiquée mais pas pour autant bégueule.
Ah mais , c'est que..
le rose lui monte aux joues.
Excusez-moi, Madame.
Je vais m'éloigner un peu
pour vous laisser
respirer.
Je ne vous savais pas aussi
à fleur de peau.
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