lundi 11 mai 2015

en devenir




"Millions de vies cachées dans des maisons de rôle
Fourmi portant le monde sur tes épaules
Qui plie et ne rompt pas comme le saule
fourmi portant le monde sur tes épaules.
Maisons châteaux
Murs de sable, murs de vent
Souffle de l'avenir nous soulevant
comme une feuille d'arbre pourrissant
Jaune et dorée sous le soleil couchant
Comme un chien qui s'est tu
Et toi que deviens-tu?
Je te demande:
Et toi que deviens-tu?
.../..."
-Gérard Manset-extrait de: "Que deviens-tu"



"Je marche éternellement sur ces rivages, entre le sable et l'écume.
Le flux de la marée effacera l'empreinte de mes pas , et le vent emportera l'écume.
Mais la mer et le rivage demeureront éternellement.

Ils me disent dans leur éveil: "Toi et le monde dans lequel tu vis n'êtes qu'un grain de sable sur le rivage infini d'une mer infinie" 
 Et dans mon rêve je leur réponds: "Je suis la mer infinie, et tous les mondes ne sont que des grains de sable sur mon rivage."

Le Sphinx ne parla qu'une seule fois et dit: Un grain de sable est un désert, et un désert est un grain de sable; à présent, taisons-nous à nouveau." J'entendis le Sphinx mais ne le compris pas.

Une perle est un temple bâti par la douleur autour d'un grain de sable. Quelle nostalgie bâtit nos corps et autour de quels grains?

Le souvenir est une forme de rencontre.

L'oubli est une forme de liberté.

On ne peut atteindre l'aube, sinon par le sentier de la nuit.

Si l'hiver disait: "Le printemps est en mon coeur", qui le croirait?
.../..."
-Khalil Gibran- extrait de: "Le sable et l'écume."

















dimanche 10 mai 2015

des ronds dans l'eau




"A la doctrine qui répond à tout, plutôt la complexité qui pose question à tout."
-Edgar Morin-




    photo: Ouest-France-


"Si je regarde par-dessus mon épaule je vais croiser le regard du temps."
-Henriette Lesser dite Patachou-



"La vie sociale c'est l'envers;
l'endroit, c'est la vie intérieure."
-Jean Pommier-




"La vie humaine est comme le fer, elle s'use dans la pratique et se rouille dans l'inaction."
-Caton l'Ancien-



"Tu commenças ta vie
Tout au bord d'un ruisseau
Tu vécus de ces bruits
Qui courent dans les roseaux
Qui montent des chemins
Que filtrent les taillis
Les ailes du moulin
Les cloches de midi
Soulignant d'un sourire
La chanson d'un oiseau
Tu prenais des plaisirs
A faire des ronds dans l'eau

Aujourd'hui tu ballottes

Dans des eaux moins tranquilles
Tu t'acharnes et tu flottes
Mais l'amour, où est-il ?
L'ambition a des lois
L'ambition est un culte
Tu voudrais que ta voix
Domine le tumulte
Tu voudrais que l'on t'aime
Un peu comme un héros
Mais qui saurait quand même
Faire des ronds dans l'eau

S'il y a tous ces témoins
Que tu veux dans ton dos
Dis-toi qu'ils pourraient bien
Devant tes ronds dans l'eau
Te prendre pour l'idiot
L'idiot de ton village
Qui lui est resté là
Pour faire des ronds dans l'eau
Pour faire des ronds dans l'eau"

-Pierre Barouh/Raymond Le Sénéchal-